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Arch Enemy : "Doomsday machine"
La belle est la bête !

jeudi 22 septembre 2005, par Marc Lenglet

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Capable du metal le plus saignant (Carcass) comme des explosions rock’n roll les plus jouissives (Spiritual Beggars), Michael Ammot nous propose à présent la nouvelle livraison de son rejeton le plus renommé. Peu de changements au programme, mais un mélange de sauvagerie et de virtuosité qui fait toujours son petit effet.

Arch Enemy, principalement depuis le remplacement de son chanteur originel par une Angela Gossow qui ne manque pas d’arguments, est devenu l’une des formations extrêmes les plus populaires au monde. Ayant brillamment réussi la jonction entre trash et death-metal, le groupe suédois, sans vraiment chercher à révolutionner le genre, s’est imposé au fil des albums comme un groupe à la fois brutal et accessible. Doomsday machine ne marquera pas une évolution marquante dans les choix de carrière du groupe, puisqu’on y retrouve peu ou prou la même chose que sur les albums précédents. Plutôt que de brûler les étapes, Arch Enemy a décidé de consolider sa position de leader La combinaison réussie de violence et de mélodie, ainsi que la virtuosité atypique des guitaristes ont toujours été le principal gage de succès d’Arch Enemy. On retrouve ainsi sans surprise ces éléments sur les pièces les plus classiques de ce nouvel opus (Skeleton dance, le foudroyant My apocalypse) mais aussi sur certains morceaux qui se rapprochent davantage du heavy-metal (Carry the cross). Autre composition digne d’intérêt, l’instrumental Hybrids of steel, à forte coloration progressive, déploie ses arpèges imprévisibles tout au long de ses quatre minutes : le groupe y a simplement injecté tous les accords qui ne trouvaient pas leur place sur les autres morceaux, pour un résultat très imaginatif. Arch Enemy se paye même le luxe, avec Nemesis, d’un single explosif dont les lignes mélodiques, prévisibles mais superbes, n’auraient rien à envier à Iron Maiden.

En revanche, légère déception pour la prestation d’Angela Gossow. Si la voix de gargouille enrouée de la délicate Allemande est toujours aussi surprenante en soi, on aurait aimé être un peu plus secoué par sa prestation vocale, ici très convenue et stéréotypée. Si on avait l’impression, sur Anthems of rebellion par exemple, qu’Angela savait apporter quelques spécificités à un type de chant par essence assez limité, elle opère ici d’une manière aussi plate que n’importe quel butor assoiffé de sang des bas-fonds de Göteborg. Quant au contenu, lui aussi de la plume d’Angela Gossow, on ne change pas une équipe qui gagne. Hargneux et bas de plafond, les textes d’Arch Enemy n’ont guère d’intérêt en eux-mêmes, et on ne suppose d’ailleurs pas que l’objectif de la belle était de nous offrir une vue d’ensemble argumentée sur l’état du monde. Heureusement, cela n’enlève rien à la valeur intrinsèque des différents morceaux. Sur Doomsday machine, Arch Enemy semble faire du sur-place, mais il le fait avec une énergie et une habileté qui suscitent encore le respect.



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Marc Lenglet





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Arch Enemy : "Doomsday machine"
(1/1) 24 novembre 2016




Arch Enemy : "Doomsday machine"

24 novembre 2016 [retour au début des forums]

The album was a big hit. This band is really impressive. - Morgan Exteriors

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