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Deep Purple : "Slaves and masters"
Sous-Rainbow

jeudi 14 octobre 2010, par Vincent Ouslati

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Il fallait bien un jour que je râle sur un album de Deep Purple, ce sera chose faite ici. Dur à croire, je le concède, il fallut dénicher dans la conséquente discographie le petit bâtard, le pouilleux honteux, malodorant. Ah, ne croyez pas que vouer un culte à tel ou tel groupe n’épargne pas quelques éveils de lucidité de temps à autre. Pour ce Slaves and Masters cuvée 1990, le gros souci est tout con, ce n’est PAS DEEP PURPLE !!

Les premiers albums avec le mièvre Rod Evans étaient sauvés par l’excuse de la jeunesse et la simple impression que quelque chose allait sortir de ces morceaux parfois trop mignons pour être honnêtes. Gillan est apparu et l’animal a rué dans les brancards de la manière impétueuse que l’on connait. Puis Coverdale/Hugues ont fait changer le cap en offrant une vue différente mais néanmoins follement excitante, il suffit d’écouter Burn, voire même Stormbringer, pour s’en convaincre.

Puis Blackmore a fait son Blackmore, il s’est donc tiré, a fait la gueule, est revenu, a fait la gueule encore plus, mais c’est un saltimbanque, notre Ritchie, et son caractère pourri ne peut occulter un génie de composition indiscutable. Et nous voila en 1990, où en sommes-nous chez Deep Purple ? Il y eut une reformation, tout ce petit monde estampillé Mark II (l’age d’or, blablabla) est de retour et c’est bon, fort bon. Mais cela ne dure point, alors Joe Lynn Turner débarque et les fans de Rainbow commencent à se frotter l’entrejambe avec délectation : au revoir Deep Purple, bonjour Deep Rainbow. Ancien de l’arc-en-ciel, ancien itou de chez Malmsteen, ce qui fait pas mal sur tout bon C.V. qui se respecte, Turner est engagé en lieu et place du pauvre Gillan, une nouvelle fois foutu à la porte.

Arrive donc le moment où je m’énerve. Je n’aime pas cette alliance qui semble contre-nature, sale et bizarre. La production est affreuse, non par sa qualité (c’est pas Born again non plus et là, ni vu ni connu, je viens de vous caser un lien sur un disque que j’adore et je ris gras), non cette production est affreuse par son nivellement FM bas de gamme, étouffant la moindre étincelle, gommant toute aspérité, bref foutant en l’air tous mes espoirs.

Deep Purple ne sonne pas comme tel, ne s’entend plus, je ne reconnais qu’avec grand-peine tout le background du Pourpre, lisse, passé à la moulinette, que dis-je, la broyeuse, ouais !! Non pas que je hais le style défendu par Rainbow notamment, ce hard-rock très mélodique, moins méchant et peaufiné de maladive manière.

Mais étant donné que je juge la meilleure période de Rainbow justement placée du temps de Dio avec notamment le superbe Rising, il m’est bien difficile de m’exciter devant ce Slaves and masters d’une parfaite platitude, bourré ras la glotte de morceaux moches et sans goût, chiants, identiques. C’est affreux, c’est pas Deep Purple, Paice semble endormi, Lord fait des ronds de jambes popisants du pire effet, Blackmore a perdu toute imagination et ressort des plans de guitare en les simplifiant au maximum. C’est de la merde ? Qui a dit ça ? Moi, ah oui, je l’ai dit, je maintiens.

Nul doute que de nombreux fans de Rainbow (années 80 pour spécifier) sont allés se jeter sur cet hybride repoussant et ont crié au génie devant tel croisement. Moi, je hais ce disque, et n’en déplaise au pauvre Turner, chanteur potable sans plus et de fait incompatible avec tout ce qui fait Deep Purple, je ne peut supporter cette tripotée de rock pour minettes. De Rainbow, je l’aurai accepté, de Deep Purple, c’est impardonnable. Allez écouter The battle rages on, car même mal accouché, c’est deux stratosphères au dessus de cette chose.



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Vincent Ouslati





Il y a 82 contribution(s) au forum.

Deep Purple : "Slaves and masters"
(1/1) 14 octobre 2010




Deep Purple : "Slaves and masters"

14 octobre 2010 [retour au début des forums]

ça n’est pas seulement depuis "Slaves And Masters" que quelque chose cloche chez Deep Purple, mais c’est dès la reformation du MKII en 1984 et le décevant "Perfect Strangers" qui a suivi (malgré son relatif succès médiatique et auprès des fans les plus aveuglés), que Purple a perdu son âme.
la plus grosse partie du public a cru reconnaître son groupe fétiche tel qu’il était dans sa seconde mouture en 73, mais musicalement et soniquement ça n’avait plus grand chose en commun ! il n’y a juste que le nom des musiciens qui pouvait faire illusion.
déjà en 82 après l’album "Magic", Gillan est éreinté vocalement et lorsque après sa pause (de courte durée) il enregistre "Born Again" en 83 puis sort de tournée avec Black Sabbath début 84 dans la foulée, sa voix ne sera plus jamais la même. et pour cause ! elle est défintitivement bousillée !
et ça s’entend même très bien à partir de "Perfect Strangers" et les albums suivants, dans lesquels il fera quantité d’overdubs pour servir de cache-misère ! (mais ça ne trompera pas les connaisseurs !).
Lord lui n’a plus sa dextérité d’antant, le son de Blackmore a changé depuis ses 2 ou 3 derniers albums avec Rainbow et la batterie de Paice n’est plus aussi légère qu’auparavant (le mixage façon 80’s y est aussi pour beacoup !).
quand aux compositions, elles ne font pas grimper aux rideaux ! (l’inspiration n’est plus ce qu’elle était dans les 70’s).
et par dessus tout, lorsque l’on connait ce qui a conduit à l’éviction de Gillan et Glover en 1973, le scénario ne pouvait que se reproduire une seconde fois vu les frictions entre Gillan et Blackmore et le caractère ombrageux et les sautes d’humeur de ce dernier ! tout ça était prévisible.
donc changement de chanteur ou pas, ce "Slaves And Masters" est aussi médiocre que "Perfect Strangers" ou "The House Of Blue Light" !
malgré des hauts et des bas, Deep Purple fut impérial entre 1968 et 1976.
depuis 1984 il n’est que l’ombre de lui même.

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