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Impaled Nazarene : "Manifest"
Satan is a punk !

dimanche 14 décembre 2008, par Marc Lenglet

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Longtemps, le black-metal a été considéré comme l’incarnation du mal dans le rock. Mais comme tout ce qui a pu être subversif à un moment où à un autre, ce courant a fini par rentrer dans le rang et, aujourd’hui, le fan moyen de musique soi-disant satanique tient plus du préado tout juste lassé de Tokio Hotel que du terroriste anti-chrétien potentiel. Toutes les formations n’ont cependant pas édulcoré leur propos, tout spécialement celles qui sont toujours restées un peu en marge des canons du genre.

A peine les défenseurs du politiquement correct s’étaient-ils accommodés du satanisme belliqueux d’Impaled Nazarene que le groupe se retrouvaient sans préavis interdits de séjour un peu partout en Europe pour de supposées sympathies nazies. Pour fournir une ébauche d’explication, précisons qu’Impaled Nazarene n’a jamais fait mystère de son orientation nationaliste, et glorifie avec régularité le courage des soldats finlandais face à l’agression soviétique durant la Guerre d’hiver de 1939. La Finlande ayant ensuite pris l’Allemagne hitlérienne comme alliée de circonstance pour récupérer ses territoires perdus, l’exaltation du patriotisme finnois serait donc assimilé à du nazisme ! L’histoire et la géopolitique expliquées aux cons, en quelque sorte. Ceci dit, Mika Luttinen et ses séides ne sont pas non plus des enfants de chœur et ont pour habitude de flirter avec les limites en toutes circonstances. Ce groupe, excessif à tous points de vue, n’en a pas moins toujours livré un black-metal tout bonnement foudroyant au début de cette décennie. Mais justement... c’était au début de cette décennie.

Il semble que l’orientation musicale du groupe suive actuellement une voie pas franchement excitante. Au diable les mélodies, les ambiances et les fioritures (déjà qu’il n’y en avait pas des masses à la base...), Impaled Nazarene est en train de peaufiner les tendances punk qui ont toujours été présentes dans son travail ; ce qui concerne tout autant une recherche forcenée du simplisme et une propension à l’ouvrir de manière aussi tranchée qu’extrême sur tous les sujets. Le principal problème, c’est que ces punks à droite toutes conservent quand même nombre de tics thématiques et musicaux d’un groupe de black-metal old-school. Et avouez qu’un punk qui en appelle à Satan toutes les deux minutes et plaque ses méchants petits riffs sur un tempo de 340 BPM, ça ne fait pas vraiment sérieux. D’autant plus qu’avec le dégraissage de l’aspect mélodique et l’esprit dépouillé et brut des nouvelles compositions, ce n’est pas peu dire qu’on s’emmerde assez rapidement, ultra violence névrotique ou pas.



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Marc Lenglet