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Lunatica : "New Shores"
Grosse baudruche helvète

jeudi 8 octobre 2009, par Vincent Ouslati

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Je ne suis pas très friand de métal à chanteuse, non par machisme primaire, en aucune façon. Simplement, l’adjonction de cette présence féminine n’est pas toujours très bien utilisée, rend la sauce un brin fadasse, le groupe préférant mettre en avant la belle voix de ladite miss pour cacher un effroyable manque de taf derrière. Si l’on prend Lacuna Coil dans leurs bonnes périodes, une Cristina Scabbia peut être un atout essentiel mais n’oublie pas cependant d’avoir d’intéressantes compositions pour l’appuyer. C’est exactement le contraire avec nos Suisses de Lunatica, qui semblent avoir voulu remporter le prix de l’album le plus soporifique et convenu qu’il soit possible de publier sans honte aucune.

Kekivapa chez Lunatica ? Piquer la pochette dans les malles de Dream Theater, on pourra leur pardonner assez facilement vu qu’on s’en fout pas mal et que ce ne sont pas les premiers. Mais ce qui irrite l’épine dorsale de l’auditeur commun, c’est que Lunatica ait osé sortir un album aussi inintéressant. Que ce soient les compositions, les refrains, la musique, le chant, tout est nul, souffreteux, cheap parfois (ces synthés, bwaaah !). Je passe vite sur le premier titre dont il n’y a strictement rien à dire, mais prenons My hardest walk par exemple, intro kitscho-nouille, refrain épuisant, avec un simili-orchestre ridicule. Dramatique, affreux, attendez je sors le dico, car les mots me manquent, j’ai peur devant un tel désastre. Mais Lunatica qui se prend pour Hammerfall, pardon mais ça m’éclate (déjà que Hammerfall qui se prend pour Hammerfall fait rire alors...).

Ode aux années 80, je ne sais pas, mais quelle pauvreté dans les chansons, quel manque cruel de soli potables. Si vous voulez de la batterie monotambour, de la gratte qui gratte pas beaucoup, du semblant d’ambiance qui se plante grave, New shores est tout cela à la fois. Dégoulinant et baveux, maladroit même, vous me croyez bien méchant et subjectif ? Vous avez bien raison sur l’aspect subjectif.

Sur le reste, oui chers compagnonnes z’et compagnons, ce disque est mauvais, simplement mauvais. Farewell my love, parfait pour vos soirées romantiques, même pas, restez-en plutôt à de la bonne soul que ce duo abusant des "whohoww" et autres "Hanhan" terrifiants tant ça suinte de guimauve. Ce refrain, mes aïeux, mais stop, mais arrêtez, c’est trop mou ! The chosen ones est presque tentant, mais que c’est attendu, que c’est pauvre. Je ne suis plus très loin de la fin, allez courage. Winds of heaven a un joli piano, Andrea Dätwyler a une jolie voix, c’est sobre, mais comment dire, la ballade au piano à queue, on connaît déjà, et celle-ci n’a rien de plus pour elle que des centaines d’autres qui l’ont précédée, et pourquoi mettre ces chœurs, pourquoi ne pas en rester à la sobriété, pourquoi ce refrain idiot ? Pourquoi tant de haine ?

La lumière qui pointe au bout du tunnel, The day the falcon dies, pas meilleur, toujours aussi navrant. Lunatica ne devrait pas trop se vanter d’avoir fait paraître un tel désastre. Ça me fait penser d’ailleurs à ces espèces de zeppelins qui volent sur la pochette, tout gonflés de prétention qui finiront par se planter dans le gazon. Pire que cela, ça ne décolle même pas, ça ne fait que stagner comme une petite crotte dans l’herbe folle. Insignifiant, à oublier.

Lunatica, New shores, un beau bide de l’an 2009.



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Vincent Ouslati





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Lunatica : "New Shores"
(1/1) 21 novembre 2015




Lunatica : "New Shores"

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I like their songs. They really nailed their best in this material. - Roger Quick

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