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Helloween : "Rabbits don’t come easy"
L’imagination non plus...

dimanche 1er juin 2003, par Marc Lenglet

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La première question qui vient à l’esprit est « Mais qu’est ce que c’est que ce titre à la mords-moi-le-nœud » ? « Rabbits don’t come easy » est en fait une expression qui signifie qu’il est parfois difficile d’obtenir ce qu’on souhaite, en référence aux lapins des spectacles de magie. Si le lapin était ici un nouveau souffle ou un changement d’orientation musicale, il n’est en effet pas sorti du chapeau...

Pour l’album précédent, The dark ride, le groupe avait misé sur une ambiance quelque peu noire et oppressante pour sortir des sentiers battus. Vu le relatif échec de l’album, Helloween est revenu à ce qu’il savait faire de mieux : le power-metal énergique de la fin des années 80. Et c’est bien là que se situent à la fois le point fort et le point faible de Rabbits don’t come easy. Si vous avez été un fan du groupe de toute éternité, cet album ne vous décevra certainement pas : on y retrouve tout ce qui constitue le fond de commerce du groupe. Le rythme ultra-rapide, le batteur qui martèle les fûts comme si sa vie en dépendait, les solos de guitare « à l’ancienne », et les inévitables refrains imparables et formatés pour être repris en chœur durant les concerts. Rien que du très classique donc, vu et revu des dizaines de fois, même si, sur un titre au moins, le groupe a décidé de se lâcher quelque peu (le très surprenant « Nothing to say » tient à la fois de Led Zeppelin et de UB40 .. !).

Malgré quelques (très) timides tentatives d’insérer des sons électroniques dans les chansons, le groupe lorgne sans complexe vers son passé glorieux et tente de retrouver l’alchimie de Keeper of the seven keys. Et c’est peut-être ça le problème : la plupart des chansons sonnent « vieillot » et, entre les envolées soniques, les morceaux de bravoure et les titres bien bourrins, on a l’impression d’écouter la même chose depuis plus de 15 ans. Seuls des groupes comme AC/DC ou Motörhead peuvent se permettre de rester artistiquement figés durant une telle période sans rien perdre de leur efficacité, et Helloween n’est quand même pas de cette trempe là. Ce qu’ils font n’est pas vraiment plus mauvais qu’avant, mais on s’en lasse plus vite que des riffs d’Angus Young ou de la voix de Lemmy.

Et puis, entre nous, si vous souhaitez écouter du power-metal classique de haut niveau...c’est peut être moche, mais il vaut mieux se tourner vers le « lâcheur » Kai Hansen et son Gamma ray. Sans être foncièrement plus original, Hansen livre des albums bien plus complexes et percutants que ses ex-collègues citrouilles. Helloween, lui, se contente surtout de vivre sur sa légende, avec des albums peu imaginatifs qui oscillent toujours dangereusement sur le fil qui sépare la réussite de l’échec. Une fois de plus, cette livraison est réussie (si l’on peut dire...), mais ne renferme rien de bien original. C’est à se demander s’il faut vraiment s’attendre encore à quelque chose de spécial de la part de l’ancienne figure de proue de la scène allemande...



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Marc Lenglet





Il y a 4 contribution(s) au forum.

Helloween : "Rabbits don’t come easy"
(1/3) 10 octobre 2016
> Helloween : "Rabbits don’t come easy"
(2/3) 18 avril 2004
> Rabbits don’t come easy
(3/3) 8 septembre 2003, par arnonours




Helloween : "Rabbits don’t come easy"

10 octobre 2016 [retour au début des forums]

The band has been known for their catchy songs and lively concerts. - Gary McClure

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> Helloween : "Rabbits don’t come easy"

18 avril 2004 [retour au début des forums]

Excellent album ; au moins, quel que soit l’album d’HELLOWEEN, il y a du répondant ! Vous ne croyez pas qu’ils vont sortir un "keeper" à chaque fois ! Plus on écoute les lapins, plus on accroche. Même si Kai est un petit génie, les autres d’HELLOWEEN ne sont pas mal non plus. Tiens, d’ailleurs, en écrivant, j’écoute "skeletons in the closet"...

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> Rabbits don’t come easy

8 septembre 2003, par arnonours [retour au début des forums]

Analyse assez bien vue !
Et c’est vrai que depuis le keeper of the 7 keys II le groupe a oscillé entre album franchement mauvais (pink bubbles go ape)et pâles copies de leurs albums mythiques.
L’album le plus reussi depuis cette époque étant à mon avis "the dark ride" en 2001 (ou 2000 j’ai un doute !).
S’il avait remporté un plus franc succès l’album suivant aurait sans doute été très different.

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    > Rabbits don’t come easy

    11 mai 2004 [retour au début des forums]


    Y a pas à dire : cet album est à l’image de l’element part II de Stratovarius : bien fini ,bien produit, mais manquant vraiment de folie.
    M’étant un peu plus penché sur la discographie de ce groupe ,je dirait que malheureusement pour eu le talent est parti avec Kai hansen et le brin de folie avec michael Kiske.
    Maintenant ,l’album possède les qualités propres au genre du speed mélodique : pas trop aggressif pour les oreilles et assez efficace , un peu comme pour de la pop ,version métal.
    Donc la critique est bonne : album à conseiller pour le fan du genre.
    Pour le néophyte ,il serait plus intelligent de pencher ailleurs.
    Cela dit j’ai vraiment un faible chaque fois que j’imagine que le batteur d’helloween est un lapin . Syndrome Edguy sans doute...highspeed alien drum bunny.

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