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Napalm Death : "Smear campaign"
Brut de décoffrage

samedi 4 novembre 2006, par Marc Lenglet

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S’il tombe sous le sens que les formations qui atteignent tout doucement leurs deux décennies d’existence passent généralement par une phase d’adoucissement et rentrent dans le rang, Napalm Death met un point d’honneur à apporter un cinglant démenti à cette affirmation. A mille lieux de balbutiantes explications sur la volonté d’évolution artistique et la représentation symbolique d’un état d’esprit assagi, les fous furieux de Birmingham continuent à larguer régulièrement leur dose de napalm musical à la gueule de tout ce qui ne tourne pas rond sur cette fichue planète, à commencer par la religion sur ce nouvel album. Autant dire qu’ils sont encore loin de pouvoir prendre leur retraite loin des blast-beats !

L’album s’ouvre pourtant sur un Wietschmerz qui semble annonciateur de sombres histoires de goules et de forêts nordiques hantées, et se clôt par un pesant Smear campaign qui n’aurait rien à envier à une cérémonie funéraire orchestrée par Cathedral ou My Dying Bride. Mais pas de panique : entre ces deux plages atypiques, on retrouve le Napalm Death qu’on adore - ou pas -, celui qui est synonyme de déferlante de violence, de vitesse d’exécution supersonique, de hurlements de bête enragée et, pour ceux dotés d’une acuité auditive de mutant, de critique sociale acerbe. Les albums de Napalm Death se partagent généralement entre la tendance « très brutale » et la tendance « encore plus brutale ». Si vous êtes en quête de quoi que ce soit qui s’éloigne de l’atmosphère de chaude camaraderie virile d’un pot de départ dans une fonderie klingon, abandonnez tout espoir en insérant le disque dans la platine : Smear campaign fait partie de la seconde catégorie. Bien davantage que sur l’excellent The code is red, long live the code, Napalm Death fait preuve d’une détermination à peine croyable dans la sauvagerie et le bétonnage sonore. Barney fait une fois de plus des merveilles, alternant grondement de grizzly en rut et hurlements suraiguës que n’aurait pas renié un Dani Filth. Quant à l’équipe de brutes qui sculptent ce maëlstrom musical, ils assurent le spectacle avec brio, assurant avec verdeur le trait d’union entre la puissance écrasante du metal et les rythmiques accrocheuses (oui, oui, vous avez bien lu !) propres aux multiples rejetons monstrueux du punk.

Vingt-deux ans que ce groupe de Birmingham existe et, plus que jamais, on ressent chez eux une absence totale et définitive de compromis dans leur démarche. Seraient-ils définitivements condamnés à jouer les révolutionnaires tendance grottes de Lascaux ? Hé bien non ! Contre toute attente, la frêle Anneke Van Giersbergen (The Gathering) vient poser quelques lignes de chant au cœur de l’ultra-brutal In deference. Cette subite éruption de douceur fait un peu la même impression que la découverte d’un parterre de roses bien taillées dans le centre-ville de Stalingrad le 7 février 1943 : la guerre a pris son lourd tribut mais il reste malgré tout l’espoir. Bordel, c’est beau ce que je viens de dire. Ahem... L’espoir donc, de recevoir chaque année un album de cette trempe, capable, avec de bons baffles, de clouer un sol n’importe quel humain de proportions moyennes. A condition d’avoir l’organisme et la structure osseuse suffisamment solides, Smear campaign est une de ces sublimes déflagrations de fin du monde qui donnent toute leurs lettres de noblesse au grind-core. Oui, oui, vous avez bien lu aussi...



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Marc Lenglet





Il y a 5 contribution(s) au forum.

Napalm Death : "Smear campaign"
(1/2) 6 novembre 2006
Napalm Death : "Smear campaign"
(2/2) 4 novembre 2006, par Yû




Napalm Death : "Smear campaign"

6 novembre 2006 [retour au début des forums]

Bravo...à Marc Lenglet qui a pu se livrer à son traditionnel exercice de littérateur frustré en une matière qui n’appelle pourtant que les borborygmes et les flatulences.

On atteint ici le sommet du précieux ridicule. Il se lit et se relit fièrement en écrivant, il se gargarise de sa propre prose, sans se rendre compte qu’elle touche au grotesque à la vue du sujet.

Ce serait du grand art, si on ne sentait autant le choix adolescent du terme "qui fera bien" et l’autosatisfaction qui ne se sert de l’objet à décrire que par alibi pour exalter ce qu’il pense être du lyrisme quand il est du narcissisme mal placé.

C’est presque aussi ridicule que si on collait cette chronique sur n’importe quel titre de Bernard Minet.

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    Napalm Death : "Smear campaign"

    6 novembre 2006, par Marc Lenglet [retour au début des forums]


    Mais bien entendu mon vieux...comment voulez-vous parler de Napalm Death autrement qu’en deux mots "Ca décape" ? Histoire de justifier la chronique après ça, on fait du vent rien que pour le plaisir de faire du vent. D’ailleurs, si vous regardez bien, l’essentiel des chroniques, c’est du vent... l’essentiel de ce qu’on lit dans la presse, c’est du vent. Pourquoi lire un article de journal quand une dépêche AFP suffit ? Pourquoi se taper un roman alors que la quatrième de couverture va beaucoup plus vite ?

    Vous trouvez que l’auteur se tire sur la nouille au lieu de renseigner les lecteurs ? Vous venez de mettre le doigt sur quelque chose. Vous trouvez ma chronique lyrique ? Tout fout le camp. Narcissique ? Je préférerais une petite contribution financière que la vénération des inconnus. On peut écrire sur n’importe quoi, et c’est ce genre de commentaires qui donnent toute sa saveur au fait d’écrire d’une certaine manière plutôt qu’une autre.

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    Napalm Death : "Smear campaign"

    6 novembre 2006, par Albin Wagener [retour au début des forums]


    Et voici l’hôpital qui se fout de la charité...

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Napalm Death : "Smear campaign"

4 novembre 2006, par  [retour au début des forums]

J’ai toujours considéré qu’ils étaient un bon pendant obscur à Ultra Vomit.

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    Napalm Death : "Smear campaign"

    6 novembre 2006, par Rico [retour au début des forums]


    Mais pour qui ou pour quoi écrit donc ce courageux pourfendeur en tête de commentaire ? Son dégout du groupe ou du critique ? Celui-ci ne s’est pourtant pas répandu dans quoi que ce soit de gratuit, au vu de cette courte et sobre critique. Ah... j’y suis. La réponse est en fait dans son message. Tout ce qu’il reproche au sieur Lenglet est précisément retrouvé dans son style : ampoulé, prétentieux mais ...anonyme. A ce niveau de dénonciation projective, c’en devient du grand art.
    Napalm s’accroche et tient la route. Sans trop lasser. A quand la remasterisation d’un "suffer the children" !

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