Pop-Rock.com



Tool : "10.000 days"
Nécessitera au moins 10.000 écoutes

mercredi 23 août 2006, par Geoffroy Bodart, Marc Lenglet

DANS LA MEME RUBRIQUE :
Sepultura : "A-lex"
Devin Townsend : "Ziltoid the omniscient"
Nile : "Those whom the gods detest"
Gris : "Il était une forêt..."
Cradle Of Filth : "Nymphetamine"
Freak Kitchen : "Organic"
Metallica : "Death magnetic"
Waltari : "Below Zero"
King Diamond : "Give me your soul... please"
Fear Factory : "Archetype"


Tool, c’est bien connu, ne peut se livrer qu’au prix de nombreuses écoutes. Et encore, chacun s’appropriera différement la musique de ce groupe hors du commun et y découvrira ce qu’il souhaitera y découvrir. Pour présenter ce nouvel album et mettre en exergue la difficulté de l’appréhender, Pop-Rock a décidé de mettre en parallèle deux avis, deux approches relatifs à 10.000 days. D’un côté l’opinion d’un cerveau déjà intoxiqué par la musique de Tool. De l’autre l’opinion d’un cerveau encore vierge.

Quand j’ai rédigé la chronique d’Aenima, cela faisait presque dix ans que j’avais entendu ce joyau pour la première fois. Et cette décennie n’aura pas été de trop pour se forger une opinion plus ou moins arrêtée sur une création d’une telle intensité. Les albums de Tool, qu’il s’agisse d’Opiate, d’Undertow, d’Aernima ou de Lateralus, ne se laissent pas volontiers appréhender, et encore moins cerner ou réduire à une quelconque définition passe-partout. Leur architecture, leurs thématiques nébuleuses et inquiétantes, l’impression qu’ils procurent d’être ballotté sans ménagement dans toutes les directions par un Maynard James Keenan aux desseins non révélés, tous ces éléments empêchent la moindre opinion relativement claire de se former dans l’esprit de l’auditeur. Chroniquer « objectivement » (ah ah, je ne m’en lasse pas de ce mot...) un album de Tool dans un laps de temps décent après sa sortie est donc une opération systématiquement vouée à l’échec. Ami lecteur, vous qui lisez cette chronique, soyez convaincus que d’ici à ce que soyez arrivés à son terme, j’aurai probablement déjà changé deux ou trois fois d’avis sur 10.000 days.

Face à cette cause perdue d’avance, passons directement aux premières impressions à chaud que l’on peut ressentir après une bonne dizaine d’écoutes de cet opus très attendu. Vicarious et sa fausse suite Jambi ouvrent les hostilités avec une énergie et une puissance qui les rangent parmi les morceaux les plus rudes et martiaux jamais composés par Tool. Ce qui ne les empêchent pas de rester très aériens et introspectifs. Plus que les lignes de guitare d’outre-espace (inimitables), la basse de Justin Chancellor (oppressante) et la voix plaintive et envoûtante de Maynard James Keenan (on la connaît sur le bout des doigts mais elle surprend à chaque fois), c’est surtout la rythmique résolument imprévisible du génial Dany Carey qui inflige le coup de grâce à l’amateur obstiné qui tenterait de rationaliser son point de vue sur ce nouvel album.

Les thématiques de 10.000 days sont pour leur part toujours aussi représentatives du talent de Tool à explorer les recoins les plus obscurs de l’esprit humain, du besoin cathartique de violence par procuration (Vicarious) au jugement amusé des anges sur les médiocres accomplissements humains (Right in two), sur lesquels planent des réflexions perpétuelles sur la vie et la mort, on entre dans l’univers toolien comme on entre en religion : sans grand espoir d’en ressortir.

Le principe de base à retenir lorsqu’on écoute Tool, c’est qu’il faut être prêt à abandonner sans remords toute notion du temps et de l’espace. La musique de Tool agit comme une séance d’hypnose : le cobaye perd tout contact avec la réalité, ignore quel morceau il est en train d’écouter, s’en fout un peu puisque son cerveau est encore occupé à décortiquer la plage précédente. Il éprouve des sensations étranges, contradictoires et imprévisibles : tel morceau le relaxe, tel autre fait naître le malaise et l’angoisse. Parfois même, ces sensations sont provoquées par le même morceau, simplement écouté à deux reprises, dans des circonstances différentes.

