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Tim "Ripper" Owens : "Play my game"
Petit joueur

dimanche 21 février 2010, par Vincent Ouslati

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N’allez pas croire que j’ai attendu l’été pour faire sortir du placard tous les disques moyens et médiocres dont je n’osais parler avant, que nenni ! Mais je dois avouer que ma sélection estivale est assez nulle pour le moment. Même Owens parvient à grandement me décevoir. Dur, dur.

Tim "Ripper" Owens et son destin fabuleux. Petit cover-band (British Steel) dans sa folle jeunesse, nouveau Metal God chez Judas Priest, remplaçant de luxe de Matt Barlow chez Iced Earth (notamment sur le très convaincant The glorious burden), initiateur de son groupe personnel avec Beyond Fear, et dernièrement chanteur attitré de Yngwie Malmsteen’s Rising Force (reluquez ). Puis, Tim revient sous son propre nom en 2009 avec un album de pur heavy metal, soutenu par une tripotée de stars du milieu. Je ne résiste pas à vous faire la liste complète :

Guitares :

Bob Kulick
Bruce Kulick (Grand Funk Railroad, Kiss)
Carlos Cavazo (Ratt, Quiet Riot)
Craig Goldy (Dio)
Zeil Zaza
Chris Caffery (Savatage, Trans-Siberian Orchestra)
Mike Callahan (Earshot)
John Comprix (Beyond Fear, Ringworm)
Doug Aldrich (Whitesnake)
Michael Wilton (Queensrÿche)
Jeff Loomis (Nevermore)
Steve Stevens (Billy Idol)

Basse :

Marco Mendoza (Whitesnake)
Billy Sheehan (Mr. Big, David Lee Roth)
Dave Ellefson (Megadeth)
Rudy Sarzo (Dio, Ozzy Osbourne, Quiet Riot)
James Lomenzo (Megadeth)
Tony Franklin (Blue Murder)
Dennis Hayes (Beyond Fear)

Batterie :

Simon Wright (Dio, AC/DC)
Vinny Appice (Heaven & Hell, Black Sabbath, Dio)
Ray Luzier (KoRn, David Lee Roth)
Bobby Jarzombek (Sebastian Bach, Riot, Halford)
Brett Chassen

Pas mal les guests, non ? Un peu de hard, de thrash, de metal, de power, de prog. Tim s’est visiblement fait plaisir sur ce coup-là, un peu déçu que tous ses projets partent au bout d’un temps en cahouètes. On connait l’idolâtrie d’Owens pour Halford. Et j’ai tendance à trouver sur ce Play my game un curieux hommage au parfait Resurrection d’Halford, sorti voilà bientôt dix ans. Seulement, Ripper s’est vautré en beauté avec son petit dernier, car ce disque est un concentré de tout ce que le metal peut produire de convenu et vain depuis justement dix ans. Peu de thèmes rapides, surtout du mid-tempo où Owens peut à loisir pousser la chansonnette sans que personne ne l’embète. Si le son est lourd et net, on se demande où sont justement tous ces fameux musiciens dont je vous parlais plus haut. Tout est si convenu, si peu jouissif, si... chiant finalement.

On s’emmerde sec à l’écoute d’un disque qui ne provoque aucun enthousiasme, ne suscite aucune réaction autre que la lassitude. Inviter autant de génies pour en arriver là, fallait le faire...



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Vincent Ouslati





Il y a 3 contribution(s) au forum.

Tim "Ripper" Owens : "Play my game"
(1/1) 22 février 2010, par Rico




Tim "Ripper" Owens : "Play my game"

22 février 2010, par Rico [retour au début des forums]

Une catastrophe, effectivement. Quelques réécoutes, incrédule, mais non, c’est bien nul de bout en bout. Pourtant Owens peut se la jouer sauvage et convaincre (la fin de Framing Armageddon, ptain !), mais là, aucune étincelle. Nada. J’aurai du m’acheter 15 euros de réglisse.

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    Tim "Ripper" Owens : "Play my game"

    23 février 2010, par Arnaud Splendore [retour au début des forums]


    A la décharge de Ripper, l’album a été fortement poussé par la maison de disques. Owens aurait préféré se consacrer à un nouvel album de Beyond Fear (ce qui aurait été sans doute plus intéressant), mais le label voulait capitaliser sur le nom de Tim... Comme quoi, même dans le monde du metal, ce genre de pratiques a cours...

    [Répondre à ce message]