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Angelus Apatrida : "Clockwork" Plaisante régression mardi 5 octobre 2010, par |
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Un besoin primaire, l’animalité du gland qui branle les murs, et si le vrai luxe c’était la régression ? Mais pas la petite paresse passagère hein, la vraie régression dans la bestialité préhistorique, forniquage de gueunons poilues et viande de bison crue, le vrai et ultime retour aux bas instincts qui firent un jour naitre les gens civilisés que nous sommes aujourd’hui. Ce déclin voulu, parfois nécessaire, se matérialise bien souvent par la rencontre de l’humain commun d’avec une sorte de guide qui loin de lui apprendre la physique quantique le rend soudainement aussi con qu’un trilobite.
Cet oubli de l’intelligence, ce déni d’humanité implicite nous ouvre à tout ce que les règles de bienséance et de la société nous interdisaient jusqu’ici. C’est un retour tant au primitivitisme qu’à la plus totale liberté d’action. Ne parlons même pas de pensée, vu qu’elle se limite alors aux besoins originels soit , boire, manger, dormir, baiser, et écouter du thrash. Ce dernier besoin en est bel et bien un, il serait même l’une des principales raisons de l’accouplement des australopithèques après l’inamovible visionnage de Raquel Welch - et ses courtes peaux de bêtes - luttant contre les gros iguanes. La parole, la communication en sont alors réduits à quelques gognements suffisamment distincts pour signifier tant :
Que
Ces limitations culturelles assumées, acceptées, incluent sans équivoque l’écoute d’un album de thrash. On y retrouve la même sauvagerie incontrôlable, la même fureur un peu bête mais si nécessaire, la rage de sortir de sa condition d’animal à celle rêvée d’Homme doué de pensée et capable d’actions raisonnées. La vocation d’un groupe tel qu’Angelus Apatrida, primitifs espagnols sortant de leur grotte d’Albacete à chaque printemps, ne serait alors que de nous massacrer le costard à coups de barbaque crue dès que la pression de la société moderne se fait par trop sentir. Troglodytes et fiers de l’être, ces asociaux ibériques vouent un parfait mépris à tout ce la musique a produit depuis la fin de l’ère thrasheuse, soit depuis 1990 ap. J.C. Ce mépris, ce refus d’une réalité contemporaine que beaucoup n’acceptent que par commodité est le principal moteur du groupe, embringuant l’Homo Sapiens qui pense à s’arracher de sa condition de médiocre moderne pour tolérer celle plus libre d’heureux primitif. Indiquons cependant que la voie régressive n’implique aucunement une musique “régressive” dans son traitement. Angelus Apatrida, bien que volontairement accroché aux plus basses branches de l’arbre généalogique n’a de cesse de rendre plus percutant et moderne son approche du tabassage de peaux et du guiliguili sur tripes sèches. Il en résulte un monstrueux et antédiluvien choc sonore, comme peu de voisins de caverne en ont su offrir de semblables depuis au moins le The gathering de Testament. Tant de lunes passées sans que l’on puisse en revenir à cette musique hors de tout cadre bien-pensant, simplement méchante et débridée, magistralement datée et efficace. Le plus sauvage de tous serait certainement cette brute épaisse de Guillermo Izquierdo, sorte de Dave Mustaine dans l’approche vocale et si rempli d’une énergie proche d’un Big Bang humain. Rien n’est à enterrer de cette somme de morceaux de barbaque crue, magistralement joués, masse brute et techniquement irréprochable. Cro-magnons dans l’âme mais conscient de la logique mercantile qui gère notre univers actuel, nos velus anges apatrides se sont essayés à la cover (sur la version plus "limitée") d’encore plus historiques qu’eux. Ainsi se conclut ce coup de silex dans la face par un Be Quick or be dead d’une telle rapidité et d’une telle virulence qu’il surclasse sans peine la version cellulaire d’Iron Maiden [1] Désormais, et au moindre petit refus de notre terrifiante et contemporaine existence, pensez à Clockwork, vous effacerez en moins d’une heure cinq millions d’années de progrès ininterrompus. Comme dirait le poilu Guillermo : RAAAAAAHHHH !!!!! Et ça fait du bien... [1] Antique tribu issue des landes anglaises, très prompt aux transhumances annuelles et au troc d’objets crétins pour les touristes |
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Il y a 5 contribution(s) au forum. Angelus Apatrida : "Clockwork"
(1/4) 9 octobre 2012, par Guillaume Angelus Apatrida : "Clockwork"
(2/4) 20 août 2012, par Maggic Thrasheurs B.C. & Tribu Welsh...
(3/4) 5 octobre 2010, par Walter B. Angelus Apatrida : "Clockwork"
(4/4) 5 octobre 2010, par HB |
Angelus Apatrida : "Clockwork" 5 octobre 2010, par Vincent Ouslati [retour au début des forums] Je vous lance un très cordial GRAAAAAAA !!!!, mon cher HB ;-)
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