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Iron Maiden : "The number of the beast"
Pacte diabolique pour le succès

vendredi 17 février 2006, par Marc Lenglet

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Les deux premiers albums de la Vierge de fer n’avaient pas suscité un enthousiasme délirant au sein des hordes de métalleux du début des eighties. A partir de Number of the beast, et pour près d’une décennie, Iron Maiden deviendrait le groupe de heavy metal par excellence, le véritable symbole de la renaissance de ce courant après quelques années riches en tentatives de faire table rase du passé.

A l’une ou l’autre exception près, Iron Maiden et Killers étaient principalement constitués de morceaux simples et directs, parfois curieusement proches du punk, et soutenus par un chanteur, Paul Di’Anno, dont la hargne intempestive ne parvenait pas à masquer la dramatique absence de charisme. Profitant du manque de succès du faiblard Killers, Steve Harris débarqua son malheureux frontman et le remplaça par le bien nommé Bruce "Air-Raid Siren" Dickinson, vocaliste du méconnu Samson.

Entre ces deux fortes têtes, l’osmose fonctionnera au-delà de toute espérance. Les talents de composition de Steve Harris se mettront au service de la passion de l’histoire et de l’occultisme de Dickinson, les constructions musicales complexes et recherchées du premier trouveront tout naturellement leur place en tant que toile idéale pour les descriptions et les récits colorés, tout droit tirés d’un roman d’aventures, du second.

Invanders amorce pourtant l’album de manière fort peu convaincante. Proche des morceaux les moins réussis des albums précédents, avec une mélodie dépourvue de relief et un Bruce Dickinson qui piaille sans grande classe, il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser. Le fabuleux Children of the damned rétablit immédiatement l’équilibre : en l’espace d’un seul album, Iron Maiden a bel et bien évolué vers un style différent, plus racé et plus mélodique. Et si Dickinson ne semble pas encore avoir pris la pleine mesure de ses talents de chanteur, laissant toujours filtrer quelques faiblesses ici et là, il surclasse déjà - et de très loin - son malchanceux prédécesseur.

A partir de ce futur classique du groupe, les pistes flamboyantes vont se succéder sans interruption. 22, Acacia Avenue, d’une efficacité peut-être moins instantanée que les autres morceaux, s’annonce comme la brillante suite du non moins remarquable Charlotte the harlot du premier album. The Prisoner, basé sur la célèbre série télévisée, constitue un parfait exemple de ces morceaux lourds et haletants qu’Iron Maiden allait produire à la chaîne avec une facilité confondante. The number of the beast vaudra au groupe la réputation injustifiée de formation sataniste, décernée par les habituels pudibonds qui semblent n’avoir d’autre but dans l’existence que de fouiller le contenu des morceaux rock afin de donner corps à leurs fantasmes malades. Run to the hills, sa rythmique presque tribale et son refrain époumoné, se passent de tout commentaire, tant il est clair qu’il s’agit d’une des plus flamboyantes passe d’armes du metal des années 80, dont aucun concert du groupe digne de ce nom ne saurait se passer. Quant au sublime Hallowed be thy name et son fameux glas électrique d’introduction, il constitue le premier des morceaux "longue-durée" dont Maiden aimera clôturer ses albums par la suite.

Déjà à l’époque, la musique des Anglais se détache par son côté très explicite, quasiment visuel. Sans l’aide d’artifices d’aucune sorte, on n’a aucun mal à imaginer les charges de cavalerie de Run to the hills ou la potence de Hallowed be thy name attendant sa victime sous un ciel d’orage. Une telle force d’évocation, couplée à un sens inné de la mélodie qui fait mouche, positionneront le groupe comme le représentant le plus pur d’une certaine idée du metal, faite de virtuosité, de mélodie et d’atmosphère fantastique.

Malgré quelques défauts de jeunesse, comme une production un peu limitée, un chanteur pas encore tout à fait au zénith de ses capacités, et des morceaux qui restent relativement simples d’accès, The number of the beast restera très clairement comme l’album qui marquera le passage à l’âge adulte d’Iron Maiden, l’accession de l’horrible Eddie au rang de symbole porteur du merchandising metal, et le début d’un foudroyant succès américain. En un mot, l’album qui fera d’Iron Maiden l’un des immortels du heavy metal.



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Marc Lenglet





Il y a 33 contribution(s) au forum.

