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Fu Manchu : "In search of..."
Trois petits points...

mardi 14 septembre 2010, par Vincent Ouslati

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Pas bien sympa de causer de Fu Manchu en passant par son plus mineur rejeton. In search of... est en effet un album fort nul et qui bien que comportant quelques gras riffs dont le groupe a le secret, n’en est pas moins très tarte. Toujours sur la route, nos immortels du stoner qui recyclent la guitare pesante depuis plus de vingt ans n’ont pas vraiment à s’enorgueillir de cet album qui de fait porte bien son nom, et ses trois petits points...

Après un très encourageant Daredevil, Fu Manchu est déjà au bord de l’implosion, les divers membres sentant des envies d’ailleurs. Mark Abshire puis la paire Eddie Glass/Ruben Romano se tirent et montent à eux trois le projet Nebula. Mais avant la disparition de 75% du groupe originel, Fu Manchu a (malheureusement) le temps de pondre un autre disque... Qui s’avère être bien faiblard. Des plans de guitare ultra pompés, des morceaux qui s’enterrent avant même d’entamer le décollage, c’est fou à quel point des musiciens ont l’air de parfois se faire chier en studio.

C’est tout le curieux du genre que d’offrir des morceaux d’une lenteur effarante tout en donnant une sensation de puissance incalculable. Car le stoner implique un rythme lent, c’est entendu, mais ne renie aucunement une énergie que Fu Manchu n’ira pas cacher dans les années qui suivirent... et qui précédèrent. Point d’énergie ici, ou alors on la cherche encore, référez-vous au pataud Missing link pour le constater. Ça ronfle beaucoup, et ça oublie de mettre le réveil.

Quand même bien aidé par le "Dieu Pétard" Brant Bjork à ses débuts (il produira leur premier LP No one rides for free en 1994 suite à son départ de Kyuss), il est clair que Fu Manchu ne cherche jamais à révolutionner quoi que ce soit, alors on joue deux tons en dessous comme Tony Iommi parce que tout le monde le fait et on se rapproche le moins possible d’une quelconque notion de rapidité. Sur ces points, In search of... remplit son contrat.

Là où clairement ce disque fut bâclé et donc jouit aujourd’hui du peu de considération qu’il mérite, c’est au niveau des compositions, binaires et plates comme des limandes, et du manque de gnaque du groupe, les cerveaux étaient partis à la pèche, et le reste a mis le mode auto. Brad Davis tente bien de rendre cohérent les quelques fulgurances qui lui viennent mais lorsque le reste de la bande glande sur les hamacs, pas évident de faire rêver le teenager. Depuis, Fu Manchu a su remettre à niveau son stoner un poil basique mais efficace, et In search of... restera un creux artistique comme il y en a parfois dans une carrière. Bjork sauvera encore ce qui peut l’être en intégrant pleinement le poste de batteur pour l’album suivant et tiendra les baguettes durant pas loin de cinq ans. Avec de nouveaux bretteurs pas manchots, Fu Manchu reprendra quelques couleurs sous le soleil californien, jusqu’à aujourd’hui.

On m’enlèvera par contre pas de l’idée que, globalement, ça vaut pas Kyuss...



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Vincent Ouslati





Il y a 4 contribution(s) au forum.

Fu Manchu : "In search of..."
(1/1) 14 septembre 2010, par kozmik




Fu Manchu : "In search of..."

14 septembre 2010, par kozmik [retour au début des forums]

Le stoner-rock tourne sur lui-même depuis la mort de Kyuss. Le scorpion se mord la queue. Difficile de trouver des albums vraiment enthousiasmants dans le genre et la production discographique de Fu Manchu ne déroge pas à la règle. Leur musique n’est pas à la hauteur de l’art-work de leurs disques même si le groupe à encore la patate sur scène. J’ai beau passer au tamis les set-list des Webzines spécialisés stoner, je ne découvre jamais de disques réellement emballants. Des disques du niveau du 1er Queens of the stone age en 1998. Seul le "Coping with urban coyote" d’Unida, un disque découvert il y a peu, qui date déja de 1999 sur le mythique label Man’s Ruin, me comble totalement. Apparement on peu situer l’age d’or du style entre 1998 et 2000. Si des lecteurs de Pop-Rock connaissent des albums vraiments exaltants en stoner qu’ils laissent un petit com’ en dessous du mien.

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