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Limp Bizkit : "Results may vary"
A nouveau très controversé.. !

vendredi 21 novembre 2003, par Marc Lenglet, Rodrigo Sanchez

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Une fois de plus, la rédaction de pop-rock se trouve divisée à propos d’un nouvel album ! Et la formation incriminée ici n’est autre que Limp Bizkit, groupe fort controversé s’il en est. Les deux rédacteurs metal, Marc Lenglet et Rodrigo Sanchez, ont des avis fort différents sur ce nouvel opus de la bande de Fred Durst, tout comme au sujet de son prédécesseur. Et vous chers lecteurs, où vous situez-vous ?

"Enfin quelque chose d’écoutable..."

La sortie d’un nouvel album de Limp Bizkit était attendue avec impatience, par les fans comme les détracteurs. Après un dernier opus qui avait dépassé l’entendement en matière de bassesse commerciale, après le départ de Wes Borland et après l’éclosion de Linkin Park comme nouveau groupe hype du moment, on pouvait craindre le pire de la part d’un Fred Durst qui n’a jamais reculé devant rien pour se faire sa place au soleil. Linkin Park mis à part, il semble finalement que l’année 2003 soit celle d’une certaine rédemption pour les pires spécimens du rock fast-food

Le titre de l’album, Results may vary m’avait semblé de bonne augure. J’ai toujours eu un faible pour les groupes pratiquant l’autodérision, même si dans le cas présent, j’ai tout au plus des soupçons sur la genèse de ce choix. Quoi qu’il en soit, je ne m’attendais franchement pas à quoi que ce soit de transcendant de la part de Limp Bizkit. Avec la nouvelle étape dans la "pop-isation" (dans le mauvais sens du terme) de la musique hard franchie par Linkin Park, ce requin de studio de Durst ne pouvait à mes yeux que faire tout son possible pour reprendre le flambeau de cette mouvance dégénérative. Surprise, c’est l’inverse qui s’est produit. Dégoûté du star-system par sa pseudo-relation avec Britney ? On le serait à moins, mais il reste que ce nouvel album a fait le pari de revenir à un son beaucoup plus rock et d’éviter le remplissage ignoble de l’album précédent.

Bon, on se met en condition. On prend un bain d’algues, on cache tous les System of a down et KoRn qu’on a sous les yeux. On répète le mantra "Ce-n’est-pas-Fred-Durst-C’est-un-monsieur-qui-lui-ressemble-et-chante-pareil". On oublie ses notions d’anglais pour ne pas intérioriser les paroles, on se dit que tous ces petit jeunes en baggy qui vous disent que "Limp Bizkit, c’est trop d’la balle" n’ont en fait jamais existé, et on écoute. Et là, on se dit qu’effectivement, Results may vary est un très grand album, une véritable renaissance pour le groupe. Wes Borland parti, c’est le guitariste Mike Smith qui le remplace. Bien que plus classique dans son jeu, il parvient à s’imposer suffisamment pour ne pas fournir de raisons supplémentaires de détester tout le groupe.

Puis, on revient sur terre et on tente à nouveau l’expérience. Mouais, tout de suite, c’est un peu moins idyllique. Mais finalement, avec de la bonne volonté, on se dit qu’on peut se montrer magnanime pour une fois. Schématiquement, on se rend compte que beaucoup des titres de cet album sont conçus dans le même moule : introduction assez calme, presque acoustique, et montée en puissance jusqu’au refrain, bien carré et formaté pour les concerts. Pas de quoi être surpris, Limp Bizkit n’est pas subitement devenu un groupe capable de composer un album où chaque piste se différencie des autres. On retrouve quand même des pistes très bruyantes, dans la lignée des précédentes productions du groupe (le premier single "Eat you alive", ou "Gimme the mic « ) et même l’une ou l’autre déflagration hardcore ("Head to the barricade"), mais elles restent en nette infériorité numérique par rapport aux "balades" (si on peut appeler ça de cette manière). Un honnête duo rap "Red light, Green light" avec l’abominable Snoop Doggy Dog et une reprise des Who, "Behind blue eyes", assez réussie ma foi, figurent au programme. Faut-il déjà parler du Limp Bizkit brutal et purement metal au passé ? C’est bien possible, et certains le regretteront sans doute (qu’ils se dénoncent !) Il n’empêche que l’aspect plus mélodique de leur musique n’est pas foncièrement déplaisant, et que quelques uns des thèmes composés dans cette optique sont même de très bonne facture ("Underneath the gun", "Build a bridge"), du moins si on aime la balade un peu égocentrique et larmoyante. En fait, toutes ces pistes auraient pu être l’œuvre de Staind. A croire que c’est maladif, d’ici à ce que Fred Durst ne copie plus ses petits camarades, il aura passé l’âge de porter une casquette.