Or, si 10.000 days provoque incontestablement ces réactions dans ses meilleurs moments (le fougueux Vicarious et sa fausse-suite Jambi, The pot,...), il arrive fréquemment qu’un morceau (la première partie de Wings par exemple), moins persuasif, plus "humain" simplement, ramène brutalement la réalité au premier plan. On écoute alors Tool comme on écouterait n’importe quel autre morceau de metal, attentif à la mélodie, au chant, aux multiples éléments constitutifs du morceau, mais sans jamais voyager en esprit. Conséquence de ces faiblesses passagères : je me suis retrouvé assez rapidement face au premier cas de conscience occasionné par un album de Tool : j’étais interloqué. Interloqué qu’en quelques jours à peine, je pouvais - ou pensais pouvoir - me faire une idée assez précise de ce que j’éprouvais à l’écoute de 10.000 days, à savoir l’œuvre de musiciens extraordinaire et inventifs, avec des hauts faits indénombrables, et quelques séquences davantage en demi-teinte. Quelle différence avec Aenima ou Lateralus dont on ne savait toujours que penser au terme de la même période, mais qu’on éprouvait une envie perverse de réécouter jusqu’à plus soif.

D’ordinaire, les albums de Tool ne sont pas de la race de ceux qui s’apprécient en quelques jours ou en quelques semaines. Ce 10.000 days, qu’il s’agisse d’un changement volontaire ou d’une alchimie moins bien dosée, provoque un effet moindre que ses congénères, toujours à l’échelle de Tool bien entendu. L’unique chose que je pense pouvoir affirmer sans trop me mouiller, c’est que 10.000 days semble plus digeste, tout à la fois plus endiablé et plus mélancolique si on le considère superficiellement, que ses glorieux ancêtres. Il déstabilise moins l’auditeur qui peut dès lors l’apprécier plus sereinement sans tergiversations ni réflexions intenses. Cependant, en dépit de cela - ou peut-être en raison de cela - il ne fera pas autant date dans la discographie toolienne que les joyaux sombres du passé. Quoi de plus anormal qu’un album de Tool qui, au bout de seulement quelques écoutes, en révèle déjà autant, et fait naître un désir blasphématoire de se relaxer avec un autre album, en attendant de revenir le disséquer une fois l’esprit reposé.

10.000 days provoque une étrange déception. Parce qu’on les attends avec une telle impatience, les albums de Tool, des telles espérances et une telle idée - toujours infirmée - de ce qu’il contiendra, qu’il faut bien un Aenima ou un Lateralus pour que la réalité rejoigne la fiction. C’est tout le problème de 10.000 days. Je peux admettre sans hésiter qu’il s’agit d’un excellent album dont les maigres faiblesses ne pèsent rien face aux innombrables qualités, et que Tool continue à régner sur son trône céleste, loin au dessus des pusillanimes querelles de chapelle qui agitent la scène metal. Et pourtant, je ne peux m’empêcher d’être un peu déçu. Mais après tout, qui sait si je penserai la même chose demain ?

M.L.


La première fois que mes oreilles ont été confrontées au son de Tool, c’était dans des circonstances totalement impropres pour capter l’essence de ce groupe qu’on me vendait comme culte, ou indispensable. Ce qui fait que j’ai très (trop en fait) rapidement classé ce groupe sursaturé et bruyant dans la catégorie des bénéficiaires de réputation surfaite et que je n’y ai plus jamais prêté attention par la suite. Aujourd’hui je bats ma coulpe. Oui, mon jugement était surfait. Non, je n’aurais pas dû imaginer pouvoir cerner Tool pour en avoir entendu deux ou trois titres en fond sonore. C’est toutefois tout bénéfice pour vous, chers lecteurs, qui allez pouvoir confronter la vision de l’adepte (Marc Lenglet, ci-dessus) à celle du profane.

