Pop-Rock.com



Sevendust : "Cold day memory"
Old neo metal...

mardi 23 novembre 2010, par Vincent Ouslati

DANS LA MEME RUBRIQUE :
In Legend : "Pandemonium"
Apocalyptica : "7th Symphony"
Blaze Bayley : "Promise and terror"
Heathendom : "The symbolist"
Helloween : "Unarmed - Best of 25th anniversary"
Grave Digger : "The clans will rise again"
Pensées Nocturnes : "Grotesque"
The Absence : "Enemy unbound"
Dark Tranquillity : "We are the void"
Sarah Jezebel Deva : "A sign of sublime"


Bien que nombre de leurs collègues aient sombré dans l’alcoolisme et l’anonymat, fatigués de se recevoir des bouteilles et les injures de leurs grands frères, Sevendust persiste dans son neo metal tout usé. D’autant plus suicidaire vu l’inconsistance de sa production passée, étrange au vu de leurs capacités, certainement présentes, mais peu dévoilées au grand public si je m’en tiens à leurs albums précédents. Il n’y avait donc pas grand chose à attendre d’un énième disque de leur part, et pourtant...

Sevendust a au moins un détail qui les fait sortir la tête des chiottes, leur chanteur. Lajon Witherspoon sauve à lui seul et régulièrement les compositions convenues de sa bande de rebelles. Sur ce Cold day memory, on retrouve avec stupeur ces crincrins éculés qui ont tristement fait tout le succès du genre. Des refrains hurlés/chantés super méchants, des riffs hyper nouveaux et trop mortels, une power (!) ballade que putain c’est triste et tout et le chanteur il est beau sa mère.
Sur ces constatations mitigées, vous pourriez penser que je vais m’agacer et être mauvais avec ledit disque.

Beh, oui et non.

C’est certes bien bateau comme il faut et ces mecs semblent avoir quitté la planète Terre durant cinq ans pour chier les mêmes ritournelles vaguement violentes et leurs refrains pour maternelles. C’est certes tellement pareil que tu crois entendre un disque de 1999, époque bénie où tout ressemblait à tout et où choisir était de fait plus simple, il ne fallait rien écouter et pis c’est tout. Mais en se forçant un peu, en faisant défiler les titres [1], il faut admettre que Sevendust a plus bossé qu’à l’accoutumée (pas comme Alpha en 2007 qui ne mérite que l’oubli...), prenant plus de temps sur les arrangements et variant sa néo-soupe.

C’est pas visible au premier jet, je vous promets encore moins que l’achat de cet album est le meilleur investissement de votre vie (je pourrais le dire, mais des gens pourraient le croire et ce serait mal), mais à décortiquer au scalpel cet énième album (ils évacuent un skeud tous les deux ans, ça commence à en faire...), il y a du pas mal, pas du génial, mais du pas mal franchement. Un poil plus groovy que la moyenne de ses clones, un brin plus inspiré aussi cette fois-ci, Sevendust ne sauve pas les meubles mais fait un peu plus envie qu’avant.


[1] Bon, Nowhere est plutôt pas mal, et The end is coming aussi, voilà c’est dit.



Répondre à cet article

Vincent Ouslati