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Helloween : "Walls of Jericho" On me prète de ces trucs parfois... vendredi 5 février 2010, par |
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Pas de larmes, pas de cris, mais une petite séquence nostalgie, avec des citrouilles, des guitares qui vont très vite, des citrouilles, du chant épique qui va super haut, encore des citrouilles, de l’hymne forgé dans le métal des origines, du riff, du break incompréhensible, du fier Teuton qui chante en briton, du robot-batteur branché directement sur le 440V, voici Helloween sous les murs de Jericho, 1985, un classique quoi.
Je ne suis qu’avec peu d’intérêt tout le speed allemand des années 80. Oui, ça va vite, ça impressionne, mais ça m’a toujours semblé un poil vain, surtout avec les oreilles du XXIème siècle, habituées à des choses moins chochottes, notamment au niveau du chant. Helloween, subtitulé fiers pionniers du genre, géniteurs d’un sous-style fort couru à l’époque, le power/speed metal teuton. Ah oui, allemand et pas autre chose, vous trouverez bien quelques copieurs honteux aux USA ou en Angleterre, mais c’est du pas bon à coté du pur métal supersonique allemand, garanti sur facture, indestructible, beau et puissant sur sa colonne dorique de fonction. En 1985, j’avais deux ans, alors Helloween, ça m’était un peu passé derrière le bavoir. Forcément, je me mis à farcir de la citrouille récemment, parce que le coté légende, pionniers, attire l’oreille, et plutôt que de mourir con et ignorant, autant profiter de ses temps libres pour approfondir sa culture. Premier constat, le son a vieilli, on s’y attendait, mais ce petit lustre ne gène pas, ça patine la chose, ça lui donne ce vernis qui embellit le rides, ça ne choque pas à vrai dire. Et dès Ride the sky, on sait que l’on n’est pas trompé sur la marchandise, la batterie pilonnée sans intervalles aucuns, les guitares jouées par des poulpes, et notre Kai Hansen, pas encore parti, qui chante comme on chantait dans ces années-là, soit haut, aigu, un brin trop pompeux, un peu en roue libre aussi, mais qui colle à l’ambiance incontestablement. Ici, l’aspect cruel se fait jour, celui qui nous fait dire que l’on ne peut plus vraiment apprécier cet album comme aux premiers temps. 1985, ça date, et ce genre si novateur à l’époque s’est depuis sagement vautré, relancé avec peine par quelques fous. Techniquement, aucun reproche ne peut être fait, tout est parfait, tout est rapide, pas toujours maîtrisé, mais c’est une démonstration de virtuosité sauvage, débridée. Par contre, c’est ringard ! Pardon aux fans, aux anciens et à toute la clique, mais foutredieu, ça a franchement terriblement vieilli et je ne parle pas ici de la production, mais bien des compositions frôlant le kitsch, des soli poussiéreux, des breaks, du chant épique mais surtout culcul. Je ne peux prendre au sérieux la bonne moitié de Walls of Jericho, qui me file des rictus aux zygomatiques entrecoupés de bâillements assassins. Quelques petites choses restent assez efficaces, Reptile, Phantoms of death (mais virez ces claviers !!), la belle entrée en matière de Gorgar, ou le complexe How many tears. Mais l’ensemble peine à me passionner, passée la légitime surprise devant un tel savoir-faire, l’ennui guette. Helloween n’a pas volé son statut et aucun doute qu’à l’époque, Walls of Jericho devait faire office d’OVNI. Car de la belle ouvrage, ce disque en est rempli, mais la belle ouvrage s’est méchamment fait bouffer par les mites au fil des années. Ce disque est un classique. Bien en accord sur ce point, mais est-ce vraiment un classique que l’on écoute encore ? |
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Il y a 3 contribution(s) au forum. Helloween : "Walls of Jericho"
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