Pop-Rock.com



Rob Zombie : "Hellbilly Deluxe 2"
Pour prendre soin de mon transit intestinal, je bouffe des cerveaux !

lundi 19 juillet 2010, par Vincent Ouslati

DANS LA MEME RUBRIQUE :
Orphaned Land : "The never ending way of Orwarrior"
Sevendust : "Cold day memory"
Overkill : "Ironbound"
Accept : "Blood of the nations"
Annihilator : "Annihilator"
Jorn : "Dio"
Motörhead : "The world is yours"
Manowar : "Battle Hymns MMXI"
Lair Of The Minotaur : "Evil power"
Mercenary : "Metamorphosis"


Les zombies sont ces humains morts mais vivants, qui passent leur temps à chasser le cerveau frais, à la sexualité inexistante ou du moins salement déviante. La "vie" d’un zombie est assez nulle de fait, même si l’on peut y percevoir quelques avantages. Pas besoin de sortir le clébard pour son déféquage matinal, se laver les ratiches depuis longtemps pourries n’a plus aucun intérêt sanitaire, et la totale absence de perception critique vous fait oublier que Rob Zombie fait toujours la même chose.

Mais aujourd’hui, je me sens un peu mort, je me suis tripoté l’entrejambe et tout l’attirail est tombé sur le tapis de la salle de bain. C’est vert et ça sent pas bon, la couleur je connaissais, mais l’odeur est plus forte que d’habitude. Je suis nul en médecine mais il parait que la chute d’organes n’est pas un signe de bonne santé.
Finalement, c’est pas bien grave, pas l’instinct à forniquer aujourd’hui, je me sens malade, comme l’indique ma gueule dans le miroir. J’étais déjà pas bien sexy, mais ce matin, c’est moche. Je devrais écouter ma femme et me mettre de la crème, là je pèle de partout.

Je me dis qu’il y a des jours avec et des jours sans, aujourd’hui, c’est pas mon jour mais par contre j’ai faim, je me rends à la cuisine. Il me semblait que j’étais plutôt pain-beurre auparavant, c’est classique mais une bonne miche dorée à point et le petit beurre salé par-dessus, c’était divin.
Ce matin, ça me fait pas envie, vraiment pas, par contre, je reluque le chien avec insistance, il est pas bien gros, mais je finis par le choper. Je lui caresse avec insistance la boite crânienne, Coca qu’il s’appelle, le chien.

"Beurp"

Je sors et voilà que ma voisine me reluque avec un drôle d’air, elle m’aime pas je sais, mais là quand même elle a pas l’air tranquille. J’éprouve le besoin immédiat d’aller la saluer et de lui sucer la moelle épinière à vif. C’est contraire aux relations de bon voisinage je crois, mais vous avez de ces instincts parfois, incontrôlables. Finalement, c’était pas bon la voisine, trop chargée en médocs et j’aime pas les vioques fraichement transfusées.

"Re-beurp”

Me suis quand même nettoyé la gueule mais j’ai omis le parfum, ça me déplaît plus tant que cela, cette odeur de charogne.

je monte dans la bagnole et laisse trois doigts sur la poignée de portière, les deux autres s’avérant être passablement mal en point. Les gens sont curieux ce matin, et brutaux avec ça. Eprouvant un violent torticolis, je dois conduire en marche arrière de façon à ce que me orbites puissent deviner la route, et ces glands ne l’acceptent pas, je le dirai à mon médecin, qu’il me fasse une ordonnance.
Les gens ne sont pas tolérants de toute façon, ils sont méchants, ils devraient tous crever et me laisser bouffer leurs cerveaux.

Et au boulot … C’est vrai que c’est un taf de merde et que je les hais tous, mais ils pourraient au moins se laisser buter sans gueuler quoi.

"Re-re-re et re-beurp”

Alors ils braillent et pis ils appellent au secours et puis il y a le chef qui me dit que j’ai un drôle d’air et que je suis viré.
Non mais attends, et le préavis et mes mois de salaires compensatoires, alors je suis entré dans son bureau au chef. L’avait pas l’air content le gros, mais tant pis je cotise pas au syndicat pour que dalle. OK, j’en veux plus de ce boulot, mais il faut y mettre les formes et rester dans la légalité, c’est important.

On a négocié deux minutes, je suis comme ça moi, j’aime pas la parlote, je vais droit au sujet, je lui ai fait ma proposition avec un classeur en travers de la gorge puis j’ai signé notre accord avec une artère qui trainait sur la moquette.

"Re-re-re-re-re-beurp” et digestion difficile, je pique un soda dans le mini-bar du boss.

J’ai pas oublié de faire une photocopie de ma démission et de la tamponner, on sait jamais, histoire que le gros tas de viscères veuille pas me payer. Après notre discussion, il se la pétait déjà moins, c’est toujours ça.
Et mes collègues qui hurlaient toujours, qui couraient partout. Même un con qui saute du quatrième étage, le Gérard, je le trouve courageux du coup mais Il aurait pu ouvrir la fenêtre avant. Ca fait des frais et le chef leur retiendra ça sur le salaire.

Je retourne à mon bureau pour remballer des affaires et je retrouve un CD de Rob Zombie, ça me fait rigoler à m’en décrocher la mâchoire, qui tombe lourdement sur le clavier. J’ai beau tenter de récupérer les molaires, elles se sont bloquées entre les touches et c’est pas évident à différencier maintenant.
Vu qu’ils se sont tous tirés, j’en profite. D’habitude je peux pas écouter de musique, je suis le seul à avoir bon gout dans l’open space mais les autres disent que non, je les buterai les autres, si ils reviennent après la pause-café.

Il est pas mal ce disque, je branle de la tête avec insistance, mais pas trop, j’ai le coup fragile depuis peu, un peu comme Tom Araya, hmmm, Tom Araya...
J’arrive pas à dire si c’est bien ou nul, c’est long ouais, ça me donne envie de bouffer, alors je pars chercher un dossier de tripes du chef, elles sont encore chaudes, c’est meilleur, même si je suis plus trop difficile rayon cuisine.
Mais même dans mon état, ça m’ennuie un peu. J’en profite pour remettre mes ongles de pied avec l’agrafeuse, ces saloperies tiennent plus. Pourtant j’ai jamais voulu me faire percer le oreilles alors les agrafes, c’est vraiment que c’est nécessaire...

Les noms des titres sont marrants et il y aussi des introductions bien flippantes avec des violons et des claviers qui m’angoisseraient si j’étais pas aussi mort. J’entends aussi une cloche puis une histoire de sorcière vierge, et aussi des barres Mars qui ont besoin de femmes. Je me sens un peu comme un Mars tiens.
Le disque s’arrête et je me dis que je vais rentrer à la maison. Je descends les marches, incapable de manipuler le bouton de l’ascenseur avec mes moignons et me dirige vers ma bagnole que j’avais garée sur l’abdomen du portier.
D’habitude, je la gare près de la sortie, mais aujourd’hui je voulais changer.
Pas mécontent de pouvoir rentrer tôt finalement, vais pouvoir gouter avec mes gosses comme ça.



Répondre à cet article

Vincent Ouslati





Il y a 1 contribution(s) au forum.

Rob Zombie : "Hellbilly Deluxe 2"
(1/1) 2 avril 2011, par spock27




Rob Zombie : "Hellbilly Deluxe 2"

2 avril 2011, par spock27 [retour au début des forums]

à mon avis, c’est un film de Rob que tu chroniques pas un de ses disques, lol

de toutes façons, musicalement, il a tout dit dans son groupe, non

en solo. c’est un peu mort !

al.

[Répondre à ce message]