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Ozzy Osbourne : "No more tears"
"I don’t want to change the world but I want the world to change me"

jeudi 7 janvier 2010, par Vincent Ouslati

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Je le confesse, j’ai un penchant pas franchement séculaire pour Ozzy en solo. Peu à peu, je constate naïvement à quel point ce mec, même ridicule, même showisé de la pire des manières, même aussi baveux qu’un têtard dans ses actuels et pathétiques derniers soubresauts de gloire, ce mec dis-je est parvenu à pondre durant moult années des disques foutrement bons, voire pour certains incontournables. Et totalement à l’opposé de ses aventures sabbathiennes, de créer son propre monde. Entre calvaires et mausolées, remettons-en une couche sur No more tears.

Ozzy a toujours su bien s’entourer, inutile de revenir là-dessus. Lorsque parait No more tears, le Madman avait mis la main sur un jeune imberbe blondissant. Petit génie de la guitare qui va exploser à la gueule du monde sous la mamelle nourricière d’Ozzy. Zakk Wylde, pas encore adepte de la chasse aux gros biscotos va faire ses dents sur le pas très apprécié (bien que bon) No rest for the wicked et va carrément bouffer la scène en 1991 avec la galette dont je vous cause ici. No more tears est un chef d’œuvre m’voyez, vous allez beau me juger fort présomptueux, mais si j’éprouve un plaisir malsain à dénoncer la merde, il est bien plus intéressant de tomber tête en avant sur de la vraie bonne musique. Et Ozzy se sera surpassé en ce début des Nineties, vu que le niveau est comparable si ce n’est supérieur à son Blizzard of Ozz de 1980.

No more tears profite d’un son puissant et chaud, qui n’est pas encore parvenu à vieillir. Ajoutez-y une palanquée de tubes et cela vous impose le respect face à ce crapaud geignard. D’ailleurs la première partie du disque (on appelait ça face A dans le temps...) est parfaite de bout en bout, que du classique, du rockisant puissant et bondissant, et Ozzy, très en verve y chante "bien" ( je ne peux décemment être plus dithyrambique sur la voix d’Ozzy Osbourne...).

Tout commence par ces rires enfantins au lever de Mr. Tinkertrain, que voilà une belle entrée en matière, et cette si jolie ballade qu’est Mama, I’m coming home. Celle-là, j’ai appris à l’apprécier, la jugeant sur le coup bien trop mièvre. Hors, Ozzy y est sincèrement touchant, et Wilde, forcément plus discret n’en est pas moins présent. Vous avez certainement déjà eu vent (je l’espère du moins mais il n’est jamais trop tard) de la batterie pantagruélique d’I don’t want to change the world, de la ligne de basse colossale de la chanson No more tears, de son solo de guitare sublime, même le clavier se permet d’être beau ici, un comble !

La petite curiosité serait bien Hellraiser, coécrite avec Lemmy Kilmister himself qui s’est empressé de la caser sur son bien nul March Ör die. Pas le tube de l’année mais l’intro est plutôt bien foutue, sauvant ainsi un refrain assez convenu. De toute façon, Lemmy au début des années 90 avait l’inspiration au fond des bottes. Ça s’est arrangé depuis.

Le vrai petit plaisir de No more tears, hormis bien entendu Zakk Wilde qui y est impérial, c’est la basse, très présente et pour le meilleur qui plus est. Bien sur elle est l’épine dorsale du morceau-titre, pas rien déjà, mais sur Zombie stomp, elle est encore à l’honneur. Chapeau bas à Bob Daisley, qui a donné sur cet album une autre gueule au jeu de basse, souvent médiocrement considéré derrière la guitare ou la batterie. Vrai qu’Osbourne en solo n’est plus dans le heavy pur et dur initié en partie par Black Sabbath, et on peut qualifier sa tournure musicale de Metal FM sans aucunement le dévaloriser. Il rend justement sa musique plus accessible sans la rendre moins travaillée. A quoi bon critiquer telle démarche si ça fonctionne et si l’on obtient une telle qualité ?

Tout n’est pas parfait cependant, mais Ozzy a fourni à sa nouvelle créature tous les atouts pour en faire un must, qui écrasait avec une formidable aisance le vieux Sab’, ce dernier attendant la fin de bouderie de Dio pour refaire (un peu) parler de lui. Mais vraiment rien de comparable avec ce disque, un pic de créativité et de feeling dans la carrière de notre Ozzy, un sacré gros pilier, élégant et monumental, à ne jamais oublier.



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Vincent Ouslati





Il y a 1 contribution(s) au forum.

Ozzy Osbourne : "No more tears"
(1/1) 12 janvier 2010, par Nunu




Ozzy Osbourne : "No more tears"

12 janvier 2010, par Nunu [retour au début des forums]

No More Tears, la chanson, quelle tuerie ! Tout Zakk Wylde en 7mn et quelques... C’est soulageant de voir qu’il y a à nouveau un peu de "metal" sur pop-rock avec Ouslati.

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