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Septic Flesh : "Communion" A la recherche du temps perdu dimanche 7 septembre 2008, par |
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Septic Flesh et moi, c’est une longue histoire d’amour et de trahison. Cette formation grecque, injustement sous-estimée par le public et la critique, fut mon initiatrice en matière de musique extrême, plus précisément avec les albums Esoptron en 1995 et Ophidian wheel deux ans plus tard. C’était la première fois que j’entendais quelque chose d’aussi déstabilisant, aussi brutal qu’envoûtant, où aux grognements barbares répondaient des nappes de claviers évoquant quelque sombre récit de temples enfouis et de dieux oubliés.
Les premières conquêtes ayant eu de toute éternité le rôle d’essuyer les plâtres, on les largue bien vite pour se jeter dans les bras de pouffiasses superficielles plus aguicheuses (Cradle of Filth, pour ne pas les citer). Treize ans après cette révélation, voilà que Septic Flesh, que je croyais mort et enterré depuis bien des années, se prépare à livrer un nouvel album. Il n’était que temps de rattraper le temps perdu. Septic Flesh n’a pas changé, que les éfrits et autres esprits du désert en soient remerciés. Voilà une formation qui, avec une économie de moyens remarquable, parvient à proposer quelque chose de très évocateur, sans devoir (et sans doute sans pouvoir) sacrifier à la mode actuelle des productions léchées et des artifices de studios. Au niveau des orchestrations symphoniques par exemple, il est évident que Septic Flesh ne joue pas dans la même cour qu’un Dimmu Borgir ou un Therion. A défaut d’orchestre symphonique au grand complet, les simples nappes de claviers utilisées offrent un rendu très convaincant. Malgré l’apparition de quelques séquences en chant clair, la majorité des vocaux s’inscrivent toujours dans le mode rauque. Mais attention : pas de ces feulements de chat sauvage vaguement audibles pour autant qu’on les suive livret en main. Non, monsieur Sotiris fait dans le Grunt moulé à la louche. Dommage simplement que la production soit aussi terne et étouffée : on perd tout de même de nombreuses nuances musicales de ce groupe pas aussi barbare qu’il n’y paraît. D’un autre côté, on se croirait revenu dans les années 90, ce qui plaira sans nul doute à certains réactionnaires. Bref, malgré son côté « hardos en situation de précarité », Septic Flesh s’impose toujours aujourd’hui, aux côtés de Moonspell, comme l’une des références en matière de gothique tendance extrême. |
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Il y a 3 contribution(s) au forum. lo siento si using cx30s
(1/3) 19 avril 2009, par Peksraluale Septic Flesh : "Communion"
(2/3) 8 septembre 2008, par Rico Septic Flesh : "Communion"
(3/3) 7 septembre 2008, par HB |
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