Masochiste. Voilà ce qu’il faut être pour pénétrer dans le monde de Tool. Comment expliquer autrement cette volonté de se faire mal, de laisser ces quatre musiciens nous secouer comme ils le font et instiller en nous ce malaise sournois, de supporter les jugements terribles qu’ils rendent à notre encontre ? A moins qu’il ne s’agisse de voyeurisme. Le groupe prendrait dès lors, non plus le rôle du sadique prenant plaisir à procurer la souffrance, mais le rôle de l’exhibitionniste qui dévoile ses plaies et ses douleurs à la horde de chiens affamés que nous sommes (et le groupe nous le rappelle d’emblée avec les paroles assassines de Vicarious). Tool, groupe tourmenteur ou tourmenté ?

Plutôt les deux à la fois car Tool est avant tout un groupe humain, dual, qui, derrière sa guitare étouffante, sa basse menaçante, sa session rythmique improbable et son chant habité, vit sa musique plus qu’il ne la joue. La musique sert ici de moyen pour vivre une expérience chamanique, quasi mystique. Ca reste du metal, peut-être, mais la transe, l’abandon de son propre corps pour mieux faire ressortir les émotions est la fin ultime recherchée par le groupe (ce qui est confirmé par Lipan conjuring, notamment, court interlude qui n’est rien d’autre qu’un rite indien). La référence à la religion a dès lors tout lieu d’être. Et comme tout culte, la musique de Tool a besoin d’affronter la mort pour se justifier. Elle a également besoin de ses martyrs. Il s’agira en l’occurrence de la mère de Maynard James Keenan, délivrée au terme de 10.000 jours de paralysie. Un calvaire retranscrit de manière hypnotique, terrifiante au-travers du diptyque Wings for Marie (pt 1) / 10.000 days (Wings pt 2), soit dix-sept minutes trente de tristesse, de tension, d’incompréhension. Les musiciens donnent tout ce qu’ils ont, tout ce qu’ils sont. On aimerait dire qu’on sort de ces deux titres aussi fourbus qu’eux, mais c’est faux. Heureusement pour nous.

Tribal, religieux, intime, sondant l’âme humaine au plus profond quitte à en faire ressortir ce qu’elle présente de plus laid, déterminé à retrouver ce souffle primaire, Tool n’en reste pas moins ancré dans son époque pour en dénoncer l’horreur, et pour la lier à cette humanité primale. C’est tout le propos de Lost Keys (Blame Hoffman), étrange plongée dans le cerveau mort, vide, d’un homme hospitalisé qui ne peut plus qu’entendre les médecins discuter de son cas, et de Vicarious qui, sous couvert de dénoncer l’appétit des médias, évoque surtout la bestialité et la lâcheté humaine.

Malgré de nombreuses écoutes, je n’ai, évidemment, pas encore compris Tool. Il est inutile d’espérer y parvenir. Le groupe est trop mystérieux, énigmatique et tourmenté pour pouvoir faire l’objet d’un jugement définitif. La seule chose adéquate à faire est de s’immerger dans l’écoute de ces mélodies à la tension écrasante, et les ressentir plus qu’essayer de les analyser. Il faudra du temps pour percevoir, chacun à sa manière, 10.000 days. Et du cran.

G.B.



Répondre à cet article

Marc Lenglet

Geoffroy Bodart





Il y a 24 contribution(s) au forum.

Tool : "10.000 days"
(1/12) 29 janvier 2007, par aloha
Tool : "10.000 days"
(2/12) 12 janvier 2007, par Maten
Tool : "10.000 days"
(3/12) 14 novembre 2006, par Julia Chanel (la chanel qui pisse à la gueule de l’autre)
Tool : "10.000 days"
(4/12) 27 août 2006, par soyphrenn
Tool : "10.000 days"
(5/12) 25 août 2006
Tool : "10.000 days"
(6/12) 24 août 2006, par Basstien
Tool : "10.000 days"
(7/12) 24 août 2006, par Bobche
Bonne Initiative !
(8/12) 24 août 2006, par Tontonpoum
Tool : "10.000 days"
(9/12) 24 août 2006
Tool : "10.000 days"
(10/12) 24 août 2006, par Thomas
Tool : "10.000 days"
(11/12) 23 août 2006
Tool : "10.000 days"
(12/12) 23 août 2006




Tool : "10.000 days"

29 janvier 2007, par aloha [retour au début des forums]

Je suis souvent assez partagé sur vos critiques, ce qui me parait normal étant donné qu’on a pas tous la même vision des choses mais ici, j’ai l’impression que la critique de Marc Lenglet j’aurais pu l’écrire moi même. Je suis quasiment totalement d’accord avec ses propos même si l’album est encore repassé plusieurs fois dans la chaîne hifi depuis et mon avis a encore évolué, notamment grâce à la performance du 11 novembre à Forest nat.

