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Mercenary : "Metamorphosis"
Les mercenaires ne meurent pas, ils vont en enfer pour se regrouper.

mardi 5 avril 2011, par Arnaud Splendore

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En l’espace de quelques mois, Mercenary est passé du statut de groupe prometteur bourré de potentiel à celui de mort en sursis. En effet, alors que le groupe venait de sortir un album absolument impérial, la tournée qui suivit fut fatale, les Danois se retrouvant amputés d’une moitié de leurs effectifs : le chanteur, le batteur et le claviériste ayant décidé de faire leurs valises pour aller voir ailleurs. Plus inquiétant encore, suite à cet exode, les membres restants de Mercenary annonçaient leur volonté de continuer sous la forme d’un quatuor. Avec toutes ces raisons de s’inquiéter de l’avenir du groupe, on attendait la nouvelle galette avec une certaine impatience. Metamorphosis est arrivé, le verdict va pouvoir tomber.

On le sait, les changements de personnel sont une plaie pour la survie d’un groupe. Il n’y a qu’à voir l’exemple de Sepultura (pour ne citer qu’eux) et voir comment les brésiliens sont tombés de leur piédestal suite au départ des frères Cavalera pour s’en rendre compte. Si Mercenary ne peut se targuer d’une popularité du niveau des Brésiliens, le groupe avait tout de même son petit succès, et son thrash contemporain gagnait du terrain petit à petit. Et soyons clair, si le départ d’un musicien est déjà problématique, lorsque c’est le chanteur qui plie bagage, cela annonce tout un tas de problèmes. D’autant que Mikkel Sandager, qui évoquait furieusement un certain Tim Owens, représentait un atout certain pour le groupe. Imaginez alors la panique chez les fans lorsque tombe l’annonce que le bassiste Rene Pedersen assurerait les parties vocales, alors que l’homme se contentait jusque là du chant death.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Metamorphosis clôt d’entrée les discussions sur l’avenir du groupe. Through the eyes of the Devil reprend là où le précédent album, Architect of lies s’arrêtait, et se permet en plus de rectifier la copie. On retrouve le thrash moderne du groupe, avec ses alternances de rythme, ses passages mélodiques et ses harmonies vocales qui constituent le fonds de commerce de Mercenary. Si on est rassuré sur le plan musical, l’homme du match est sans nul doute Rene Pedersen qui assure comme un chef derrière le micro. On connaissait déjà les capacités du bonhomme dans le registre hardcore, mais l’homme prouve qu’il peut faire oublier son prédécesseur sans soucis. Il suffit d’entendre la performance du chanteur sur des titres comme The black brigade ou Velvet lies et l’aisance avec laquelle il varie son registre pour en être convaincu.

Comme je le disais plus haut, Mercenary ne se contente pas de reprendre la formule développée sur Architect of lies. Le groupe revoit sa copie, et le résultat est moins brouillon qu’auparavant. L’un des reproches que l’on pouvait adresser aux Danois concernait leurs compositions pour le moins bordéliques. Les titres étaient assez longs, exagérément complexes et fatalement assez difficiles à suivre. Metamorphosis rectifie le tir et si les chansons sont toujours aussi longues, elles sont plus concentrées et plus accessibles. La musique y gagne largement en clarté et l’album est bien moins pénible sur la longueur que par le passé. Notez bien que les titres n’en deviennent pas simplistes pour la cause. La musique de Mercenary est toujours aussi riche et le groupe reste un des combos de thrash les plus intéressants du moment.

Au final, Metamorphosis est une superbe claque dans la gueule de tous ceux qui doutaient des chances de survie de Mercenary (et j’en faisais partie). Certes, ce n’est pas avec cet album que les Danois vont bouleverser les choses, mais je pense que ce n’était pas le moment de prendre trop de risques. Au contraire, le groupe devait se recentrer et prouver au monde qu’il pouvait survivre au tumulte causé par ces changements de personnel, tout en continuant sur la voie tracée par les albums précédents. Ils l’ont bien compris et, non contents de rassurer leur public, ils nous laissent entrevoir de belles perspectives d’avenir. A suivre de très près.



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Arnaud Splendore





Il y a 1 contribution(s) au forum.

Jeremy
(1/1) 6 novembre 2014, par Jeremy




Jeremy

6 novembre 2014, par Jeremy [retour au début des forums]

En voilà une chouette argumentation.

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