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White Lion : "Return of the pride"
Y a pas de quoi être fier...

samedi 15 novembre 2008, par Marc Lenglet

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White Lion est un groupe américain chevelu fondé en 1983 qui, après un parcours relativement réussi commercialement parlant, implosa dans l’indifférence générale en 1991. Aïe... S’agirait-il encore d’un de ces hardos fossiles piteusement exhumés des années 80 ? Gagné... Et à l’exception d’un ou deux succès mineurs vers 85, pas d’un des mieux cotés qui soient.

L’unique élément qu’on puisse laisser au crédit de White Lion se limite à une poignée de compositions qui laissaient affleurer une certaine conscience sociale, à une époque où le motto « sex, drugs & rock’n roll » semblait être devenu l’unique manière d’envisager la Création. Des musiciens en phase avec les questionnements de leur temps donc, même si fondamentalement, on s’en tamponne un peu. La seule interrogation qui vaille la peine qu’on y perde deux minutes consiste à se demander s’il était vraiment indispensable de réanimer une telle formation, alors que son line-up original manque à l’appel et que la justice rock immanente s’était chargée de mettre un terme à ses rugissements voici déjà dix-sept ans ? D’habitude ravi de voir ressurgir n’importe quel vieux débris en état de tenir une guitare, je dois reconnaître qu’un monde sans White Lion n’aurait strictement rien à envier à un monde avec.

Return of the pride fait partie de ces albums qu’on pourrait qualifier de faible, non parce qu’ils déçoivent les espoirs placés en eux, mais parce qu’on est bien incapable de se rappeler de quoi que ce soit au-delà des cinq minutes qui suivent le riff final. Reste l’approche théorique, laquelle réclame simplement qu’on maîtrise l’art du copier-coller (mais où j’ai foutu mes chroniques de Great White et Strypper, moi ?). De bonnes parties de gratte, un chant éraillé pour montrer que le temps a passé et qu’on a mûri, des power-ballades à ne plus savoir où les flanquer (Dream étant la plus potable du lot), et l’une ou l’autre longue fresque épique à rallonge (deux titres de neuf minutes tout de même : Sangre de Cristo et Battle at Little Big Horn). Du classique de chez classique, en somme. Est-ce agréable à écouter ? Mouais, ça passe sans trop de dommages. A-t-on envie de l’écouter à plusieurs reprises ? Ah ça non, certainement pas...



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Marc Lenglet





Il y a 5 contribution(s) au forum.

White Lion : "Return of the pride"
(1/2) 15 novembre 2008
White Lion : "Return of the pride"
(2/2) 15 novembre 2008, par Nobuko




White Lion : "Return of the pride"

15 novembre 2008 [retour au début des forums]

Y a pas de quoi être fier de toi non plus, Lenglet. Où est passé ton style si enthousiaste ?

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White Lion : "Return of the pride"

15 novembre 2008, par Nobuko [retour au début des forums]

Mike Tramp avait fait des choses bien plus intéressantes avec Freak Of Nature. Dommage que le groupe n’ai pas été au-delà du deuxième album.

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