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Une bière avec The Dallas Explosion jeudi 24 février 2011 Bruxelles, mercredi soir. Une rumeur tenace prétend qu’il n’y a strictement rien à faire en soirée dans la capitale de l’Europe entre le dimanche et le mercredi inclus. Le toujours très hype Café Central [1] peut-il faire mentir l’adage en programmant The Dallas Explosion ? J’avoue que je n’en sais trop rien au moment de quitter mes pénates woluwéennes pour rallier le quartier Saint-Géry. Je n’ai jamais vu le groupe sur scène mais j’avais apprécié quelques titres du premier album, en 2007. Ce showcase présentant son successeur, Off to war, tombe donc à point nommé ; il est temps de me faire un avis définitif. M’ayant reconnu – bien que ne m’ayant jamais rencontré –, le chanteur-guitariste, Geoffrey Dallas, fend la foule pour venir me saluer. Il me remet un exemplaire du nouveau CD (dont la pochette me fait immédiatement penser à celle de Crocodiles d’Echo & The Bunnymen) et entame un sympathique blabla commerçant typique de la scène belge entrecoupé de vannes à deux sous. « Il n’y a pas de coq wallon sur ce disque-ci », me dit-il, faisant référence à notre chronique de Girlfriends and excess [2], dont je n’ai, sur le moment, plus aucun souvenir. Il poursuit : « Nous n’avons pas reçu d’argent de la Communauté française et n’en avons d’ailleurs pas demandé ». Tant mieux, les subsides transformant les groupes en "artistes officiels subventionnés" comme à la grande époque de Ceausescu, ça me fout la gerbe. Plus tard, parlant de Pop-Rock, il ajoute : « Quand quelqu’un cite plein de noms propres comme références pour décrire de la musique, je lui dis d’arrêter de faire son Jérôme Delvaux ». A côté de nous, le guitariste de Von Durden part dans un éclat de rire gras. Ma foi, ça va encore ; dans la bouche d’autres personnes, « faire son Jérôme Delvaux » a une connotation bien plus péjorative. Soit, me dis-je, on verra si ce jovial musicien a autant de verve sur scène… Et la réponse ne tardera plus à tomber : même dans les conditions difficiles du Central (ce son, mon dieu !), et malgré un côté "bourgeois rockeurs", Dallas Explosion assure grave. Geoffrey, le songwriter, est épaulé par une section rythmique bien en place, mais aussi par sa propre compagne danoise qui tient un peu le même rôle que Linda McCartney dans les Wings (clavier, tambourin, secondes voix, sautillements). Positionnée au centre de la scène, avec ses jambes interminables et son joli brin de voix, elle n’est pas loin de voler la vedette à son chérubin. L’ensemble est en tout cas cohérent et c’est un set énergique et bien rock’n’roll que nous propose le quatuor. Sa liste d’influences semble aller des Beatles aux Libertines en passant par les Kinks, soit le meilleur du rock anglais, mais Dallas ne sonne jamais comme un cover-band, pas même quand les quatre chantent en chœur des Ooouh-ooouh quasi identiques à ceux de Sympathy for the Devil : le groupe a sa propre identité, et beaucoup de personnalité. Dans de meilleures conditions, ce line-up peut vraiment faire mal. Je ne sais pas encore si j’aime Off to war – que je n’ai écouté sur CD qu’une seule fois –, mais je suis déjà persuadé que Dallas Explosion est actuellement, sur scène, mon groupe préféré de la longue liste des combos belges portant un nom en référence à une ville ou un Etat américain (Hollywood Porn Stars, Malibu Stacy, Austin Lace, Vegas, Brooklyn, Texas Trauma, Girls in Hawaii,…). Ma foi, ce n’est déjà pas si mal. J.D. [1] Etablissement ayant dû remplacer sa sono depuis que Serge Coosemans y a "mixé", souvenez-vous, ici. [2] L’auteur de l’article s’est depuis retiré dans un monastère. | ||
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Une bière avec The Dallas Explosion 26 février 2011, par HoulAstatichekekerel [retour au début des forums] idêmes impressions dudit ensemble wok’n’woll. Je bande dès qu’un solo est entrepris derrière la tête, alors quand on attaque la double manche, je t’explique même pas l’effet placebo viagresque provoqué intra muros. Bonne clique bien tight, certes qui sent la sueur polie (bien élevée ET surtout finement affinée), mais y’a rien à faire, c’est du solide. J’étais au central, je suis vaguement pote avec ’les Dallas’, ce qui ne change rien à mon cynisme spontané habituel dans lequel tu masturberas ton indifférence, mais c’était un bon gig. C’est p-ê de la miouze pour mélomane, mais avec qques champis dans leurs verres de vin blanc on tient des QueensOfTheStoneAge potentiels, le glamour en plus. Certes ils sont de fins stratèges (souligner sa position indé avec insistance, blablabla), ils ont pigé le bourbier de l’échiquier localo-merdique. Pas mon problème de vouloir se justifier une conduite, forcément tout à leur honneur mais c’est pas la question. La question c’est que ça tape bien en live, ils sont forts, j’ai pas écouté l’album et le son était p-ê un peu violent pour les oreilles sensibles, mais putain ça fait du bien de prendre une petite claque perverse de temps en temps. Ca recadre le zieverage !
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