Iron Maiden : "The number of the beast"
(1/8) 20 février 2006
Iron Maiden : "The number of the beast"
(2/8) 18 février 2006, par R.T.
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(3/8) 18 février 2006, par Rodrigo
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(4/8) 17 février 2006
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(5/8) 17 février 2006, par Vehau
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(6/8) 17 février 2006, par Uncle Luke
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(7/8) 17 février 2006
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(8/8) 17 février 2006, par Val




Iron Maiden : "The number of the beast"

20 février 2006 [retour au début des forums]

j’ai vu les 2 maiden en concert avec dianno et sans et je garanti qu’il n’y a pas photo
la créativité était du côté de dianno, l’autre le "lapin bondissant" n’avait aucun charisme particulier, aucune particularité qui pouvait le différencier de tous les tombereaux de chanteurs de hard rock qu’il y avait à l’époque
aujourdh’ui on peut saluer la durée, rendre hommage à la constance mais les morceaux des 2 premiers albums ont un petit plus magique que très peu de morceaux de la seconde époque possèdent
j’ai revu un concert de maiden des débuts en video, il n’y a pas si longtemps, c’est brut de décoffrage, sans fioriture, du rock !!!!

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Iron Maiden : "The number of the beast"

18 février 2006, par R.T. [retour au début des forums]

J’ai une question sérieuse pour des métalleux. Un ami recherche un album/single de Accept (qui est apparemment un groupe de Metal) qui est un souvenir de jeunesse. A l’intérieur de cet album, il y a une reprise de la chanson des sept nains (de Blanche Neige), c’est le seul indice que je puisse vous donner. Si quelqu’un connaît, je lui serai vraiment reconnaissant de bien vouloir m’apporter la réponse.
MErci d’avance.

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    Iron Maiden : "The number of the beast"

    19 février 2006, par jp [retour au début des forums]


    Ils ont repris Pour Elise de Beethoven sur Metal Heart, la Danse du sabre de Katchatourian sur Soddom et Gomora et le solo de guitare de Hoffman sur le live de 1990 est en partie inspiré d’un truc de Tchaikovski. Je pensais être incolable sur cette matière et cette époque, mais les 7 nains, je ne vois pas. Désolé, RT.

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Iron Maiden : "The number of the beast"

18 février 2006, par Rodrigo [retour au début des forums]

Haaaaa, ca c’est cool une chronique de "The Number of the Beast". J’ai dû commencer à écouter cet album que j’avais 15 ans. J’en ai 31, il tourne toujours sur ma platine. Du vrai, du burné, du clouté, toute une époque. Un monument du métal tout simplement.
A l’époque, c’était vraiment violent, la musique, l’imagerie, le look des fans... Ca faisait peur aux parents et c’était cool !
Nostalgie, nostalgie... Ca fait belle lurette qu’un groupe de heavy metal n’a plus sorti un album de cette trempe (depuis le Black Album de Metallica ?). Ce qui me fait dire que le heavy metal est bel et bien mort...

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Iron Maiden : "The number of the beast"

17 février 2006 [retour au début des forums]

J’approuve sans restriction la pertinente remarque de Val, même si son ami a des moeurs condamnables.
Pourquoi chroniquer une vieil album de hard tout pourri ? D’ailleurs pourquoi chroniquer un album ? Pourquoi chroniquer, tout court ? On se le demande. D’où vous vient cette manie ô combien futile de nous parler de musique alors que l’agriculture manque de bras et que dans des pays lointains les enfants meurent de vieillesse. D’ailleurs un destin anologue nous attends si nous ne reagissons pas. Je ne sais plus si c’est Spinoza ou Didier Super qui a dit en substance "On va tous crever, y’a la fin du monde qui nous guette et nous on fait la fête". Alors vous etes bien gentils avec vous preoccupations de seconde zone mais l’essentiel est dans lactel.

Signé : Le Lapin bouffeur de planètes, qui preferera toujours Di’Anno à Dickinson

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    Iron Maiden : "The number of the beast"

    17 février 2006, par Vehau [retour au début des forums]


    Ami Lapin,

    Mes moeurs sont condamnables et je m’en excuse. Il est clair que passer sa vie à raconter des conneries sur de la musique, donc sur du bruit plus ou moins supportable est parfaitement inutile. Mais c’est le propre des êtres humains de se prendre le chou pour des choses qui n’en valent pas la peine. Et je reconnais aisément que le but d’un album, c’est d’être écouté, pas d’être chroniqué par des types (dont moi) qui n’y connaissent finalement pas grand-chose, et qui feraient mieux d’aller chercher du boulot plutôt que de débattre des bienfaits du Yaourt avec un lapin.