Deuxième surprise : Fred Durst a semblé prendre conscience que s’il continuait à considérer "Fuckin motherfucker" comme la trouvaille lexicale du siècle, et à s’ancrer dans un type de chant consistant à couiner et geindre comme une vieillarde , quelqu’un finirait un jour ou l’autre par l’abattre au fusil à lunette lors d’un concert. Du coup, sa prestation est la plupart du temps relativement retenue. N’étant pas fondamentalement dépourvu de capacités à ce niveau, cette sobriété lui et me convient d’ailleurs bien mieux. Mes tympans l’en remercient sincèrement. Là où toute lutte paraît vaine en revanche, c’est au niveau des textes. Entre les pleurnicheries nombrilistes et les actes de rébellion pré-pubertaires, on n’éprouve qu’un profond sentiment de honte pour Durst qui a du certainement bien ramer pour nous pondre tout ça. On n’est pas mécontent d’être francophones dans le cas présent, l’imbécillité profonde des paroles ne nous heurtant pas de plein fouet.

Bref, pour Limp Bizkit, Results may vary est certainement un chef d’œuvre, qui renoue avec le niveau du premier album tout en optant pour une voie plus mesurée et mélodique, plus consensuelle aussi. Sur l’entièreté de la scène metal, il est clair qu’il existe toujours un net déséquilibre entre le niveau du groupe et la place qu’il occupe depuis deux albums, mais cette fois, ces "vendus" ne méritent pas non plus quolibets et projectiles divers. Results may vary est un bon disque de rock commercial, pas franchement novateur mais qui contient tout de même suffisamment de bons moments pour que les détracteurs se laissent tenter par son écoute. Vu de quels abysses le groupe revient, il y a même matière à y voir une révolution !

Marc Lenglet

"Mais où est donc l’énergie d’antan ?"

Ainsi donc, revoici Fred Durst et sa bande de joyeux lurons, fers de lance du « neo-métal » ( mais qu’est ce que c’est que ce terme à la con ?). A écouter les grands médias traditionnels, Limp Bizkit est le futur du métal. Je suis de ceux qui pensent qu’il ne suffit pas d’avoir un mur de guitares pour faire du heavy. Ou alors Johnny Haliday fait du thrash-métal ! Et puis dire que Limp Bizkit fait du métal, c’est faire injure à des groupes comme Black Sabbath, Iron Maiden ou AC/DC. Enfin soit, c’est du positionnement marketing, passons...

J’avais apprécié leurs deux dernières salves, Significant Other et Chocolate Starfish. Sans être originaux pour un sou, ces 2 albums dégageaient une énergie inouïe et étaient un excellent exutoire après une journée de stress. C’est donc avec une certaine impatience que j’attendais la nouvelle livraison des biscuits trempés.

