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Biohazard : "Means to an end"
L’adieu aux armes

vendredi 2 septembre 2005, par Marc Lenglet

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Ce qui fut à une époque le plus fameux groupe hardcore new-yorkais de la planète nous lègue ici son album testamentaire qui, s’il ne rentrera pas dans la légende, laissera l’impression, une dernière fois, de retrouver un soupçon du feu sacré de jadis.

Il est clair qu’au niveau thématique, Biohazard, ne se renouvelle guère, mais ce n’est pas le plus important. Depuis qu’il existe, le hardcore raconte en gros la même chose : prise de conscience de l’injustice, révolte contre le pouvoir en place, récit de la vie glauque des zones suburbaines. Les rejetons de Hatebreed continueront à construire leur carrière là-dessus, tout comme Biohazard avait repris la dénonciation socio-politique là où Black Flag l’avait abandonné.

Biohazard fait du Biohazard comme il en a toujours fait. La différence, c’est qu’après un long passage à vide, le gang a presque retrouvé le souffle incisif et destructeur qui motivait ses exactions premières. Car les hésitantes tentatives d’évolutions de la seconde moitié de la décennie passée n’avaient donné le jour qu’à des albums faiblards ou carrément anecdotiques. Ici, on est de retour au début des années 90, au beau milieu des émeutes hardcore de State of the world adress ou d’Urban discipline.

Peut-être aurait-on pu espérer quelque chose d’encore plus ébouriffant pour ce chant du cygne. Tout cela reste tout de même particulièrement binaire et un peu trop brut-de-décoffrage, avec un côté trop bêtement brutal pour pleinement satisfaire. Certes, le hardcore n’est pas spécialement destiné aux poètes et aux philatelistes, mais à ce jeu là, Sick Of It All et Hatebreed parviennent à faire preuve à la fois de plus de sauvagerie et de plus de sens mélodique. Billy Grazidei s’éparpillant à travers un milliard de side-projects et Evan Seinfeld s’étant lancé dans une respectable carrière pornographique aux côté de son épouse Tera Patrick, il y a de toutes façons peu de chances que Brooklyn vibre une fois encore de toute la fureur de son groupe le plus emblématique.



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Marc Lenglet





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Biohazard : "Means to an end"
(1/1) 26 novembre 2016




Biohazard : "Means to an end"

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