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Iron Maiden : "Dance of death"
Futur grand classique !

dimanche 5 octobre 2003, par Marc Lenglet

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La danse de la mort devait être l’album de vérité pour Iron Maiden : l’occasion de vérifier si Brave new world, presque unanimement salué par la critique, avait réellement été un nouveau coup d’envoi pour la suite d’une déjà fructueuse carrière, ou simplement un ultime baroud d’honneur de la part d’un groupe qui commence bon gré mal gré à accuser son âge, et pourrait se contenter de vivre de sa légende.

Cette fois, aucune erreur n’était possible. Bruce Dickinson ayant définitivement réinvesti la place qui lui revenait de droit, on ne risquait plus de se faire influencer positivement à l’idée d’un retour attendu depuis une décennie (ceci, sans rien renier de la qualité évidente de Brave new world.

Annoncé comme un album exceptionnel, je dois reconnaître avoir été quelque peu dubitatif de prime abord à l’écoute de la première piste. "Wildest dreams", le single entendu en avant-première au Graspop, pour sympa et bien calibré qu’il soit, m’avait semblé un peu trop quelconque. Pas franchement inventif, il ne parvenait pas à atteindre les standards de qualité de l’album précédent. J’aurais sans doute du me souvenir du pas très probant "Invanders" qui ouvrait le fantastique Number of the beast...car ce "Wildest dreams" est bien la piste la plus faible de l’album, rejoignant, par son grand simplisme, des titres comme "Man on the edge". On passe directement à quelque chose de plus sérieux avec "Rainmaker". Cette piste rapide et mélodique rappelle, avec ses consœurs "Montségur" et "New frontier", les plus grandes heures de la première moitié des années 80, avec un style sans compromission, un son dur et des riffs divins dignes de l’âge d’or de la NWOBHM. A l’opposé, des titres plus prodigues en claviers comme "Gates of tomorrow" se rapprochent davantage d’albums comme Seventh son of a seventh son. On ne peut non plus passer sous silence les trois remarquables plages longue durée de Dance of death : la chanson-titre, à l’inspiration très médiévale dont le rythme s’accélère progressivement jusqu’à devenir une sorte de phénoménale gigue traditionnelle électrifiée ; "Paschendale" qui démarre de façon très minimaliste avant de se transformer en puissante charge épique, et la belle balade "Journeyman", presque acoustique. Quelques orchestrations et violons sont présents sur l’album, mais disséminés avec parcimonie, ils évitent le piège de la surenchère dans lequel tombent de nombreux groupes désireux de donner une dimension supplémentaire à leur musique.

Alors que faut-il penser en définitive de ce Dance of death ? Enormément de bien ! Il est exact que la première écoute ne convainc pas tout à fait, non en raison d’une quelconque insuffisance dans la composition ou la production, mais parce qu’on ne sait pas très bien comment appréhender l’album. Brave new world, outre le retour de Dickinson et Smith, proposait un son très chargé en claviers, très atmosphérique, et des compositions complexes à rapprocher du courant progressif. Ici, malgré la présence de chansons assez alambiquées, on amorce un retour vers un son plus classique, plus dans la veine de ce que faisait le groupe jusqu’à Fear of the dark. On hésite donc entre le plaisir quasi-physique de retrouver tout ce qui était jadis appréciable dans Maiden, et des soupçons d’utilisation de clichés passéistes. Au fil des écoutes, ce sentiment indécis se transforme en la certitude qu’effectivement, la campagne de promotion de l’album ne mentait pas : Dance of death contient peut-être bien certaines des meilleures chansons écrites par le groupe.

Riffs vicieux et arpèges mémorables (donnant lieu à de véritables prouesses des 3 guitaristes), interprétation sempiternellement époumonée de Dickinson et refrains imparables se conjuguent pour donner naissance à des thèmes très efficaces, variés, épiques ou mélancoliques, mais toujours inoubliables. Le groupe paraît uni comme jamais et heureux de jouer, et on commence enfin à sentir l’effet produit par la présence simultanée de trois guitaristes.Tout comme pour Virtual XI, une majorité de chansons semblent taillées pour la scène, et je dois admettre être assez impatient de voir mes metalleux préférés défendre leur bébé en concert. La comparaison entre ces deux albums s’arrête bien évidemment là. Même s’il est assez hasardeux de se projeter dans l’avenir, quelque chose me dit qu’avec un recul de quelques années, Dance of death pourrait bien devenir un des plus grands classiques d’Iron Maiden.



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Marc Lenglet





Il y a 7 contribution(s) au forum.

Iron Maiden : "Dance of death"-Ouf !
(1/7) 24 avril 2006, par Evil Frizou
Iron Maiden : "Dance of death"
(2/7) 23 février 2006, par Nau
Iron Maiden : "Dance of death"
(3/7) 16 février 2006, par Vehau
> Iron Maiden : "Dance of death"
(4/7) 8 décembre 2004, par Un vieux
>le retour du clan maiden
(5/7) 2 juin 2004, par kurt cobain
> Iron Maiden : "Dance of death"
(6/7) 13 avril 2004, par Le Grec
Dance of death
(7/7) 21 novembre 2003, par Vincent DESMUL




Iron Maiden : "Dance of death"-Ouf !

