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Murderdolls : "Beyond the valley of the Murderdolls"
Child’s play

mardi 2 décembre 2003, par Marc Lenglet

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Les Murderdolls rééditent déjà leur premier album, Beyond the valley of the Murderdolls, sorti fin 2002. Ce nouveau packaging comprendra une poignée de titres inédits (dont la reprise de White wedding de Billy Idol) et les clips video réalisés jusqu’à présent. A l’occasion de cette sortie, revenons un instant sur un des groupes les plus attendus au tournant l’année dernière.

Si Murderdolls n’est pas à proprement parler une nouveauté (le groupe existait à l’état embryonnaire depuis plusieurs années), c’est seulement l’année dernière que les choses commencèrent à démarrer sérieusement pour la formation américaine. Slipknot étant de plus en plus malmené par les divers side-projects de ses membres, les Murderdolls, bébé monstrueux du batteur Joey Jordisson (le kabuki croisé avec Jason Voorhees pour les plus visuels), pouvait enfin éclore. Secondé par Tripp Eisen de Static-X et le vocaliste Wednesday 13, Jordisson, démasqué pour l’occasion mais tout aussi peinturluré que ses comparses, se jette à corps perdu dans son projet gore inspiré des films d’épouvante. Première (et heureuse) constatation, ça n’a absolument rien à voir avec Slipknot !

Par leur dégaine déjantée, leur domaine de prédilection (tout ce que le cinéma américain a pu produire en matière de série Z d’épouvante) et la voix geignarde et hargneuse de leur chanteur, on se rapproche de W.A.S.P., des Twisted sisters (la chanson "Twist my sister"), d’Alice Cooper et de toute la faune glam bigarrée et grandguignolesque des années 80. Mais musicalement, le groupe, par son jeu brouillon, désordonné et emporté, possède un esprit plus punk que hard-glam. Les chansons, courtes, énervées et répétitives ont souvent un air de Stooges, voire même de Ramones. Les Murderdolls ne s’embarrassent absolument pas de complications ou de travail approfondi sur les textes ou la musique. Ils jouent comme des sauvages, chantent des textes idiots et caricaturaux et rajoutent ici et là une petite touche d’horreur gothique kitsch pour l’ambiance.

De son propre aveu, Murderdolls se veut une réaction aux groupes prise de tête et dépressifs. Les paroles sadiques sont donc à prendre au même degré que l’ultraviolence des premiers films de Peter Jackson : celui d’un divertissement crétin pour primate de base. Tout cela ne vole certes pas bien haut, mais si vous cherchez à passer un bon moment de rock’n roll jouissif, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil au travail de ces poupées tueuses !



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Marc Lenglet