[Répondre à ce message]

Tool : "10.000 days"

12 janvier 2007, par Maten [retour au début des forums]

Un chef d’oeuvre de tristesse et de sentiment que nous offre Tool... Avec "Wings for Marie (part 1)" suivi de "10.000 days (wings part 2)" qui sont tout simplement sublime, que cela soit sur l’hypnotisme ou la tristesse ancrée dans ces performances musical, enfin un "right in two" qui ma bouleversé. 10.000 jours et plus d’écoute en perspective...

[Répondre à ce message]

Tool : "10.000 days"

14 novembre 2006, par Julia Chanel (la chanel qui pisse à la gueule de l’autre) [retour au début des forums]

1OOOO Days ? Facile à décrire...décevant ! point final !

le pire etant ce morceau commencant par un riff terne, froid et nullement néométal, ressemblant comme 2 gouttes d’eau à un riff du St Anger de Metallica, qui est lui mm, le + mauvais album de métal de tous les temps...et puis, ils sont gentils mais je veux bien qu’ils fassent des pochettes hors du commun (j’aime ça) mais là, ça en devient risible...bonjour la pochette à la Pif Gadget !!!

et puis, oui, le mec qui dit aimer Tool pour des ambiances "malsaines", faut que tu te mettes à Sunn o)))...ça, c’est du malsain !!! Seulement, je ne pense pas que tu sois prêt à dépasser les frontières de la mélodie...d’aller + loin...d’atteindre le monde de la transcendence...de quitter le monde de la musique pour celui d’un monde chamanique d’un noir absolu !

(je tiens à préciser que j’aime Tool depuis leurs débuts...ils m’ont juste déçus, cette fois-ci)

[Répondre à ce message]

    Tool : "10.000 days"

    15 novembre 2006 [retour au début des forums]


    M’enfin t’as quel age julia ? Quelle argumentation !

    En gros donc :

    "Ouuuh ils se croient malins à faire des pochettes originales ?"

    "Ouuuh ils ont plagié un riff de merde de metallica" (je vois même pas de quel morceau tu veux parler mais j’en ris déjà)

    "Ouuuh ils se prétendent malsains dans les mélodies alors que moi j’ai trouvé bien plus malsain et j’ai compris bien plus de choses qu’eux, au delà de leur musique"

    Et ben, Tool ne sera sans doute pas déçu de perdre un admirateur aussi brillant !

    [Répondre à ce message]

    Tool : "10.000 days"

    18 mars 2007, par B.L.sam [retour au début des forums]


    Et bien je suis vraiment tout à fait d’accord avec toi, Julia...et au delà d’être déçevant, je pousserai même à dire que c’est un album chiant...

    [Répondre à ce message]

Tool : "10.000 days"

27 août 2006, par soyphrenn [retour au début des forums]

Vos chroniques de Tool sont les seules où je suis d’accord avec vous (ou presque). lol. Mais c’est l’essentiel :)
Perso, je prefere aussi les avis à la RifRaf qui parle presque de tout sauf de l’album sans avis tranché. Donc pour moi, bonne chronique qui reflete bien les sentiments qu’on peut avoir avec ce groupe ! Vivement le concert le 11 novembre a Forest National.
Il me fait marrer celui qui pense percevoir l’ambiance des lives de Tool dans les video de YouTube...

[Répondre à ce message]

Tool : "10.000 days"

25 août 2006 [retour au début des forums]

Basstien, une seule réponse, va voir tool puis deftones en concert et tu comprendras d’autres qualités de tool (attention j’aime bien deftones aussi mais sur cd seulement).

[Répondre à ce message]

    Tool : "10.000 days"

    25 août 2006, par Basstien [retour au début des forums]


    Je sais qu’il y a un fossé entre les performances des Deftones en studio et en live (pas étonnant que Moreno est passé tant de temps à travailler sur ses parties vocales pour le nouvel album), et j’ai vu Tool en live sur YouTube. Evident que Deftones fait pas le poids, mais j’ai jamais vu aucun des deux groupes en concert, à ma grande déception.