Ca commence plutôt bien avec la plage introductrice, un "Eat You Alive" assez énergique qui donne envie de jumper dans son salon. Malheureusement, le soufflé retombe très vite, dès le quatrième titre et un "Underneath the Gun" on ne peut plus poussif. Limp Bizkit enfonce le clou avec un "Down Another Day" soporifique. Fred Durst nous la joue rocker au grand cœur et nous aligne une quantité impressionnante de "ballades" sur l’album, à croire qu’ils ont chopé le syndrome Scorpions. Le problème, c’est que la musique de Limp Bizkit n’est plus crédible du tout car il manque l’ingrédient principal nécessaire à l’élaboration de ce genre de morceaux : l’émotion. Fred Durst a autant de charisme pour chanter une ballade qu’un pilote de bulldozer sur le chantier du tunnel sous la Manche un après-midi pluvieux d’automne.

Tout cela ne me paraît pas très crédible et sent l’escroquerie à plein nez. Cela ne s’améliore pas au milieu de l’album où l’on est embarqué dans des délires hip-hop à deux balles ("red light-green light")... A ce moment, l’envie est déjà très forte d’appuyer sur le bouton eject de son lecteur CD.

La suite de l’album est une succession de chansons d’une platitude consternante flirtant tantôt avec la pop commerciale, tantôt, au mieux, avec le rock gentil et consensuel pour adolescent boutonneux en mal d’identité. La seule poussée de fièvre est le burné "Head For The Barricade", le morceau le plus violent de l’album. Cette chanson a certainement été composée en guise d’alibi au cas où on les taxerait de vendus vu le nombre de titres mollassons et commerciaux composant l’album.

Cette galette est une vaste pantalonnade, une erreur dans leur discographie, et il y a fort à parier que l’on retrouvera bientôt Fred Durst et sa bande dans les brocantes, essayant de revendre au rabais les palettes d’invendus avec lesquels ils vont se retrouver vu la faiblesse de leur dernière production.

Si vraiment, vous voulez savoir ce qu’est un groupe de métal moderne à l’heure actuelle, je vous conseille vivement le dernier Machine Head, Throught the Ashes of Empires.

Rodrigo Sanchez



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Marc Lenglet

Rodrigo Sanchez





Il y a 15 contribution(s) au forum.

> Limp Bizkit : "Results may vary"
(1/4) 4 janvier 2005, par Marc Lenglet
> Limp Bizkit : "Results may vary"
(2/4) 4 janvier 2005, par courtney
pourquoi dire du mal du groupe que vous aimez
(3/4) 9 mars 2004, par gonzi 181
> Limp Bizkit : "Results may vary"
(4/4) 1er février 2004, par Caro




> Limp Bizkit : "Results may vary"

4 janvier 2005, par Marc Lenglet [retour au début des forums]

Vous savez lire ? Un chef d’oeuvre pour Limp Bizkit. Un peu comme on parlerait d’un chef d’oeuvre pour Francis Lalanne. Je sais, je devrais éviter les phrases de plus de cinq mots...

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> Limp Bizkit : "Results may vary"

4 janvier 2005, par courtney [retour au début des forums]

Cet album un chef-d’oeuvre , tu viens de perdre le peu de credibilité qu’il te restait Marc Lenglet, et toi qui petait le cd de Kinito prechant la bonne parole, et venir se ramenant en qualifiant ça de chef-d’oeuvre !!

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    > Limp Bizkit : "Results may vary"

    4 janvier 2005, par Bob Denard [retour au début des forums]


    Tu sais pas lire, toi, y’a deux avis sur ce disque :

    - Marc Lenglet a dit que le disque est un chef-d’oeuvre "pour Limp Bizkit". En bref, que tout est relatif : un groupe pareil faisant un super album à leur niveau, ça reste un album moyen. Il passe plusieurs paragraphes à dire qu’il faut être magnanime pour y trouver des qualités, à ce CD.
    - C’est pas Marc Lenglet qui a détruit le CD de Kinito, mais Jérôme Delvaux.

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    > Limp Bizkit : "Results may vary"

    4 janvier 2005 [retour au début des forums]


    Et toi tu perds toute crédibilité avec ton pseudo ridicule.