24 avril 2006, par Evil Frizou [retour au début des forums]

Totalement d’accord avec Nau. C’est triste mais Maiden n’est plus ce qu’il était. Dance of Death et Brave New World sont des albums longs et répétitifs. Quand on a connu La Vièrge des Fer des années 80 et qu’on a envie d’écouté du Maiden, on va pas mettre DOD mais Powerslave ou Somewhere In Time. Priest et Maiden ont tranportés le Heavy Metal pendant des années maintenant c’est au tour des Hammerfall, Gamma Ray, Primal Fear, Rhapsody, etc.

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Iron Maiden : "Dance of death"

23 février 2006, par Nau [retour au début des forums]

Ca y est... j’ai écouté ce "DOD"...et mon message sur "Brave New world" s’applique également à cet album...

Bien sûr, c’est pêchu...Mais franchement, à chaque titre, je ne pouvais pas m’empêcher de me dire : "Tiens, ça ressemble à tel ancien morceau".

Les fans me diront : "C’est le style Maiden"... Je leur réponds : "C’est le style J’ai-plus-d’inspiration-mais-je-continue."

Reconnaissons-leur au moins une légère tentative d’innovation sur "Journeyman", mais c’est bien peu.

Maiden n’est plus... Ah, qu’ils sont loin mes 14 ans...

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Iron Maiden : "Dance of death"

16 février 2006, par Vehau [retour au début des forums]

Effectivement, à la première écoute on comprend pas vraiment ce qu’a voulu faire la bande à Eddie. Les brumes de la circonspection vous entourent alors. Le premier Heavy métalleux prépubère venu (ou gâteux, c’est selon) ira sagement reposer cette déroutante galette et retourner à ses bons vieux maiden d’antan parce que ça mon petit gars c’était de la musique, crédieu !.

Tragique erreur, car passé le vraiment pénible Wildest Dreams, c’est de l’or en barre que nous sert Iron Maiden. Si Brave New World était pour moi un poil mou par endroits, Dance Of Death remet les pendules à l’heure. Comment ne pas esquisser une larme en écoutant Paschendale ou Dance Of Death ? deux longues plages épiques absolument géniales et qui méritent le statut de classiques de Maiden.
Marre de ces papys babillants convaincus que le meilleur c’était forcément avant, certes, the Number Of The Beast, c’est du grand art mais allez, franchement, ça n’aurait pas pris un petit coup de vernis ? Surtout face à cette dernière cuvée de Maiden qui sait avec talent remuer le passé tout en nous offrant de l’immortel.

Paschendale, tenez, je l’écoute tout en écrivant cette bafouille, cette intro angoissante, et ce déluge infernal qui s’ensuit avec la voix formidable de Dickinson qui est au sommet de son art.
Alors merci pour ce chef d’œuvre, qui excuse en partie une pochette..oubliable d’un point de vue esthétique. Enfin de loin et par temps de brouillard, ça passe.

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> Iron Maiden : "Dance of death"

8 décembre 2004, par Un vieux [retour au début des forums]

Même si cet album est leur plus réussi depuis 4 lustres, où est l’intérêt artistique d’écouter encore Maiden en 2004, alors qu’ils avaient tout dit dans la plus belle trilogie de l’histoire du heavy métal (Number, Piece, Powerslave) ?
Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et d’autres sont maintenant au sommet de leur art. Il est bien plus gratifiant d’écouter un Reise Reise de Rammstein (par exemple) qu’un album si bon soit-il mais dont on se dit pour chaque morceau qu’il aurait pu faire soit le 9ème titre de Number, soit le 10ème de Piece ou Powerslave, ...il y a 20 ans déja.
Chapeau quand même d’avoir su éviter le syndrome Scorpions.
Dans un genre qui ne doit plus intéresser grand monde, ils restent au top (bon sang ces 3 guitares !).

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>le retour du clan maiden

2 juin 2004, par kurt cobain [retour au début des forums]

les remarques de marc sont pertinentes le point faible de l album c est wildest dream mais apres avoir vu dance of the death en concert et avoir ecouter l album une 20aines de fois il faut avouer que des chansons commes no more lies paschendale dance of the death ou encore journeyman rivalisent avec les plus grands classiques de iron maiden

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> Iron Maiden : "Dance of death"

13 avril 2004, par Le Grec [retour au début des forums]

Moi, j’ai eu une impression mitigée au début mais même si c’est un très bon album, je n’irais pas jusqu’à le mettre dans les grands clasiques de Maiden. Pour moi, c’est un très bon album, mais pas LE chef-d’oeuvre.

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Dance of death

21 novembre 2003, par Vincent DESMUL [retour au début des forums]

Tout à fait d’acord avec la critique de Marc.
Cet album ne ma pas interpellé à la première écoute.
N’ayant pas eû énormément de temps pour l’explorer plus en profondeur, je me suis rendu assez perplexe, hier soir, au Brabanthall.
J’en suis revenu plus que convaincu. Et cet album, ce matin dans ma voiture en allant bosser, fût une illumination dans la grisaille matinale (Joli !). Dance of death et Paschendale sur scène prennent une autre ampleur.

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