    [Répondre à ce message]

      Tool : "10.000 days"

      26 août 2006 [retour au début des forums]


      Bah si t’accroches pas aux ambiances de tool, comme tu dis, chacun ses gouts. Pour revenir à la chronique, j’ai trouvé qu’elle reflétait bien mon opinion sur la musique du groupe et leur évolution. Ca reste quand même assez personnel donc chacun ne s’y retrouvera pas forcément mais ou est le problème ? Ce n’est pas comme si une opinion était imposée comme vérité absolue ;)

      [Répondre à ce message]

Tool : "10.000 days"

24 août 2006, par Basstien [retour au début des forums]

C’était une chronique chiante à lire et dont on a vraiment pas l’impression que le sujet était Tool, son dernier album ou sa musique. Vous vous égarez souvent quand vous écrivez, vous auriez besoin d’être plus méthodique dans votre écriture.

J’ai écouté 10.000 Days et Lateralus... Je les ai trouvé ennuyeux : bien fait, de bonnes idées, du génie, mais une ambiance à laquelle je n’ai jamais accroché et qui finit par saoûler au bout de dix minutes. Je trouve Adrenaline de Deftones mille fois plus impénetrable. Question de goût je suppose...

Et si l’intérêt d’écouter Tool réside non pas dans le plaisir d’écouter de la musique mais dans l’effet de malaise qu’elle engendre, je préfère Merzbow ou Sunn O))).

[Répondre à ce message]

    Tool : "10.000 days"

    24 août 2006, par Marc Lenglet [retour au début des forums]


    *soupir* encore une fois, le but n’est pas particulièrement d’être méthodique...et tant pis si c’est chiant à lire. Je n’aime pas lire les critiques méthodiques. En écrire encore moins. Les meilleures chroniques sont celles - RifRaf dans ses meilleurs moments - où le rédacteur me parle de tout sauf de l’album. Je reconnais que je n’y arrive pas encore tout à fait. C’est peut être du gonzo-journalisme mais en tout cas, ça me botte bien.

    [Répondre à ce message]

      Tool : "10.000 days"

      25 août 2006, par Basstien [retour au début des forums]


      Le problème c’est qu’il y a tant de différences entre les chroniques classiques et celles de Pop-Rock (surtout les tiennes) qu’on ne peut qu’être contrarié quand on s’attend à un avis clair et précis sur un album. Je pensais que vous étiez plus professionalistes.

      (Je me demande ce que veut dire "gonzo-journalisme", tiens. Je préfèrerais des chroniques sans préambule et qui touchent au vif du sujet plutôt que les vôtres qui tournent souvent autour du pot. Je dirais plutôt que ton journalisme est à l’opposé du gonzo ; Metalorgie, ça c’est du journalisme gonzoïste ;)

      [Répondre à ce message]

        Tool : "10.000 days"

        25 août 2006, par Marc Lenglet [retour au début des forums]


        Disons que Tool me paraît être une formation sur laquelle il est tout particulièrement hasardeux de poser un avis tranché. La chronique avait déjà deux bons mois de retard mais je ne suis pas convaincu qu’on aurait eu un avis plus clair avec 3 mois de rab en plus. S’il faut vraiment faire une synthèse de 10,000 days, je dirais qu’il est très bon. Produit nickel, brillamment composé, parfaitement joué et interprêté, surprenant par moments. Mais il lui manque un truc. Quoi ? Je ne sais pas.

        [Répondre à ce message]

Tool : "10.000 days"

24 août 2006, par Bobche [retour au début des forums]

10.000 mots fatigants pour ne rien me dire sur "oui mais de quoi s’agit-il".

Au lieu qu’en 2 ou 3 mots, simples (par ex. pop, rock, électro), et des précisions (de base) (instrumental ? calme/énervé ?)... je finis même pas ma phrase tellement je suis las, mais je devine derrière tout ça une atmosphère des plus plombées (genre mettre plus de 27 ans à crever).
Je retourne à mon prozac (B-52’s en ce moment).

[Répondre à ce message]

Bonne Initiative !