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pourquoi dire du mal du groupe que vous aimez

9 mars 2004, par gonzi 181 [retour au début des forums]

je ne vous comprend pas que dire de limp bizkit groupe de toute un generation.Album de merde au premier abord, il se revele tous sublime c est vrai que la bande a durst s est calmer sur le nouveau album mais n oublié pas qu’il y a un nouveau guitariste il doit trouver ses marques .Moi je dirai que c est une petite baisse de regime attendons le prochain album et la on verra au faite allez voir un de leurs concert vous verez qu il ne se sont pas calmer a+

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> Limp Bizkit : "Results may vary"

1er février 2004, par Caro [retour au début des forums]

Je trouve ce cd super ! Avec Linkin Park, Limp Bizkit est un de mes groupes préféré. J’ai leur cd et je l’écoute régulièrement.
En plus Fred Durst est trop cute avec son petit "pinch" je sais vous aller me dire qu’il est un mauvais garçons, il a plein de tatoos pis il pense juste au sexe, c’est vrai, mais sa ne l’empêche pas d’être beau quand même !!!

vive Limp Bizkit, Linkin Park et Fred Durst !

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    > Limp Bizkit : "Results may vary"

    2 février 2004, par Bob Denard [retour au début des forums]


    Incroyable : être mauvais garçon, avoir des tatouages et penser juste au sexe n’empêche pas d’être beau.

    Et aimer la bière, ça empêche, ou pas ?

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    > Limp Bizkit : "Results may vary"

    7 mai 2004, par mic [retour au début des forums]


    ouais ok, fred durst assure, limp bizkit arrache mais qu’il ne vienne pas se prétendre groupe de metal, quelle insulte pour les vrais groupe de metal et nu-metal comme koRn ou slipknot. il se la joue trop hip hop avec ses beatch et ses rolls royce. enfin je crache pas sur limp bizkit, leur deux derniers album sont des bijoux.

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    > Limp Bizkit : "Results may vary"

    27 juin 2004, par Carolina [retour au début des forums]


    "Fred Durst a autant de charisme pour chanter une ballade qu’un pilote de bulldozer sur le chantier du tunnel sous la Manche un après-midi pluvieux d’automne" dixit Rodrigo Sanchez : mais qu’est-ce qu’il y connait, Rodrigo, au pilote de bulldozer !!! Si Fred Durst a le charisme d’un pilote de bulldozer, je regrette de ne pas être allée creuser le tunnel sous la Manche avec lui !!!... sous la pluie ... et même dans la boue !!! Bon, Rodrigo Sanchez n’est pas une fille : c’est pour cela et on lui pardonnera !!!... Enfin, sérieux : dire que Fred Dusrt n’a pas de charisme !!! Qu’il n’y a pas l’émotion !! ! Attendez !!!"No one knows what it’s like to be the bad man" En le voyant et en l’écoutant (voix si troublante)on a envie de savoir !!! En tout cas je ne connaissais pas avant, et maintenant j’adore !!! "Drown" également ainsi que "eat you alive" entre autre !!! Qui dit que Fred Durst n’a pas l’air sincère ???
    A plus !
    Carolina

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      > Limp Bizkit : "Results may vary"

      29 décembre 2004, par soy un calabassine que perdo son sombrero [retour au début des forums]


      et alors ? je suis une fille et ça ne m’empeche pas de trouver que la nature a vraiment été plus que cruelle avec ce pauvre fred.... pas de voix, et en plus, ce dont en fait on se fout totalement, je le trouve vraiment laid. mais pourquoi juger un chanteur sur son physique ? vous croyez que j’écoute a perfect circle parce que james maynard keenan est canon ?? ouh la la j’aurai bien des gouts de chiotte a ce moment..

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      > Limp Bizkit : "Results may vary"

      4 janvier 2005, par Marc Lenglet [retour au début des forums]


      Oui, bon, sur No one knows what it’s like to be the bad man, on ne peut pas dire que c’est le gros Durst qui a écrit ce qu’il ressentait...

      La chanson, c’est Pete Townshend qui l’a écrite il y a plus de 30 ans pour les Who. Et elle était mieux chantée à l’époque...moins forcée en tout cas.

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