    Oui, ami Lapin, tout ça ne sert à rien, ça ne fait aucun doute, mais ça fait un putain de bien.

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      Iron Maiden : "The number of the beast"

      17 février 2006, par jp [retour au début des forums]


      Tu m’écouteras 5 Iron Maiden, 3 Black Sabbath et 2 Saxon.
      C’est bien connu que la musique pourrie adoucit les moeurs condamnables.

      Blague à part, v’la t’y pas qu’on va philosopher sur le sens de la vie sur Pop-Rock ?

      Vanitas vanitatum, et omnia vanitas.

      A quand (quand même) un papier sur British steel, Strong arm of the law ou Black tiger ?

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      Iron Maiden : "The number of the beast"

      18 février 2006 [retour au début des forums]


      Je crois qu’il y a méprise ;)

      L’ami de Val aux moeurs condamnables se nomme Font, et du coup il est à craindre que ce trait d’humour(?) soit tombé completement à plat. Le lapin jura, honteux et confus, qu’on ne l’y prendrait plus .

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        Iron Maiden : "The number of the beast"

        18 février 2006, par Vehau [retour au début des forums]


        Serait-il possible d’avoir des éclaircissements sur ce brillant trait d’humour que je n’ai toujours pas compris malgré le pack de Blanche de Bruges ingurgité entre les deux pizzas trop cuites de ce soir ?
        J’aime bien comprendre, pardonnez-moi par avance de ma maladive curiosité.

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        Iron Maiden : "The number of the beast"

        18 février 2006, par Vehau [retour au début des forums]


        Nom d’un Charlie, je viens de percuter et ce retard à l’allumage est d’autant plus risible que j’apprécie particulièrement le sieur Val (Philippe de son prénom) tant pour ses edito dans un affreux journal tout plein de caricatures horribles que pour l’avoir vu en concert accompagné d’Emmanuel Binet à la basse récemment.
        Quant aux mœurs condamnables et condamnées de son ami Font (prénom Patrick il me semble), je ne pensais il est vrai plus du tout à leur fructueuse collaboration d’il y a déjà quelques années. Vehau jura, honteux et confus, qu’on ne l’y prendrait plus.

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          Iron Maiden : "The number of the beast"

          18 février 2006 [retour au début des forums]


          Héhé Y’a pas de mal l’ami, le Lapin reconnait que son trait d’humour était capillotracté ;)

          Mais apprecie, neanmoins, cette rehabilitation partielle, merci à toi, donc

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            Iron Maiden : "The number of the beast"

            19 février 2006, par v [retour au début des forums]


            Non, non c’est impardonnable.

            Quant à Paul Di Anno, bien qu’ayant une estime énorme pour Dickinson, notamment pour ses récents albums solos, la triplette Accident of Birth-The Chemical Wedding-Tyranny Of Souls, je reconnais néanmoins que Paul Di Anno n’a absolument pas pourri les deux Maiden auquel il a participé. Son style collait bien à l’univers typé Punk du groupe à l’époque. Killers a d’ailleurs finalement moins vieilli sous certains aspects que The Number Of The Beast, justement grâce à cette posture plus directe et moins grandiloquente, moins Heavy metalo épique.
            Mais on ne changera pas l’histoire, c’est Dickinson qui marquera son empreinte sur le groupe, et vu Dance Of Death, je n’ai franchement aucun regrets à ce niveau.

            [Répondre à ce message]

Iron Maiden : "The number of the beast"

17 février 2006, par Vehau [retour au début des forums]

Quel bonheur de voir encore en cette époque bénie du SMS des commentaires aussi profonds et argumentés que celui de notre charmant ami Val.

Voyez avec quel talent digne d’un Tolstoï des grands jours, ce formidable bretteur du beau language daigne donner à la populace inculte son divin avis. Comme cela est construit, comment un tel génie peut-il être méconnu à ce point ? N’y aurait ’il donc que PopRock, ce minable site de vieux fanas gratto-métalleux pour laisser libre court à ses jouissives missives ?
Non, Maître Val, vous êtes trop bon, trop éclairé pour continuer ainsi à vous fourvoyer dans un site si médiocre qu’il en est réduit à trouver à "The Number Of The Beast" quelques qualités.
Oh je conçois parfaitement que votre incommensurable bonté vous oblige à partager votre savoir avec nous, pauvres ignorants sourdingues que nous sommes.

