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Ozzy Osbourne : "Blizzard of Ozz"
On the Rhoads again

vendredi 26 décembre 2008, par Vincent Ouslati

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Savoir s’entourer, dénicher la perle rare qui va vous faire exploser les charts, c’est un don. Ozzy, qui s’est tiré de chez Black Sabbath en 1978, la propriété exclusive de Tony Iommi, aura dans sa carrière solo pu profiter de son gros carnet d’adresses, bourré ras la gueule de musiciens parfaits pour occulter de temps à autre ses baisses de régime et ses montées de speed. Randy Rhoads, petit prodige éphémère de la guitare aura en l’espace de deux disques lancé la carrière solo d’Ozzy, un partenariat et une amitié que le Madman n’oubliera jamais.

Si le line-up ozzien le plus glamour reste certainement la triplette des années 2000 avec Mike Bordin (Faith No More), Zakk Wilde (Black Label Society) et Robert Trujillo (Suicidal Tendencies, Infectious Grooves, Metallica aujourd’hui), les débuts de la carrière solo d’Ozzy Osbourne auront été marqué par une comète, un de ces gratouilleux extraterrestres qui apparaissent de temps à autre sur la surface de la planète et disparaissent aussi rapidement qu’ils sont apparus. Ozzy, même avec les narines pleines de poudre, a toujours le nez assez fin pour repérer ces énergumènes supra-talentueux et les incorporer dans sa petite bande. Ce sera le cas pour Randy Rhoads.

Après avoir une nouvelle fois claqué la porte de chez Black Sabbath en 1978, Ozzy cherche à édifier son œuvre personnelle, il est temps de recruter la fine équipe qui répondra à ses ambitions volatiles. Pas évident pourtant de se relancer après avoir été membre d’un des groupes les plus importants des années 70. Comment rebondir avec un bagage aussi pesant sur le dos ? Surtout pour un type dont les capacités intellectuelles se noient régulièrement dans tout un paquet de saloperies. Ne parvenant pas à trouver ce qu’il souhaite en Angleterre, notre dépressif en poudre se tire à Los Angeles pour entamer des auditions. Si les candidats se bousculent, rien ne fait frémir les naseaux du monsieur qui est sur le point de repartir. Là, l’histoire se fait plus floue, on ne sait pas bien si la rencontre s’est fait au cours d’une audition, dans un bar, dans un hôtel, mais peu importe, Ozzy finit par tomber sur Randy Rhoads, jeune guitariste de Quiet Riot. Le courant passe bien entre le petit gratteux et le sataniste brumeux. Randy offrira même les services de son compère Frankie Banali en tant que batteur, mais la maison de disques refuse, ayant un quota de musiciens non britanniques à ne pas dépasser.... Maudits quotas. Banali, futur membre de Quiet Riot et lui aussi petit prodige dans sa spécialité se rattrapera plus tard en intégrant W.A.S.P. dans ses plus belles années, celles des The headless children et The crimson idol. Sony lui trouvant le reste de la bande soit Lee Kerslake de Uriah Heep et Bob Daisley de Rainbow, Osbourne a maintenant de quoi préparer sa petite revanche face à un Black Sabbath en bonne forme avec l’arrivée de Ronnie James Dio au chant.

