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Def Leppard : "X"
La vieillesse est un naufrage

mardi 3 décembre 2002, par Marc Lenglet

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Autrefois l’un des fers de lance de la NWOBHM (New Wave of British Heavy metal), Def Leppard semble avoir choisi d’emprunter depuis belle lurette une voie nettement plus grand public que ses illustres compatriotes Iron Maiden et Judas Priest. Compte rendu d’un album qui tient plus des Backstreet boys que de la Vierge de fer...

Def Leppard, au moins depuis le succès mondial d’Hysteria, c’est un peu le pendant britannique de Bon Jovi, échappées sprigstiniennes vers les thèmes sociaux mises à part : une formation visant davantage les adolescents en mal d’amour que les Hell’s angels. Ce nouvel album ne dépareille pas leur discographie : une succession de "power-ballads" assez similaires, agrémentées de quelques chansons plus douces. L’assimilation des morceaux est immédiate, grâce aux refrains efficaces et aux sempiternels chœurs auxquels le groupe nous avait habitué. Plutôt courtes, les différentes chansons semblent toutes avoir été conçues dans le même moule, et, à l’exception de quelques morceaux (dont le très accrocheur "Gravity"), aucune piste ne retient l’attention plus qu’une autre.

La production est très soignée et Def Leppard fait quelques concessions à l’air du temps, au niveau technique (quelques très légères touches électroniques) comme à celui du style. Et c’est bien là le problème : la production lissée à l’excès, les chansons à la durée calibrée autour de 3 minutes, les thèmes presque uniquement sentimentaux, les guitares qu’on n’entend que trop peu, le rythme très (trop) pop, tout cela laisse la désagréable impression d’avoir affaire à un très vieux Boy’s band qui aurait appris à jouer de la guitare. C’est bien simple, lors d’un blind test, je serais quasiment certain d’avoir affaire à un disque des Five (ils existent encore, ceux là ?). Difficile à avaler, un tel déculottage, même de la part d’une groupe ayant toujours lorgné sur une certaine facilité commerciale.

Si vous aimez la pop gentillette de supermarché, ce disque devrait pleinement vous satisfaire. Si par contre, vous avez toujours pensé que le hard ou le metal devaient contenir un minimum d’agressivité et/ou se démarquer un tant soi peu de la musique mainstream, fuyez au plus vite ! Certes, X n’est pas infâme ou inécoutable, mais si je suis ouvert à toute influence extérieure (rap, techno, musique classique ou World music) dans le metal, j’ai un certain seuil de tolérance vis-à-vis de la compromission de cette musique avec la pop (Pop, pris dans le plus mauvais sens du terme, c’est-à-dire Britney/N’sync). Ce seuil, Def Leppard, l’a franchi allègrement. A quand les Scorpions dans Star Academy ?



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Marc Lenglet





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