C’est trop de gentillesse de votre part, car, croyez-le bien, je vous suis pleinement dans votre démarche, oui les vieux disques de métal pourri nous polluent les portugaises depuis bien trop longtemps, enterrons bien profond les papys tremblotants d’Iron Maiden, de Judas Priest, et allez, laissons encore un peu de place pour Black Sabbath, Deep Purple, tous ces groupes au soit-disant talent incompréhensible, à la musique insupportable et sans âme, et oh, Maître Val, voyez, voyez ! Qui tente de sortir du trou ! Rob Halford, le genre même de vieux chanteur métal propre à vous bousiller la soirée tartiflette ! Vite, chopez votre sainte pelle et enterrez bien profond cet atroce braillard en cuir clouté. (Vous voyez qui est Rob Halford au fait ? Non ? ah..)

Ah, bonne besogne, Maître Val. Nous allons enfin gràce à votre éclairage nous remettre à écouter de la vraie musique bien de maintenant, et qui plaît, nom de Dieu, Gloire à Saint-Kyo, à Saint-Linkin Park, à Notre-Dame d’Aqme et autres Vegastar lumineux.
Poursuivez votre lutte avec toute la finesse et le bon goût qui est le votre, nous vous suivrons et honni soit le mécréant Lenglet capable de défendre un aussi médiocre album, mais voyons mon pauvre ami, qui écoute encore en 2006, un pareil truc ?

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    Iron Maiden : "The number of the beast"

    17 février 2006, par Val [retour au début des forums]


    Rob Halford, mais si ! Judas Priest d’abord, Fight ensuite et Halford pour finir...

    (vous devriez aussi essayer la provoc second degré de temps en temps)

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      Iron Maiden : "The number of the beast"

      17 février 2006, par Vehau [retour au début des forums]


      Je vais m’y employer, Maître, mes hommages. Je vois avec délectation que tout n’est pas perdu. Quand aurons-nous le plaisir de voir une critique constructive de votre part concernant cet opus d’Iron Maiden, puisqu’ apparemment, cette période ne vous est pas totalement inconnue ?

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    Iron Maiden : "The number of the beast"

    17 février 2006 [retour au début des forums]


    En même temps, il faut bien reconnaitre que cet album a particulierement mal vieillit, dur de l’apprécier pour un jeune qui le découvre en 2006. Killer est celui qui a le mieux passé l’épreuve du temps, a mon avis, et la voix de di’anno y est pour beaucoup. A partir de "number ..." on part dans le metal prog pompier, malgré de bons morceaux (run to the hills, hallowed be thy name...).

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      Iron Maiden : "The number of the beast"

      17 février 2006, par Marc Lenglet [retour au début des forums]


      Vieilli...oui, un petit peu. Beaucoup plus que Powerlsave ou Piece of mind en tout cas. Mais vu la qualité des mélodies, ce n’est pas vraiment dommageable, je trouve.
      Et pour Killers, rien à faire, en dehors d’un ou deux morceau, je n’y ai jamais accroché alors que j’adore le côté un peu brut d’Iron Maiden.

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Iron Maiden : "The number of the beast"

17 février 2006, par Uncle Luke [retour au début des forums]

Ah, je l’attendais, cette chronique-là ! "Number of the Beast" est l’album qui m’a fait découvrir (et aimer) Iron Maiden et leurs morceaux "caractéristiques". Des années plus tard, je ne peux pas me lasser de "Run to the Hills", "The Prisoner" et "Number of the Beast".

Merci, donc. Du beau travail, encore une fois.

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Iron Maiden : "The number of the beast"

17 février 2006 [retour au début des forums]

Tres content de cette chronique bien ecrite et qui fait mouche !!! neanmoins, un petit bemol quant a l appreciation des 2 premiers albums...Iron maiden et Killers comportaient quand meme des morceaux incroyables... que dire du riff imprenable de Prowler ? des longues plaintes de Di’Anno dans des morceaux calmes qui seront par la suite oublies, de sa hargne et de son phrase dans Charlotte the Harlot ? et enfin de ce -encore un- RIFF (car comment ne pas le mettre en majuscules) du morceau Iron Maiden ?

enfin... appreciant autant le punk que le metal, je suppose que ces 2 premiers albums ne pouvaient que trouver en moi un auditeur heureux... tout comme les evolutions esoterico-historques devaient toucher les amateurs de metal plus classiques, chcun ses gouts !!!

a noter aussi mon album-preiode dickinson celui la- culte : somewhere in time... tellement bon !