Blizzard of Ozz, c’est le “Randy Rhoads Show” du début à la fin. Si l’on souhaitait mieux à l’époque, il fallait débaucher Eddie Van Halen pour le feeling et Malmsteen pour la technique. Bien que Randy n’en fasse pas autant dans le branlage de manche que le Krisprolls poilu, il n’en conserve pas moins de fortes influences néoclassiques, qui explosent sur ce premier opus. Habité, varié, Blizzard of ozz est l’album parfait du Madman. Face au jeu de guitare, le reste fait presque pâle figure, écrasé par tant de talent, broyé par la technique et le style de Rhoads. Le jeunot nous fait le grand huit, glissant aisément de riffs inventifs en soli fabuleux, reconnaissables, intemporels. Loin de se la jouer en grosses démonstrations pesantes, il a assez de retenue pour offrir aux oreilles juste ce qu’il faut de technique, juste ce qu’il faut de travail, en enrobant le tout d’un parfait sens mélodique. Sa démonstration sur I don’t know ? Bluffante. Et ce riff d’entrée de Crazy train, couplé avec les rires diaboliques d’un chanteur nettement plus à l’aise dans son suaire, c’est pas de l’anthologique en barres ? Ce n’est pas un simple album de heavy metal avec de la grosse batterie poumpoum et des guitares qui solisent à tire-larigot, il n’est pas évident de définir ainsi Blizzard of ozz. Prenez Goodbye romance, avec son tempo lent, sa guitare mélancolique, la voix presque touchante d’Ozzy. Une jolie ballade, portée par des cordes aériennes, ça sonnera clichesque pour certains, daté pour d’autres, mais mettez-vous ce solo de toute beauté dans les oreilles, oubliez le synthétiseur atroce en fin de parcours (mort aux synthés !!!), et il sera bien difficile de ne pas voir là-dedans un petit bout de merveilleux.

D’ailleurs, l’on revient bien vite à des choses plus pesantes avec le monstrueux et controversé Suicide solution. Monstrueux par sa puissance, mid-tempo enragé, refrain écrasant, tout d’un tube. Et controversé car cette "ode" au suicide vaudra à Ozzy quelques problèmes avec les tribunaux. Mais le pépère est habitué. Mr. Crowley et cette ambiance sombre, la voix possédée, et cette guitare, omniprésente encore une fois. Une guitare coupable d’un solo néoclassique d’une beauté indémodable. Vous noterez que j’en fais des tonnes dans l’hommage à Randy Rhoads, mais que voulez-vous j’ai mes faiblesses... Car il faut bien admettre que cet album n’aurait jamais eu la même saveur avec un autre guitariste. Ce sont bien ces cordes dégoulinantes de feeling qui font de ce coup d’essai solitaire un incontournable des années 80, et la parfaite douce vengeance face aux anciens camarades moustachus du Sab’. Pour ce qui est de l’ambiance, le ressenti est très partagé ici. Moins pesante qu’avec Black Sabbath, dont le seul lien de parenté est finalement Ozzy Osbourne, la mélancolie dépressive de Mr Crowley et de Revelation est contredite par la folie de Crazy train ou de No bone movies, nettement plus rock’n’roll. Pourtant, la jonction entre les différentes plages est fort bien menée, la relative hétérogénéité que l’on perçoit au premier abord est noyée dans ces satanées parties de guitare, tenant parfois du surnaturel.

Curieusement, il m’a fallu du temps pour apprécier le taff d’Osbourne en solo, alors que je ne supporte toujours pas la période Dio de Black Sabbath, qui est, pour moi je le précise, tout sauf du Black Sabbath... C’était l’association entre cette voix anti-mélodique et les riffs en béton de Iommi qui ont donné au groupe toute sa particularité. Si vous jetez à la poubelle l’un de ces éléments, la machine se fout en l’air. Ozzy, bien que complètement à l’ouest, n’a rien perdu du peu de voix qu’il avait, et l’alchimie entre lui et le gratteux néo-très classe est nettement plus convaincante que du côté de son ex-groupe. Après un très bon Diary of a madman la même année, preuve de la belle motivation qui animait alors notre croqueur de colombes, Un stupide accident d’avion viendra mettre un terme à l’association entre Randy Rhoads et Ozzy Osbourne en 1982. Rhoads n’avait que 25 ans, Ozzy retombera dans une profonde dépression et ne proposera rien d’aussi percutant avant quelques temps. Les virtuoses de la six cordes ne pouvant se remplacer aussi aisément, ce seront Jake E. Lee puis Zakk Wylde qui offriront successivement leurs services au Madman. Jake E. Lee sera impérial sur The Ultimate Sin en 1986 (ce disque s’est étonnamment toujours fait dézinguer par les critiques et par Ozzy lui-même), Wylde fera parler de lui en 1991 avec No More tears. D’autres époques, d’autres guitar-héros, doués dans leur genre. Mais Rhoads restera inégalable, tant son jeu était en accord avec les délires d’un Ozzy Osbourne alors au fond du trou. Un Ozzy qui n’a jamais vraiment digéré la disparition de son petit protégé, bien conscient que ce type avait de l’or dans les mains, et de la virtuosité collée au manche.