24 août 2006, par Tontonpoum [retour au début des forums]

Pourquoi ne pas renouveler cette double-chronique pour d’autres albums particuliers ? Marc a besoin d’être accompagné... :)

NB : Pour Tool, Aenima, Lateralus et Undertow m’ont suffi...

[Répondre à ce message]

Tool : "10.000 days"

24 août 2006 [retour au début des forums]

Sans intérêt ? Honnetement, je trouve cet album fabuleux pour de nombreuses raisons évoquées plus haut, d’ailleurs il tourne encore régulièrement dans mon lecteur, ce qui n’est pas le cas de bcp d’albums. Fan de tool depuis le début, je pense que cet album est plus mature que les précédents, l’équilibre entre expérimentation et compositions accrocheuses est des plus réussi. Ca vole très haut et sans prétention autre que de faire sa propre musique, avec les années d’expérience du groupe en bonus. Maintenant chacun ses préférences évidemment. Si on suit ton raisonnement, une fois qu’on a (pense avoir) compris le style d’un artiste, celui ci perd son intérêt ? Pour ma part, j’arrive par exemple à apprécier le dernier depeche mode tout en sachant que le style n’a pas évolué des masses, j’aime bien sentir une personnalité affirmée, des compos matures, mais chacun son truc.

[Répondre à ce message]

    Tool : "10.000 days"

    25 août 2006 [retour au début des forums]


    Tool tourne en rond, et c’est bien connu ne pas avancer c’est reculer

    [Répondre à ce message]

      Tool : "10.000 days"

      26 août 2006 [retour au début des forums]


      En art, avancer ça veut dire quoi ? Développer une technique ? Affiner un style ? Le changer ? Changer de musiciens ? En inviter ? Ca se mesure comment l’avancement d’un groupe ? Sur la longueur de leur carrière ou la diversité des styles abordés ? ça se voit en live ou sur cd ? Ca mériterait bien de se retrouver dans les "arguments à la con" de pop rock !

      Pour moi, même si opiate sort un peu du lot, tool sont dans le même trip musical et thématique depuis le début. Ils affinent leurs compos, leurs personnalités respectives, le visuel et la présentation de leur cd’s, leurs clips et j’en suis bien content. Enfin des artistes intègres à leur art ! On peut effectivement se dire que tool c’est : une voix plaintive, une rythmique en openC metal rock prog et de longues ambiances malsaines mais c’est choisir d’être réducteur. C’est ce que tu voudrais pour une chronique ?

      [Répondre à ce message]

Tool : "10.000 days"

24 août 2006, par Thomas [retour au début des forums]

Critique très drôle. J’aime votre façon obséquieuse d’être à côté de la plaque. Mais ne me prétendant pas omniscient, je me contenterai plutôt d’un "je ne partage pas votre avis".

[Répondre à ce message]

Tool : "10.000 days"

23 août 2006 [retour au début des forums]

album sans AUCUN intérêt si on a déjà écouté les précédents...

[Répondre à ce message]

Tool : "10.000 days"

23 août 2006 [retour au début des forums]

Très bonnes critiques de cet album et de ce groupe définitivement en marge de ce qui se fait aujourd’hui.
De mon côté, je considére cet LP comme un des plus grands jamais sorti par un groupe de rock, un sommet de virtuosité et d’efficacité. Il faut certes, de très nombreuses écoutes pour l’apréhender à sa juste valeur, mais quel bonheur lorsque l’on découvre toutes les subtilités de cette création. Et la section rythmique, bon sang, quel puissance !!!
Bref, une perle de plus pour ce groupe oh combien majeur...

[Répondre à ce message]

    Tool : "10.000 days"

    9 janvier 2007, par Rens [retour au début des forums]


    Je trouve que 10000 days possède des qualités que ne possédaient pas les albums précédents de Tool. Et pour preuve, je prendrai wings part 1 et 2, là ils ont réellement ouvert une autre palette de leur style, plus triste, toute en retenue. Ce cd est pour moi plus varié au niveau des ambiances qu’Aenema, les 4 membres jouent et chante mieux que sur aucun autre album de Tool, je trouve qu’ils ont progressés, qu’ils se sont affinés... bref, respect total, et merci à pop-rock car j’ai découvert tool grâce à ces critiques intriguantes.

    [Répondre à ce message]