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In Extremo : "Sängerkrieg"
A vos souhaits !

mardi 9 décembre 2008, par Marc Lenglet

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Sortez tambourins et flutiaux, tuez le porc et faîtes le rotir dans la grande cheminée du donjon, et partez enlever l’une ou l’autre drôlesse au village pour la fin de ripaille, In Extremo revient avec un nouvel album... malheureusement un peu moins médiéval et un peu plus metal. N’allez cependant pas croire que la formation allemande ait franchi d’un bond les siècles qui la séparent de notre époque. On en est encore très loin, et on ne peut certainement pas encore parler de Renaissance... A aucun point de vue.

On les a souvent réduit au rang d’un sous-Rammstein armé de cornemuses. Il serait plus juste d’affirmer qu’In Extremo a passé l’essentiel de sa carrière à « Métalliser » les œuvres du passé. Nombre de mélodies et de textes ont en effet tout simplement été piochés dans la tradition musicale européenne, et agrémentées de guitares-tronçonneuses et d’un chant rageur. Du coup, le combo allemand tient moins du groupe moderne aux instruments séculaires que de la horde de Goths du IXème siècle à qui on auraient flanqué des instruments électriques entre les paluches. Longtemps cantonné aux prestations dans des foires médiévales, In Extremo bénéficie depuis quelques années d’une reconnaissance plus large, qu’il doit notamment à des constructions plus ouvertement Rock et Metal qu’à ses débuts. Un choix rationnel mais qui sacrifie forcément quelques uns des éléments qui faisaient tout le charme d’un Weckt die Toten. Ainsi, et pour la première fois de son parcours, In Extremo a abandonné les langues exotiques telles que l’islandais, l’occitan, le gaélique ou le haut-allemand médiéval. Sängerkrieg est intégralement chanté en allemand moderne, à l’exception d’une piste en espagnol (En esta noche, très réussie d’ailleurs) et une en anglais (An end has a start, reprise plutôt médiocre des Editors).

D’une durée assez conséquente, Sängerkrieg traîne malheureusement en longueur et certaines compositions, très proches d’anciens titres au niveau de la mélodie principale, semblent indiquer qu’In Extremo commence à manquer d’inspiration. D’une manière générale, Sängerkrieg déçoit un peu. Non que la bande de joyeux drilles ait perdu de sa verve et de ce mystérieux pouvoir de suggestion qui donne immédiatement envie de briser des crânes à la hache, de boire de la bière au tonneau et de trousser la gueuze en grignotant de la charcuterie faisandée, mais on ne découvre rien de bien de neuf à se mettre sous la dent. Les quelques compositions réellement transcendantes ne parviennent pas à faire oublier qu’en dépit de sa bonne tenue technique, ce nouvel album ne fait finalement que réexploiter d’anciens éléments sans même tenter de leur donner un coup de lustre.



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Marc Lenglet





Il y a 1 contribution(s) au forum.

In Extremo : "Sängerkrieg"
(1/1) 14 décembre 2008




In Extremo : "Sängerkrieg"

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Tcheu, Lenglish c’est plus ce que c’était...

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