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Warhead : "The day after"
Sacrés Belges !

mardi 28 septembre 2010, par Vincent Ouslati

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Je m’étais amusé il y a quelques temps à replonger dans le heavy metal Made in belgium des années 80 (voir ici) et en avait extrait un groupe parmi la ribambelle qui me semblait plutôt bien couillu, il s’agissait de Warhead. Le motard infernal devait produire un second album avant de disparaitre dans les limbes de la production métallique belge. The day after reprend grosso modo les choses où elles en étaient et si pas forcément mieux que son prédécesseur, il est suffisamment bien fait pour qu’on en cause un peu.

Même le squelette en mobylette est toujours là, cette fois hideuse apparition dans les restes d’une explosion que je crois nucléaire. Warhead sans avoir pu débloquer plus de thunes dans la production qui reste sommaire (Patrick "The Beast" semble chanter dans les escaliers de secours d’un HLM avec un sale écho pas du tout prévu) maintient cependant son credo d’un heavy rapide et mélodique. Le très pêchu Legions of hell en ouverture reste dans la même veine que pour le premier opus, avec ce petit passage rappelant le démarrage en trombe d’une moto, clin d’œil sympathique qui aurait pu faire office de gimmick officiel si l’aventure s’était poursuivi.

Les introductions se veulent teintées d’ambiances démoniaques, lourdes et laissant juste derrière un déluge de guitares s’envolant à Mach 1. "The beast" chante sur Evil of night à la manière d’un Bruce Dickinson croisé avec Ronnie James Dio (paix à son âme...) atteint de la grippe, mais il s’en tire globalement pas mal, voire carrément bien sur les refrains, accrocheurs au demeurant. Les soli de guitare restent artisanaux et on sent de prime abord que les gars atteignent en ce moment le maximum de leurs capacités et que leur demander plus serait vu comme une tentative de meurtre, pas de quoi s’affoler cependant, ça tient la route.

Si Warhead sentait un peu plus Motörhead qu’Iron Maiden auparavant, on se rapproche désormais de Black Sabbath au niveau de la lourdeur, étrange combinaison de riffs mammouths et de rapidité d’exécution impressionnante, nos Belges sont de fait déchainés sur The Day After qui bien que basique fait toujours son petit effet.

Black time renvoie à Iron Maiden sans jamais pomper les cousins britons, le groupe s’est définitivement échappé de cette masse d’influences qui les rendaient un peu trop communs. Chaque composition est bel et bien personnelle, plus de confiance en soi et en son boulot, et cela s’entend. La power ballade Last night est une preuve de cette liberté nouvelle, même si le chant est un peu ridicule et la montée en puissance pas totalement maitrisée, ça reste plaisant d’autant que la seconde moitié agrémentée de guitares hachées relève sacrément la sauce.

Fall out met en avant une basse groovy du plus bel effet avec un riff solennel qui s’envole au bout de quelques secondes, surprenant mais incontestablement bon, ce riff qui se meut en solo aérien, la batterie qui maintient un rythme lent pour cet instrumental et accessoirement le dernier titre du dernier album de Warhead. On regrettera qu’il n’y ait pas eu de suite à ce disque, tant le groupe semblait en mesure d’offrir encore plus si on lui avait donné les moyens de ses ambitions. Reste The day after, dernier témoignage du heavy/speed metal de Warhead qui malgré les années et le son franchement moisi vaut vraiment le détour.



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Vincent Ouslati