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L.A. Guns : "Tales from the Strip"
Souvenirs de l’oncle Tracii

vendredi 4 novembre 2005, par Marc Lenglet

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Deux albums purement connotés hard’80 qui déboulent en même temps, c’est, suivant les affinités, un cataclysme ou une bénédiction. En l’occurrence, on venait juste de réceptionner les nouveaux bébés de deux groupes aux liens de parenté très proches, dont l’un suscitait des attentes particulière, et dont l’autre n’éveillait pas grand chose d’autre qu’un vague sentiment de corvée. Les Brides Of Destruction, super groupe formé de pointures de la scène hard de Los Angeles revenaient encore auréolés de la gloire de leur excellent premier album. Se rappelaient également à notre bon souvenir les L.A. Guns, formation de seconde zone dont la principale source de fierté résidait dans leur participation inconsciente à la genèse des Guns’n Roses, et dont la tête pensante, Tracii Guns, venait justement de partir voir si la coke n’était pas de meilleure qualité ailleurs, et plus particulièrement chez les Brides Of Destruction justement. Comme on s’y attendait, on a eu droit à un album médiocre et à un album sympathique. Mais pas là où on s’y attendait.

D’accord, d’accord, la pochette est moche. Ou plutôt, elle pourrait garnir des T-shirts hard rock de contrefaçon trouvés sur un marché gitan. Certes, c’est du hard rock à la sauce L.A. années 80, le truc qu’il est de bon ton de dénigrer pour bien prouver qu’on vit avec son temps. D’ailleurs, avec un titre comme Tales from the Strip, il n’y a aucun doute qu’on va se goinfrer un truc coincé dans une faille spatio-temporelle, un truc superficiel en forme de coffre à souvenirs pour ceux qui ne digèrent toujours pas la disparition des vestes à franges et la faillite des coiffeurs-permanenteurs de Sunset Strip.

Le choc est It don’t mean nothing, qui ouvre le ballet d’une manière tout simplement ébouriffante. Le titre est si vindicatif que je me suis retrouvé à songer à You could be mine, pièce maîtresse de leurs glorieux rejetons incestueux. Mais bon, pas de panique, on écoute les L.A. Guns ici, se dit-on d’un air entendu, et on ne devrait pas tarder à s’assoupir au son des ballades molles et des brûlots sous Prozac auxquels le groupe nous avait accoutumés. Et là, contre toute attente, c’est la claque. Enfin, la baffounette, ramenons les choses à leur juste proportion. Parce que l’album ne faiblit pas, que du contraire ! Les morceaux s’enchaînent sans temps mort, redoublant de colère, de démonstrations de force, de riffs secs comme un coup de trique, de chevelures que l’on imagine secouées énergiquement d’avant en arrière.

Pendant que Crazy motorcycle singe Motörhead avec talent, Original sin reproduit l’ambiance de night-club des bas-fonds de la côté ouest la plus crédible depuis bien longtemps, tandis que Vampire atteint des sommets dans son genre. Le départ de Tracii Guns semble ne pas avoir perturbé le groupe outre mesure, puisqu’on se retrouve ici avec l’un des meilleurs albums de toute la discographie du groupe.

Non, honnêtement, je suis soufflé. Principalement parce que je ne croyais pas ce groupe capable de grand chose aujourd’hui, mais même dans l’absolu, cet album est foutrement bon. Tales from the Strip est un album que des Guns’n Roses au mieux de leur forme auraient pu livrer voici 15 ans. A réserver aux inconditionnels du bon vieux hard rock des années 80. Pour les autres... Bah, c’est pas la musique hype qui manque pour l’instant.



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Marc Lenglet





Il y a 2 contribution(s) au forum.

ze retour des cadavres permanentés
(1/2) 4 novembre 2005, par Omok
L.A. Guns : "Tales from the Strip"
(2/2) 4 novembre 2005, par Omok




ze retour des cadavres permanentés

4 novembre 2005, par Omok [retour au début des forums]
yaba72@yahoo.fr

Yes, yes, yes,
c’est vrai qu’après leur (excellent) album de reprises, L-A Guns réalise un album qui, s’il avait été sorti en 88 se serait vendu par tonnes ! Toute la force et le sens mélodique de la crême des crêmes du "sleaze Rock" sans verser dans un passéisme lénifiant.
De leur côté, quelle déception que ce "Runaway Bride" des sus-nommés Bride Of Destruction : une sous-production, des chansons "copier-coller" et même une interpretation laissant à désirer. En outre, le plan merketing va être plus serré sans Nikki Sixx, parti depuis au pays ou l’herbe est verte de Mötley Crüe...
Une réunion du L-A GUns original est donc toujours possible !

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L.A. Guns : "Tales from the Strip"

4 novembre 2005, par Omok [retour au début des forums]
ze

Yes, yes, yes,
c’est vrai qu’après leur (excellent) album de reprises, L-A Guns réalise un album qui, s’il avait été sorti en 88 se serait vendu par tonnes ! Toute la force et le sens mélodique de la crême des crêmes du "sleaze Rock" sans verser dans un passéisme lénifiant.
De leur côté, quelle déception que ce "Runaway Bride" des sus-nommés Bride Of Destruction : une sous-production, des chansons "copier-coller" et même une interpretation laissant à désirer. En outre, le plan merketing va être plus serré sans Nikki Sixx, parti depuis au pays ou l’herbe est verte de Mötley Crüe...
Une réunion du L-A GUns original est donc toujours possible !

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