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Evergrey : "Glorious collision" La chute mardi 15 mars 2011, par |
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Evergrey a à son actif quelques albums absolument incontournables grâce auxquels le groupe a su imprimer sa marque de fabrique, c’est à dire un metal gothique riche en ambiances glauques, loin du pompeux affiché des autres groupes du genre, le tout mâtiné de riffs originaux et incisifs. Parmi ces albums, Monday morning apocalypse était un coup de maître où le groupe se libérait des dernières chaînes du gothique qui l’empêchaient d’exprimer la pleine mesure de son talent. Mais le pari était risqué et même si l’album était quasi parfait d’un point de vue créatif, les fans, engoncés dans l’immobilisme de rigueur qui caractérise la scène gothique, lui ont réservé un accueil plutôt froid.
Conséquence malheureuse de ce manque de rencontre entre le groupe et ses fans, Tomas Englund a pris peur et, après un remaniement de personnel, nous a commis un album beaucoup plus consensuel, comme pour se réconcilier avec son public de base. Comme je le notais dans la critique de Torn, il restait à espérer que l’album n’était qu’un pas en arrière pris pour mieux sauter et que les Suédois reviendraient à de meilleures intentions pour la suite de sa carrière. Pas de chance, les fans prouvent une nouvelle fois qu’ils sont tel un boulet attaché aux pieds du groupe, qui l’entraîne vers le fond quels que soient les efforts pour tenter de s’en détacher. Conclusion, la formule est la même : Englund revoit à nouveau la géométrie du groupe et repasse les plats. Au menu, soupe gothique à tous les services. En soi, Glorious collision n’est pas un mauvais album. Par contre, il est totalement insipide. Oubliez tout de suite les riffs jamais entendus, les changements de rythmes et les ambiances plombés qui ont fait le succès d’albums tels que In search of truth ou The inner circle. Englund n’a plus qu’une seule recette à son actif. Une intro mélodique et retenue, une accélération de rythme pour le corps principal (sans jamais dépasser un tempo moyen), des riffs basiques lorgnant violemment vers la pop, un solo informe et la messe est dite. Aucun des treize titres de l’album ne dévie d’un iota de cette formule. Les chansons n’ont aucune identité propre et sont parfaitement oubliables. Je mets d’ailleurs au défi tout fan d’Evergrey d’identifier un titre particulier de Glorious collision à partir d’un court extrait. Même le nouveau remaniement de personnel du groupe n’apporte rien de nouveau à la musique d’Evergrey. Englund reste le seul maître à bord et les autres membres du groupe ne sont que des ouvriers, priés de suivre la ligne directrice du capitaine Tomas. Résultat, ils jouent sans la moindre émotion, un comble pour un album de metal gothique. C’est plat et insipide, et on a la furieuse impression d’avoir déjà entendu ça avant. Pour tout dire, je ne serais pas surpris d’apprendre que Englund cherche à occuper la place vacante laissée par Sentenced. Mais là où Sentenced savait ponctuer sa pop-metal gothique d’une bonne dose de second degré, et là où le groupe a eu la bonne idée de mettre la clé sous le paillasson dès lors qu’il n’avait plus rien à dire, Evergrey reste d’un sérieux imperturbable, et ne comprend visiblement pas qu’ils sont à court d’inspiration. A ce sujet, la seule émotion manifesté par cet album (hormis l’ennui profond qui se saisit rapidement de l’auditeur) est représenté par le chant d’Englund. Alors que ce dernier avait un registre assez étendu sur les albums précédents, il est ici bloqué en mode « pleurnichard », et son chant plaintif a tôt fait de porter sur les nerfs, à tel point qu’on pris de l’irrésistible envie de lui crier : « Mais putain arrête de plaindre et sors toi les doigts du cul ! ». Mais rien n’y fait, Englund persiste et signe en nous infligeant des textes à la limite de la parodie en couinant comme une gamine de douze ans qui vient d’apprendre que le concert de Justin Bieber est annulé. Triste constatation, mais Glorious collision sonne comme un chant du cygne pour ceux qui attendaient encore de grandes choses de la part d’Evergrey. De toute évidence, le groupe n’a plus à rien à dire et va se contenter d’enchaîner les albums de ce cru jusqu’à ce que mort s’en suive. Les fans les moins exigeants (et Dio sait que la scène en comporte son lot) seront sans doute d’un avis contraire et porteront Glorious collision aux nues. Pour ma part, je leur laisse leur sachet de Royco Minute Soup et je me replongerai avec délectation dans Monday morning apocalypse, tout en regrettant la perte d’un grand groupe. |
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Il y a 11 contribution(s) au forum. Evergrey : "Glorious collision"
(1/11) 8 mai 2013, par Jamescarlos Evergrey : "Glorious collision"
(2/11) 8 mai 2013, par Jamescarlos Evergrey : "Glorious collision"
(3/11) 8 mai 2013, par Jamescarlos Evergrey : "Glorious collision"
(4/11) 5 mai 2013, par ellordai JK0-601
(5/11) 25 avril 2013, par JK0-601 Evergrey : "Glorious collision"
(6/11) 19 avril 2013, par King01 Evergrey : "Glorious collision"
(7/11) 13 avril 2013, par PunkVSUmar Evergrey : "Glorious collision"
(8/11) 30 décembre 2012, par Rachid Evergrey : "Glorious collision"
(9/11) 27 novembre 2012, par Joanne Evergrey : "Glorious collision"
(10/11) 20 août 2012, par Ray Evergrey : "Glorious collision"
(11/11) 20 août 2012, par Maggic |
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