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Erykah Badu, l’impulsive
samedi 20 septembre 2008

Bien que franchement pas amateur de R&B au sens large, j’ai toujours eu une certaine sympathie pour Erykah Badu. Une sympathie de néophyte, entendons-nous bien : je ne suis pas très au fait de la carrière de la dame, et n’ai nulle envie de m’amender. Mais voilà, les quelques trucs que j’ai eu l’occasion d’écouter ne m’ont jamais insufflé cette envie frénétique de changer de chaîne ou de couper le volume de la radio qui me prend généralement une fois confronté aux Destiny’s Child ou à leur armée des clones. Avec ce troisième album, New Amerikah part one (4th World War), on se trouve face à un vaste creuset d’influences où se mélangent allègrement soul, hip-Hop, electro, spoken word et sampling compulsif. C’est le bordel intégral, ça part dans tous les sens, ça n’a souvent ni queue ni tête et on pige bien vite qu’il y a un bon milliard de trucs qui énervent Miss Badu qui, du coup, dénonce et harangue à n’en plus finir.

Malgré son côté impulsif (ou peut-être grâce à lui), New Amerikah réserve en tout cas son lot de surprises, aucune composition ne ressemblant à la précédente, et la plupart d’entre elles étant au final plutôt accrocheuses. Être surpris étant finalement l’unique chose que j’attends de la part de ceux et celles qui oeuvrent dans un créneau qui n’a pas mes faveurs, Erykah Badu réussit son examen d’entrée pour tourner sur ma playlist.

M.L.



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