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Led Zeppelin : "Coda" Qu’on en finisse... lundi 4 avril 2011, par |
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Coda n’a aucun intérêt, franchement aucun, on ne pourrait même pas lui sauver sa pochette d’un graphisme effroyablement mesquin, ni le fait qu’il présente quelques nouveautés. Coda n’a aucune raison d’être, puisque le groupe dont il se voudrait un certificat de décès a clamsé il y a déjà deux ans. Ce n’est pas non plus le genre de bouquet à déposer sur la tombe... Coda, c’est juste le néant après l’absolutisme.
A la rigueur, ce pourrait être un constat. Led Zeppelin est mort et le monde continue de tourner, il en a toujours été ainsi. Le groupe a vécu les années 70 et n’avait pas de raison d’être dans les années 80, qui appelaient à autre chose. Les prouesses guitaristiques, les soli de batterie interminables, les relents de démonologie, tout cela se noyait dans l’émergence des keupons et des générations perdues. Voyez Led Zeppelin à Knebworth en 1979, c’est pathétique. Leurs accoutrements déjà faisaient peine à voir, Bonham bedonnant qui ronfle derrière sa batterie, Page squelettique dans une chemise trois fois trop grande, noyée de sueur, et qui s’accroche à sa guitare sans pouvoir ne serait-ce qu’en extraire le dixième de ce dont il était capable. Robert Plant lui aussi a changé, le cheveu se maintient blond et long, mais le visage est désormais celui d’un homme mur (il n’avait pourtant que 31 ans) et la chemise noire à pois blanc est du plus mauvais goût. Quant à Jones, affublé d’un complet veston blanc et pattes d’éph, on ne le voit presque plus, perdu qu’il est dans le brouillard d’indifférence qu’il affectionne. En à peine dix ans, il faut constater la déchéance spectaculaire de ce groupe majeur, son incapacité à poursuivre et sa chute dans la déprime et les drogues. Il est détruit, cela se voit, cela s’entend, et a perdu cette aura divine qui les faisait mettre genoux à terre à leurs concurrents, à leurs détracteurs. Coda ne dit rien de cela, vu que les titres proviennent de sessions antérieures, parfois grossièrement réarrangées par Page. Les versions live de We’re gonna groove ou de I can’t quit you baby ne sont pas folichonnes, les plus énervés Walter’s walk et Wearing and tearing provoquent un soupçon d’intérêt, mais cela passe bien vite. Et ce solo de batterie enregistré au festival de Montreux, censé rendre hommage à Bonham... Il n’est ici que par politesse, rien de plus. De chutes de studio en partitions oubliées (et oubliables), ce disque est donc un néant musical, et on a de la peine à croire qu’il devait endiguer la profusion de bootlegs vu son niveau fort médiocre (il a la gueule d’un fake d’ailleurs...). A peine recommandé aux adeptes absolus pouvant de préférence investir dans le fabuleux How the west was won. Paru en 2003, cet hommage en concert et en trois galettes reflète lui parfaitement ce qu’a été Led Zeppelin, de son vivant... |
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Il y a 2 contribution(s) au forum. Led Zeppelin : "Coda"
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