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Lamb Of God : "Wrath"
Dur, dur d’être un médiocre.

jeudi 15 janvier 2009, par Vincent Ouslati

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Le hasard fit que je pus écouter la même semaine le Wrath de Lamb Of God et Hordes of chaos de Kreator. C’est un peu comme se taper un Beaujolais nouveau et un Pauillac, l’un a le gout de banane et pique la langue, le second vous convertit à l’œnologie dans la minute. Pas de bol pour Lamb Of God, car pris a part, leur album n’est pas dégueulasse. Mais la variable Kreator est passée par là et fit élever le niveau. Pas de bol, les ’Ricains souffrirent de la comparaison et sans grands doutes, Wrath n’est vraiment que de la petite vinasse.

Je ne suis pas gratuitement cruel (hin, hin...), je constate. Lamb Of God ne s’est vraiment pas foulé, la gentillette intro acoustique, le second titre-parpaing pour faire la grosse cassure et lancer la bête, et quelle bête. C’est pas pour des prunes que je fais référence à Kreator, car ce riff suprarapide de gratte, vous le retrouvez chez les Teutons en plus efficace, sur leur Hordes of chaos millésime 2009. Dur pour commencer de paraître un gros vilain copieur. Et mauvaise copie qui plus est tant le décollage est souffreteux dans le cas de In your words... Nos natifs de Richmond offrent un titre plus que consensuel et bateau pour démarrer, c’est cruel aux oreilles une pareille banalité, vraiment cruel. Lamb Of God s’est fait connaître par son "savant" mélange de nu metal avec un peu de thrash, un peu de death, un peu de prog’ aussi parce qu’on est des types complexes et sensibles, bref, on appelle cette bouillasse du metalcore.

C’est quoi ça encore le metalcore ? C’est pas grand-chose de folichon en vérité, ça bouffe dans toutes les gamelles sans bien se décider sur le type de soupe qui leurs conviennent. "Ouais mais t’es pas cool, il est bon cet album, varié et gnagna". Beh non les filles, il est sincèrement chiant votre Wrath, il suinte la compile "Thrash 2000’s" tant les compères ont révisé jusqu’à l’année dernière les plus gros succès de la catégorie histoire de pas se planter. Et poussif avec ça, Set to fall, ben tiens, mais passe la seconde, réveille-moi un peu tout ça, on s’ennuie sévère les gringos !

Fake messiah ? Risible avec son intro de louches en alu, il n’y a bien qu’à partir de Grace, pseudo baladounette culcul la pralinette que l’oreille se tend, que les spasmes d’un petit plaisir naissant se font sentir. Restons sur Grace, vu le peu de barbaque qu’il y a à se mettre sous la canine, autant se concentrer sur les bons morceaux. Le riff est enfin excitant, rapide, ça réveille après tant de banalité, et met enfin à jour le talent de la bande qui au final n’a de défauts que son dramatique attrait pour la glande. Car, lorsque Lamb Of God veut bosser, ils arrivent à sortir du parpaing du niveau de Broken hands, ou de Dead seeds (cette guitare, mes aïeux !!).

Et après ? Après rien ou si peu, c’est convenu, attendu, barbant, on ferme la parenthèse sans grosses larmes chaudes sur les joues. Les calculs sont rapidement faits, onze titres, trois bons, huit insipides, plats et médiocres, ça fait quand même cher pour un bon EP rempli de démos pourries.



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Vincent Ouslati