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Jelonek : "Jelonek"
Du Apocalyptica, la modestie en plus

lundi 8 décembre 2008, par Vincent Ouslati

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J’ai adoré Apocalyptica, jusqu’à Cult, qui voyait les fins finnois proposer un album avec une majorité de compos personnelles bien troussées. Après, ça s’est gâté, ils ont découverts la batterie, puis les chanteurs, puis les guests, et ont enfin carrément oublié de sortir quoi que ce soit du niveau de Cult voire à la hauteur de Reflections, qui sentait déjà un peu le sapin...

Le plaisant de la chose était ce mariage surprenant entre ces violoncelles qui faisaient quasiment tous les instruments, et des thématiques métalliques. Un mariage improbable qui m’avait séduit au plus haut point. Je cherchais depuis quelque chose de similaire mais ayant conservé la fraîcheur qui me bottait dans les premiers opus des violoncellistes du grand froid. C’est alors que je suis tombé sur Jelonek, projet solo de Michal Jelonek, violoniste et membre du groupe de heavy/thrash polonais Hunter.

Donc, ici, pas de violoncelles, mais un violon. La grosse nuance avec Apocalyptica, pas de distorsion du son de l’instrument, il est intégré tel quel au groupe composé classiquement d’une batterie et d’un duo basse/guitare. Dès l’entrée en matière du bien-nommé BaRock, amorcé par un solo de violon rejoint peu après par la batterie puis toute la clique, on est dans le bain. C’est bien de métal symphonique qu’il s’agit, pas de chanteur, pas de guest, et ça ne fait aucunement défaut. Les racines classiques sont plus que présentes, on a parfois l’impression d’écouter du Mozart qui aurait boosté son orchestre de chambre aux amphétamines. Les titres dépassent rarement les quatre minutes, mais avec les ingrédients mis à sa disposition, Jelonek nous offre de très bonnes compositions, perfectibles par endroits ce qui les rends curieusement encore plus attachantes.

L’alchimie est parfaite entre les cordes classiques et métalliques, Vendome 1212 est une petite perle au rythme entraînant, refrain superbe, Michal ne se moque pas de sa clientèle. Les fréquents changements de rythme laissent entendre que les compères ne sont pas des manchots, on navigue entre le progressif, le métal et le symphonique, voire la pop ! Certaines tonalités sont presque dansantes, Mosquito flight est un tango furieux virant quasiment au métal indus puis revenant au classique, le tout dans le même titre, surprenant, mais bien ficelé. Oui, il y a du déchet, Akka, est une mauvaise B.O. de film à grand spectacle largement dispensable et MachineHat est gonflant sur la durée, trop alambiqué. Cela reste néanmoins un bon petit disque, original, qui ne passera peut-être pas l’année, mais qui au moins ne souffre pas des mêmes boursouflures que les dernières galettes de leurs collègues d’Apocalyptica, toujours bon à prendre ma foi.



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Vincent Ouslati