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Iron Maiden : "The number of the beast"

17 février 2006, par Val [retour au début des forums]

ça devient lourd les chroniques de vieux albums de métal pourris...

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    Iron Maiden : "The number of the beast"

    17 février 2006, par Marc Lenglet [retour au début des forums]


    Oui, j’ai la même impression pour les jeunes groupes de brit-rock chiants...

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    Iron Maiden : "The number of the beast"

    17 février 2006 [retour au début des forums]


    L’intégralité des albums de métal doivent être pourris à tes yeux, alors, parce que c’est quand même dur de battre un album de cette trempe...

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      Iron Maiden : "The number of the beast"

      18 février 2006 [retour au début des forums]


      Tout de même incroyable de voir le culte que soulève un album dont seulement 2 ou 3 pistes ( à savoir en l’espèce 666 et run to the hills ) valent le coup après tant d’années .

      Un simple best-of de Saxon ( heavy metal thunder ) enfonce sans problème la musique de maiden . Ce dernier est au heavy ce que Helloween ou stratovarius sont au speed, et j’ai bien du mal à comprendre l’engouement pour cette musique répétitive, aux lyrics ( encore potables sur cet albums ,soyons juste ) ridicules , aux mélodies éculées et quelconques et enfin au chant de dickinson que seuls les amateurs de métal semblent aprécier .

      Judas priest, saxon ( cité plus haut ) étaient peut-être plus simples , moins ambitieux et caricaturaux, mais du moins n’étaient-ils pas si prétentieux , et donc chiants .

      A maiden, restent les solos...qui tout en étant très bons sont à des années-lumières de ceux de la paire glenn-KK de Judas , et bien inférieurs aussi à la paire d’Angra ( groupe décevant depuis une dizaine d’année aussi...) .

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        Iron Maiden : "The number of the beast"

        19 février 2006, par Vehau [retour au début des forums]


        Iron Maiden prétentieux....

        Les fans de Maiden te diront que c’est le plus grand groupe de Metal de tous les temps, Les fans de Judas Priest te diront la même chose pour LEUR groupe et ainsi de suite.

        Tous les groupes de Metal sont prétentieux, mais c’est davantage une posture qu’autre chose.
        Peut-on écouter du Manowar sans pisser de rire tant les paroles sont beaufissimes à force d’autosatisfaction, et les prestations scéniques de Judas Priest avec le decorum classique Metal God et les Harley ? Ce que tu appelles prétention, c’est ce que j’appelle moi folklore propre au métal. Ca joue les génies de la gratte se prenant pour le plus grand groupe du monde, quasi envoyé sur Terre par un commandement divin, mais c’est de la flambe gratuite, c’est pour assurer le spectacle. Je me fous totalement que KK et Tipton dézinguent la triplette de gratteux de Maiden, quelle importance, après tant d’années, ces mecs-là ont passé l’âge de mesurer la taille de leur bite à la cour de récré.

        Par contre, Defenders Of The Faith, sorti lui aussi en 1984, (bonne année d’ailleurs), est, il est vrai plus varié dans ses riffs et plus percutant, entièrement d’accord là-dessus, je me l’écoute encore régulièrement et c’est une petite merveille.

        J’estime autant Judas Priest que Maiden, j’écoute sans déplaisir Saxon (j’avoue ne pas m’être interessé aux œuvres d’ Angra, un jour peut-être), mais on ne peut pas nier qu’Iron Maiden aura marqué le Metal grâce à des albums formidables et une constance surprenante tout au long de leur existence, ce qui est moins vrai chez Judas Priest.

        Je te conseille un clip d’iron Maiden, celui d’Holy Smoke, tiré il est vrai d’un de leur plus mauvais album "No Prayer For The Dying", c’est tellement volontairement ridicule qu’il est impossible d’y voir une quelconque prétention.

        Après ça, je te conseille un petit Somewhere In Time et un Seventh Son of The Seventh Son, tu m’en diras des nouvelles.

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