Pop-Rock.com



Rammstein : "Mutter"
Le plus grand groupe d’outre-Rhin

samedi 30 novembre 2002, par Marc Lenglet

DANS LA MEME RUBRIQUE :
Tim "Ripper" Owens : "Play my game"
Ozzy Osbourne : "Black rain"
James Labrie : "Elements of persuasion"
Oomph ! : "Wahrheit oder pflicht"
Rammstein : "Rosenrot"
Nightwish : "Wishmaster"
U.F.O. : "You are here"
Scorpions : "Unbreakable"
Ahab : "The divinity of oceans"
Devin Townsend : "Ziltoid the omniscient"


Après avoir prouvé qu’on pouvait chanter autrement qu’en anglais tout en rencontrant le succès et désinhibé par la même occasion un grand nombre de groupes, Rammstein signe ici son troisième album studio. Celui de la consécration ?

Après un Herzeleid en 95 qui avait déjà renvoyé les sommités du metal indus de l’époque aux oubliettes, et un Sehnsucht qui avait parfaitement amorcé le virage techno et dansant pris par le groupe, le quintet allemand, découvert par le grand public grâce à l’utilisation de certains de ses morceaux pour des films comme Lost Highway ou The Matrix nous offre ici son troisième chef d’œuvre, Mutter. A ceux qui pouvait craindre que le groupe, grisé par son succès américain, ne soit tenté de composer un Sehnsucht bis, Mutter inflige un cinglant démenti : tout y est plus professionnel, plus fouillé, plus grandiose.

La claque démarre dès le premier morceau, Mein Herz brennt, qui au bout de 30 secondes, balance à pleine puissance à ses auditeurs un accompagnement symphonique magistral et plutôt inattendu. Ces accompagnements, composés entre autres de chœurs féminins parsèment l’album et apportent à l’ensemble une forte touche gothique loin d’être déplaisante. On retrouve néanmoins tout ce qui a fait le succès de Rammstein : rythmiques tranchantes, claviers minimalistes et entêtants et le mur du son habituel de guitares. Les refrains, comme d’habitude, sont d’une efficacité à toute épreuve, tandis que le reste des morceaux sont souvent chantés sur un ton plus bas, parfois presque murmuré. Les morceaux lourds et ultra-rapides (Adios) alternent avec des titres plus légers et dansants (Zwitter) ou plus mélancoliques. L’album se clôt par le très gothique Nebel, d’une tristesse à flanquer une sinistrose aiguë à tout humain normalement constitué. Mais cela n’a guère d’importance puisque la réaction habituelle au terme d’une écoute de l’album est de le remettre au plus vite sur la première piste, pour pouvoir profiter à nouveau du talent du groupe teuton.

Assez court, Mutter ne contient rien de superflu, mais, et ce n’est finalement pas si courant, il n’y a absolument rien à jeter sur ce disque. Toutes les pistes sont, sinon parfaites, en tout cas de très bonne facture. L’atmosphère globalement sombre qui se dégage de Mutter et sa réalisation parfaite en font indiscutablement le meilleur album de Rammstein et sans doute un des tous meilleurs disques metal de 2001.

Si vous disposez d’une base suffisamment bonne dans la langue de Goethe, n’hésitez pas à vous attarder sur les paroles, d’une noirceur toute germanique.



Répondre à cet article

Marc Lenglet





Il y a 3 contribution(s) au forum.

Rammstein : "Mutter"
(1/3) 30 décembre 2005, par sebf
> Rammstein : "Mutter"
(2/3) 28 avril 2004, par Engel
> Mutter
(3/3) 23 septembre 2003, par Heristoff




Rammstein : "Mutter"

30 décembre 2005, par sebf [retour au début des forums]

Par rapport aux deux précédents albums, celui-ci est déroutant. Ils ont ajouté un côté théatral assez surprmenant. Il m’a fallu plusieurs écoute pour commencer à apprécier. Mais il en vaut la peine.

[Répondre à ce message]

> Rammstein : "Mutter"

28 avril 2004, par Engel [retour au début des forums]

Petit tuyau : leur nouvel album sortira en SEPTEMBRE 2004 et le premier single en JUIN 2004 (Mein Teil)
Il était temps, après plus de 3 ans de "silence", même si leurs trois premiers albums ont réussi à faire patienter leurs plus grands fans !

[Répondre à ce message]

> Mutter

23 septembre 2003, par Heristoff [retour au début des forums]

Indéniablement un très grand album, très différent des deux précédents car beaucoup plus fin et plus (oserais je ?) romantique. Mais que dire de leurs performances live ! De la folie pure, une jouissance totale et une dévôtion entière à leur élément de prédilection : LE FEU !
Je me souviens de les avoir vu au Pukkelpop et d’avoir pris une énorme claque, ils ouvraient le festival et ils étaient completement inconnus. Le lendemain, je courrais chez mon disquaire acheter leur CD...

[Répondre à ce message]