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Hardcore Superstar : "Dreamin’ in a casket"
Réveil difficile

mardi 25 décembre 2007, par Marc Lenglet

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J’ai failli y croire. Qu’avec un groupe de la trempe des ces Suédois enragés, le sleaze-rock pouvait renaître de ses cendres. Que tout un tas de jeunes gens allaient à nouveau estimer que les cheveux longs, les putes et la coke étaient un projet de vie aussi respectable qu’un autre. Fausse alerte. Le nouvel album du gang de Göteborg ne carbure qu’à la nostalgie.

Voici deux ans, le monumental Hardcore Superstar avait résonné comme un coup de tonnerre au sein de la scène metal. Comment était-il possible, en 2005, de composer une bombe nucléaire d’un tel calibre, un album que seuls des Guns’n Roses au sommet de leur forme auraient pu livrer voici quinze ans ? Passer après ce chef-d’œuvre était par définition une tâche impossible. Car, sans être devenus mauvais, ce sixième album studio présente des Hardcore Superstars un peu fatigués. Il comporte pourtant de très bons titres (Dreamin’ in a casket ou Sensitive to the light par exemple), mais dans l’ensemble, on reste dans le domaine de l’anecdotique.

Les Hardcore Superstars n’ont pourtant rien expérimenté de particulier, n’ont pas tenté de s’acheter une conduite avec quelque chose de moins daté que ce rock hargneux tout droit jailli de la fin des années 80. Dreamin’ in a casket reprend à la virgule près la recette de l’album précédent : hard rageur et brillamment exécuté, vocalises hurlantes et philosophie de comptoir. D’où provient donc cette sensation de trop peu ? La réponse est tellement simple qu’on n’y aurait jamais pensé tout seul. On a tout bêtement affaire ici à un triste manque d’inspiration, qui s’incarne dans une volée de nouveaux titres en demi-teinte. Jamais on ne hausse les sourcils de surprise. Jamais on ne se surprend à penser que Sunset Strip en 1988, ça devait tout de même être une sacrée ambiance. Rien de très inquiétant en soi. Les baisses de régime arrivent même aux meilleurs et ce n’est pas la peine d’enterrer le groupe pour si peu, d’autant que maintenir une telle qualité était sans doute impossible. Mais passer sans transitions d’un album qui aurait fait la nique aux plus brillants dinosaures du hard du passé à un niveau qui rappelle une compilation de faces-B de Poison, ça reste tout de même dur et à avaler. Au final, Dreamin’ in a casket s’écoute sans passion, s’apprécie sans grande conviction et s’oublie aussi sec.



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Marc Lenglet





Il y a 1 contribution(s) au forum.

Hardcore Superstar : "Dreamin’ in a casket"
(1/1) 4 février 2008, par PIX




Hardcore Superstar : "Dreamin’ in a casket"

4 février 2008, par PIX  [retour au début des forums]

« on reste dans le domaine de l’anecdotique. »
Je ne pense pas.
« Et s’oublie aussi sec »
Encore moins !

Avez vous bien écoutez plusieurs fois cet album avant de faire cette critique ??
Car Dreamin’ in a casket est un album qui ne s’oublie pas comme ca !
Sophisticated Ladies, Medicate Me, Spreadin the news, ...
Cette album a une super energie, CA c’est du Hardcore Superstar dans toute sa splendeur !
Perso je ne vais pas l’oubliez d’ici peu !! xD

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