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Rammstein : "Mutter" Le plus grand groupe d’outre-Rhin samedi 30 novembre 2002, par |
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Après avoir prouvé qu’on pouvait chanter autrement qu’en anglais tout en rencontrant le succès et désinhibé par la même occasion un grand nombre de groupes, Rammstein signe ici son troisième album studio. Celui de la consécration ?
Après un Herzeleid en 95 qui avait déjà renvoyé les sommités du metal indus de l’époque aux oubliettes, et un Sehnsucht qui avait parfaitement amorcé le virage techno et dansant pris par le groupe, le quintet allemand, découvert par le grand public grâce à l’utilisation de certains de ses morceaux pour des films comme Lost Highway ou The Matrix nous offre ici son troisième chef d’œuvre, Mutter. A ceux qui pouvait craindre que le groupe, grisé par son succès américain, ne soit tenté de composer un Sehnsucht bis, Mutter inflige un cinglant démenti : tout y est plus professionnel, plus fouillé, plus grandiose. La claque démarre dès le premier morceau, Mein Herz brennt, qui au bout de 30 secondes, balance à pleine puissance à ses auditeurs un accompagnement symphonique magistral et plutôt inattendu. Ces accompagnements, composés entre autres de chœurs féminins parsèment l’album et apportent à l’ensemble une forte touche gothique loin d’être déplaisante. On retrouve néanmoins tout ce qui a fait le succès de Rammstein : rythmiques tranchantes, claviers minimalistes et entêtants et le mur du son habituel de guitares. Les refrains, comme d’habitude, sont d’une efficacité à toute épreuve, tandis que le reste des morceaux sont souvent chantés sur un ton plus bas, parfois presque murmuré. Les morceaux lourds et ultra-rapides (Adios) alternent avec des titres plus légers et dansants (Zwitter) ou plus mélancoliques. L’album se clôt par le très gothique Nebel, d’une tristesse à flanquer une sinistrose aiguë à tout humain normalement constitué. Mais cela n’a guère d’importance puisque la réaction habituelle au terme d’une écoute de l’album est de le remettre au plus vite sur la première piste, pour pouvoir profiter à nouveau du talent du groupe teuton. Assez court, Mutter ne contient rien de superflu, mais, et ce n’est finalement pas si courant, il n’y a absolument rien à jeter sur ce disque. Toutes les pistes sont, sinon parfaites, en tout cas de très bonne facture. L’atmosphère globalement sombre qui se dégage de Mutter et sa réalisation parfaite en font indiscutablement le meilleur album de Rammstein et sans doute un des tous meilleurs disques metal de 2001.
Si vous disposez d’une base suffisamment bonne dans la langue de Goethe, n’hésitez pas à vous attarder sur les paroles, d’une noirceur toute germanique. |
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Il y a 3 contribution(s) au forum. Rammstein : "Mutter"
(1/3) 30 décembre 2005, par sebf > Rammstein : "Mutter"
(2/3) 28 avril 2004, par Engel > Mutter
(3/3) 23 septembre 2003, par Heristoff |
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