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Crowbar : "Sever the wicked hand"
« Tu entends, connard ? Ca, c’est du riff ! »

mercredi 9 février 2011, par Arnaud Splendore

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Six ans ! Kirk Windstein nous aura fait poireauter six ans avant de se décider à enfin sortir un nouvel album de Crowbar. Certes, le bonhomme n’est pas resté inactif durant tout ce temps. Deux albums de Kingdom of Sorrow, un album de Down et des tournées diverses avec les susnommés projets. C’est bien gentil de se disperser et d’aller voir ce qui se passe chez le voisin, ou bien d’aller taper la bourre avec ses potes, mais on commençait franchement à désespérer. Windstein avait-il toujours l’envie de continuer Crowbar, et cette dispersion tous azimuts n’allait-elle pas entraîner une dilution de la formule imparable de Crowbar ? En guise de réponses à ces doutes, Kirk nous balance Sever the wicked hand, comme un gros coup de boule sur le nez.

Cette impatience à voir un nouvel album pointer le bout de son gras était fort compréhensible. Lifesblood for the downtrodden avait carrément mis la scène doom à genoux et beaucoup attendaient Crowbar au tournant. Après une telle correction, on était curieux de voir si la troupe des doomsters en surcharge pondérale allait réussir à transformer l’essai. Inutile de faire durer le suspens plus longtemps, l’essai est plus que transformé et Windstein et ses sbires se chargent d’imprimer dans le gazon la tronche des incrédules qui osent encore douter. Des premiers accords de Isolation (Desperation), on peut tirer deux conclusions : la rythmique de Crowbar est toujours aussi pesante et Windstein est toujours autant fâché avec la vie. Il suffit de l’entendre marteler son « You’re never coming back, never coming back ! » sur le refrain pour comprendre que l’homme a encore des problèmes et qu’il compte bien nous en faire profiter.

Mais ne vous méprenez pas pour autant. Pas question pour Crowbar de donner dans les plaintes et gémissements de nos amis les goths. Pour Windstein, la réponse appropriée aux tracas quotidiens de l’existence n’est pas de couiner comme une fillette, mais plutôt de pousser une bonne gueulante et de distribuer les pains à tout ce qui bouge. La différence majeure entre le doom européen et le doom US est que là où les premiers sont, à des degrés divers, les héritiers de Black Sabbath, les seconds puisent leurs racines dans le hardcore. Crowbar, bien qu’issu de cette scène hardcore, va chercher ses influences un peu partout, et cet éclectisme salutaire donne une pêche supplémentaire à l’album. Cela permet, entre autres, de voir se côtoyer des tueries punks (Sever the wicked hand) avec des monolithes funeral-doom (Liquid sky and cold black earth).

Une fois pliée l’écoute de ce Sever the wicked hand, on comprend pourquoi Windstein a mis six ans pour nous livrer sa nouvelle galette. Marque de fabrique de Crowbar, les riffs sont en béton armé. Honnêtement, ça donne envie de prendre certains habitués du recyclage de riff ou du minimum syndical, de les coller face à la sono et de leur balancer à plein pot l’album de Crowbar en leur disant : « Tu entends, connard ? Ca, c’est du riff ! ». Toutes les chansons fourmillent d’idées, simples mais efficaces, et on n’a jamais le temps de s’emmerder ou de se dire « Tiens, j’ai déjà entendu ça quelque part ». A une époque où la tendance est plutôt à pomper ce qui se faisait il y a trente ans, sous le couvert d’une nostalgie de mauvaise aloi qui serait soudain devenue une qualité aux oreilles d’un public désormais fort conciliant (voire casanier, mais ça, c’est un autre débat).

Pour le reste, inutile de s’attarder pendant des heures ou de se répandre en paragraphes interminables pour chanter les louanges de Crowbar. Le groupe fait une chose et le fait bien : plomber la tête de ses auditeurs avec des rythmiques pachydermiques et achever les survivants avec des fulgurances punk, le tout avec des vocaux hurlés qui ne sont pas sans rappeler un certain Billy Milano de M.O.D.. Pour peu que vous soyez réceptifs aux gros riffs et aux ambiances quasi nihilistes du genre, Sever the wicked hand est un album majeur et imparable. Espérons simplement que Windstein ne va pas remettre six ans avant la suite.



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Arnaud Splendore





Il y a 2 contribution(s) au forum.

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Crowbar : "Sever the wicked hand"
(2/2) 20 août 2012, par Maggic




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