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Black Label Society : "Order of the black"
(ZW - JD’s) / (20 x OO) = BLS 2010

jeudi 19 août 2010, par Vincent Ouslati

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Saluons comme il se doit le divorce d’entre Ozzy Osbourne et Zakk Wylde. Mêmes les couples les plus inséparables finissent toujours par sentir des envies d’ailleurs. Ozzy ne voulait plus partager sa brosse à dents avec Zakk, le temps a passé, et les draps ne s’en souviennent que trop bien. Alors ce beau couple s’est séparé sans trop de remous, chacun s’est fait de nouvelles "amitiés", le vieux chassant les jeunettes grecques et sa blondasse s’en est allé chercher du nouveau batteur musculeux. Pourtant pas facile d’effacer vingt années torrides avec le premier venu, et c’est vraisemblablement Wylde qui sort le plus nostalgique des deux.

Il est vrai qu’Osbourne a enterré (au propre comme au figuré) nombre de ses anciennes conquêtes, et que mine de rien, il a pris de la bouteille dans l’art délicat de la séparation. Un guitariste de plus ou de moins, surtout lorsque tu ne parviens même plus à te rappeler son nom, peu lui chaud désormais à notre pine des ténèbres. Tu reluques, tu chopes, tu fais reluire et tu le jettes lorsque, décidément, même les jeunes se font vieux. Et rebelote, Ozzy aime les belles mines à la vigueur innocente.

Et Zakk Wylde fut une de ces belles histoires d’amour qui semblaient ne jamais finir. Ah, ce bel enfant imberbe caressant d’obscène manière sa guitare sur le clip de No more tears, sex !
Près de vingt années plus tard, le vierge guitariste s’est mué en camionneur alcoolique. Et Ozzy, toujours en quête de chair fraiche, mit fin à cette belle union.
Le cœur brisé de notre ours blond se devait d’aller ramasser ses restes, et oublier telle union aussi sale fût-elle. Il s’est remis à la musique pour de vrai, évitant de peu les mêmes rengaines poussives que sa vieille maîtresse lui reprochait. Zakk est bien conscient qu’il n’excitait plus personne et surtout pas son Ozzy, à force de tripoter le manche toujours de la même manière, ça lasse.

Constatant le pied énorme que son ancien partenaire semble prendre avec son jeune pâtre grec sur un Scream qui sent bon la tardive jouissance, notre pauvre Zakk ne pouvait que rendre la pareille en ressortant la paire de boules du placard. Elles sont bien un peu rouillées, depuis le temps, mais il va les astiquer un coup et brillant désormais sous la lune argentée, il s’en va les cogner à la face de ses fidèles, rassurés sur sa virilité retrouvée, ou presque. Ça lui fait mal à Zakk, mais c’est foutrement bon, il hurle, il râle, il s’excite tel un cheval fou dans les vertes prairies, il tapote sa wah-wah avant de coller des claques aux postérieurs les plus proche.

A trop forcer sur la bouteille, et sur Ozzy, Zakk en a pris une curieuse tessiture de voix étrangement proche de celle de son ex. Plus rauque, moins trafiquée, ce mimétisme si troublant en devient - au choix - touchant ou ridicule. Dans cette parade de la mort que le guitariste aux grosses boules enjolive de soli enfin épatants, on se prend à trémousser des fesses, suer du front, comme il est sexy ce gros célibataire tout triste.

En causant de tristesse, Wylde ne pouvait passer sous silence tant sa mélancolie que sa passion pour le sex-appeal d’Elton John. Alors tous les trois morceaux, il se pose devant un piano et chante une ballade risible. C’est pas que ça surprend, hein, on lui connait cette tare depuis longtemps. Mais bien qu’on compatisse à sa peine, c’est pas pour autant qu’il peut se permettre de nous pourrir notre vie de couple avec des balladounettes que ma meuf va adorer (oh qu’il est musclé et sensible) et que je vais moi détester (c’te grosse tafiole, ouais). Nan mais essayez de vous cogner Time waits for no one sans sourire franchement.
Et Shallow grave donc... Je veux bien que ce soit un poil touchant mais Black Label Society qui imite Muse, c’est au-delà des capacités d’ouverture d’un humble auditeur.
Si Zakk ne propose en somme qu’un grand fourre-tout assez commun dans sa spécialité, il peut cependant oublier ses peines le temps du charmant petit interlude Chupacabra qui lui fait remettre Eddie Van Halen aux devoirs de son gosse.
Plus hargneux encore que ce Riders of the damned où notre malaimé donne tout ce qui lui reste, tant sur les cordes de sa Bullseye que sur ses vocales, plus ozzyennes tu meurs.

Commun mais assez varié pour faire oublier son innommable Shot to Hell et plus encore le miteux Black rain qu’il offrit à son mec peu avant que ce dernier ne se rende compte qu’il lui refilait toujours la même boite de Schoko-bons périmés. Et bien que Wylde peine à se sortir de quelques facilités vieilles comme son premier rencard d’avec Ozzy, Order of the black est suffisamment baraqué pour se faire mouvoir quelques paires de miches. Sans honte aucune, on peut aisément s’en contenter.



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Vincent Ouslati





Il y a 6 contribution(s) au forum.

Black Label Society : "Order of the black"
(1/3) 13 octobre 2012, par elar
Black Label Society : "Order of the black"
(2/3) 20 août 2012, par Maggic
Black Label Society : "Order of the black"
(3/3) 19 août 2010, par bigmatt




Black Label Society : "Order of the black"

13 octobre 2012, par elar [retour au début des forums]

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Black Label Society : "Order of the black"

20 août 2012, par Maggic [retour au début des forums]

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Black Label Society : "Order of the black"

19 août 2010, par bigmatt [retour au début des forums]

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