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In Flames : "Soundtrack to your escape" Fuite en avant mardi 11 mai 2004, par |
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On ne parle pas assez de death mélodique sur Pop-Rock, hors chroniques express, et c’est bien dommage. Car, malgré sa brutalité extrême, ce style regorge de formations de très haute qualité, capables d’évoluer sans jamais regarder en arrière. Vous vous êtes lassés du heavy metal classique, en avez soupé du neo-metal et n’avez pas peur d’être secoués sans ménagements ? Pas de problèmes, In Flames est fait pour vous.
Jusqu’à nouvel ordre, In Flames sévit toujours dans le milieu du death metal mélodique à la suédoise, c’est un fait certain : la brutalité sans limite, la voix qui sait se faire doucereuse tout comme plonger dans des hurlements de fureur traumatisants, et les lignes mélodiques puissantes et sombres s’imposent comme autant d’éléments de filiation à ce style musical. Pourtant, ce n’est plus vraiment la même chose. Difficile en effet de nier que le groupe suédois est en train de dégraisser à fond sa musique et de la transformer en arme fatale tournée vers le futur. Les pistes sont courtes, directes, tranchent dans le vif du sujet sans se perdre en soli démonstratifs. Restent les refrains : là, pas de problèmes, ils sont la marque de fabrique du groupe depuis bien longtemps et sont à nouveau imparables. Pour synthétiser, les éléments trash et heavy qu’on trouvait sur leurs premières productions sont en cours d’évacuation, au profit d’une approche plus fortement influencée par le metal industriel et alternatif. Qu’on s’entende bien : In Flames ne s’est pas mis tout à coup à faire du Ministry. Mais le pilonnage rythmique, les nombreuses insertions électroniques, la prépondérance de l’efficacité au détriment de la pure technique témoignent d’un désir du groupe de s’éloigner de ses racines, et de jouer l’éclaireur pour une future scène extrême européenne, dont il serait le porte-drapeau (Et pourquoi pas ? Le groupe en a toujours eu les capacités après tout). Le fabuleux Reroute to remain faisait déjà montre de ces tendances. Soundtrack to your escape continue à creuser dans cette veine, avec l’avantage d’une production luxueuse derrière lui. Malgré sa hargne, le groupe n’en néglige pas pour autant les « balades », enfin... à supposer qu’un morceau aussi empreint de rancœur qu’Evil in the closet puisse être qualifié de la sorte. Plongez-vous plutôt dans l’intro trépidante de Dead alone ou dans la mélodie évocatrice de Superhero of the computer age si vous voulez retrouver du In Flames nouvelle mouture dans toute sa pureté. Comme quoi, le metal du futur, ce n’est pas que le neo-metal et la fusion (il y en a encore qui y croient ?), c’est aussi une scène extrême bourgeonnante mais riche de promesses, dont In Flames est l’un des plus flamboyants représentants. Voilà un groupe qui montre, tout comme Mayhem, Paradise Lost et bien d’autres, que même dans le domaine du metal extrême, l’évolution et l’expérimentation s’avèrent souvent payantes. In Flames est mort, vive In Flames ! |
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Il y a 4 contribution(s) au forum. > In Flames : "Soundtrack to your escape"
(1/4) 21 juillet 2005 > In Flames : "Soundtrack to your escape"
(2/4) 7 mars 2005 > In Flames : "Soundtrack to your escape"
(3/4) 24 décembre 2004, par Bruno > In Flames : "Soundtrack to your escape"
(4/4) 22 septembre 2004, par Philou, ex-fan d’In Flames |
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