Pour ceux qui souhaitent réellement se rendre compte de ce que fut l’alliance Rhoads/Osbourne, le Tribute (to Randy Rhoads) de 1987 est indispensable.



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Vincent Ouslati





Il y a 7 contribution(s) au forum.

lo siento si using ew58u
(1/6) 19 avril 2009, par Peksraluale
Ozzy Osbourne : "Blizzard of Ozz"
(2/6) 30 décembre 2008
Ozzy Osbourne : "Blizzard of Ozz"
(3/6) 27 décembre 2008, par Marie-mylène de Cressange-Miro
Ozzy Osbourne : "Blizzard of Ozz"
(4/6) 27 décembre 2008, par Marie-Mylène de Cressange-Miro
Ozzy Osbourne : "Blizzard of Ozz"
(5/6) 26 décembre 2008, par Lemmyke
Ozzy Osbourne : "Blizzard of Ozz"
(6/6) 26 décembre 2008




lo siento si using ew58u

19 avril 2009, par Peksraluale [retour au début des forums]

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Ozzy Osbourne : "Blizzard of Ozz"

30 décembre 2008 [retour au début des forums]

la discographie du père Osbourne, c’est de la daube éculée.
quand on voit qu’en seulement 3 albums avec G/Z/R, Geezer Butler a
sorti 3 bombes exceptionnelles, on se dit qu’Ozzy a perdu son temps
pour rien

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Ozzy Osbourne : "Blizzard of Ozz"

27 décembre 2008, par Marie-mylène de Cressange-Miro [retour au début des forums]

L’intro de Mr Crowley, c’est l’arrivée de la soucoupe dans la soupe au chou ou le gendarme (je ne sais plus).

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Ozzy Osbourne : "Blizzard of Ozz"

27 décembre 2008, par Marie-Mylène de Cressange-Miro [retour au début des forums]

Grand album, grand guitariste surtout. Mais l’intro de Mr Crowley rappelle insupportablement l’arrivée de la soucoupe dans la soupe au chou ou le gendarme (je ne sais plus).

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Ozzy Osbourne : "Blizzard of Ozz"

26 décembre 2008, par Lemmyke [retour au début des forums]

Une fois encore, une excellente critique - et un bel hommage à RR. Perso, j’ai un petit faible pour Diary (Over the mountain, S.A.T.O et Diary of a Madman sont pour moi des morceaux hallucinants), mais bon, ces deux albums constituent un tout indissociable. J’aime également beaucoup les deux albums avec Jake E Lee, j’apprécie ’No Rest...’, puis, curieusement, j’ai décroché.
Ceci étant dit, j’adore également les disques du Sab’ avec Dio. Mais ça , c’est une autre histoire...

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Ozzy Osbourne : "Blizzard of Ozz"

26 décembre 2008 [retour au début des forums]

Pour moi c’est le contraire ! jamais pu blairer Ozzy avec Sabbath ou en solo ! c’est justement le fait qu’il soit anti-mélodique au possible et qu’il ne sache pas chanter (à l’inverse d’un Dio ou même d’un Tony Martin qui ont bien plus de voix et de feeling) qui me gonfle. un Randy Rhoads ou un Zakk Wylde n’y changera rien ! d’ailleurs, je trouve que ces gratteux branleurs de manche sont surcôtés ! préfère de loin un Buck Dharma ou un Mel Galley qui n’en font pas des tonnes et qui restent talentueux et discrets !

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    Ozzy Osbourne : "Blizzard of Ozz"

    28 décembre 2008, par Lemmyke [retour au début des forums]


    Il est clair que dans un Whitesnake, par exemple, je préfère largement un Galley ou un Marsden à un Sykes ou un Vai, par exemple. Mais j’imagine mal un disque solo d’Ozzy sans ’schredder four’ ;-)

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