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Annihilator : "Annihilator"
The same, but different...

dimanche 12 décembre 2010, par Vincent Ouslati

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Il y a bien quelque chose qui surprend sur cet album d’Annihilator, qui frappe d’entrée, mais ce n’est pas la musique. Ce qui fait s’interroger le fan, c’est cette pochette s’oubliant du traditionnel gros logo inélégant pour mieux le graver sur le fronton d’un zombie que l’on nommera Alice pour plus de commodités. Ça n’a l’air de rien, ça n’a certainement aucun intérêt, mais ce gros détail nous fait entrer dans le 13ème album de Jeff Waters avec une impression curieuse, un besoin pressant de voir sa curiosité satisfaite.

Car ces yeux absents qui vous fixent depuis la pochette ne cessent de troubler la soupe, y aurait -il donc quelque chose de surprenant chez les canadiens après 20 ans de bons et loyaux services sous la bannière du thrash alambiqué ? On s’imagine forcément un truc bien glauque et dur, plus que de coutume, quelque chose d’un croisement entre un cadavre et une tarentule mutante, poilue et détestable.

Beh pas du tout malheureusement, Waters s’en tient à une musique qui sans être festive reste pas mal remuante, avec ses légères intonations pop aux entournures et ses déroulés de guitares supersoniques. Mais si cette incohérence d’entre le visuel et la musique nous déçoit un peu, il n’en reste pas moins que ce treizième opus ravage du manche dans les grandes largeurs. Annihilator dévoile ici un caractère plus agité, plus nerveux, plus brutal. Ce qu’il n’offre pas, c’est le bourrinage imbécile que le groupe s’enorgueillissait d’offrir aux foules il y a dix ans dans un Criteria for a black widow si balourd qu’il imposait des pauses pique-nique entre chaque titre.

Waters a heureusement su revenir à la case mélodie et lui ajoutant la nécessaire dose de testostérone. Le ratio mélodique étant respecté, c’est sur cette base que le groupe a durci le ton, envoyant mandales sur mandales tout du long. Coward, Ambush déracinent de l’érable sur des hectares, bien aidé par la batterie du bûcheron Ryan Ahoff qu’on devine pas content du tout. A côté des gros pains faciles, chacun alimentés par sept soli (en moyenne …), Annihilator met en avant quelques curiosités qui valent le coup d’oreille. Non pas seulement The trend et son lancement mélodique, mais aussi les petits oiseaux de Betrayed (et son break classique entre deux gueulantes bien senties), permettant de faire respirer la bête.

Waters se fait visiblement plaisir, balançant des soli partout et faisant entendre de manière très subtile d’agréables hommages à Alice in hell (notamment sur The trend). Il y aussi les “références” plus douteuses comme Nowhere to go et sa descente de manche qui pourrait faire râler un certain Dave Mustaine, mais soyons honnêtes, le tout reste purement dans le style Annihilator, rien qui ne puisse franchement décevoir le fan moyen. Les tics pop restent présents comme le démontre le refrain surprenant de Nowhere to go justement ou celui de The other side, où Dave Padden (qui en est à son quatrième album avec Annihilator, un record) s’en sort avec les honneurs, prouvant de belles facultés d’adaptation.

En guise de conclusion, Waters s’adonne à la reprise de Romeo delight de Van Halen. Il en résulte une mixture franchement groovy et sympathique, avec encore une fois un Dave Padden bluffant d’aisance, plus rauque d’un David Lee Roth, mais pas moins convaincant. Un bon petit morceau de big rock pour achever un gros pavé thrash, merci pour le cadeau. Mais il reste que cette sacrée pochette continue de nous guigner de son œil creux. Car cet album, franchement linéaire quoique bon, n’a rien de surprenant et reste bien loin d’un Schizo deluxe pour ce qui est de l’originalité et de l’ambiance. Un bon cru, mais on en espérait franchement mieux.



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Vincent Ouslati





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Annihilator : "Annihilator"
(1/1) 20 août 2012, par Maggic




Annihilator : "Annihilator"

20 août 2012, par Maggic [retour au début des forums]

Great music that I have ever heard !
charmingdate review

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