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Devoirs de vacances
samedi 1er septembre 2007

C’est la rentrée, et les profs corrigent les devoirs de vacances. Car non, les vacances, chez Pop-Rock, ce ne sont pas les barbecues arrosés sous des litres de rosé, les ballades sur la plage le ventre rentré et les tongs aux pieds, ni les festivals qui… passons. Chez Pop-Rock, les vacances, ça se passe devant le PC, une pile de CD à côté de soi, avec une boîte mail qui ne désemplit pas de rappels du rédac’chef (« et tu as écouté celui-là ? », « vous avez vu, on n’a plus beaucoup d’articles en réserve… non Marc, ça suffit avec tes albums de Maiden », « et celui-là, tu vas le chroniquer ? », « bon, tu t’en occupes, ou on le file à quelqu’un d’autre ? »).

Mais vous imaginez aisément que passer un temps bête à pondre des chroniques impliquées sur des groupes qui ne méritent même pas les deux minutes qu’on passe sur Wikipedia pour savoir s’ils sont Anglais ou Américains, ça relève plus de la punition que de la passion. Toutefois, conscience professionnelle oblige, on va passer un peu en revue tout ce qui traîne sur le bureau. Et ce n’est pas forcément parce qu’on ne voit pas comment accoucher de cinquante lignes sur le sujet que c’est forcément mauvais…

- Hey Hey My My - Hey Hey My My

Je profitais d’un moment de pause avec un de mes collègues rédacteurs pour causer de choses et d’autres, telles Les Maîtres de l’Univers (version Dolph Lundgren), la prochaine adaptation ciné des Cosmocats, le tout sur fond d’AC/DC. Dans le genre « je casse l’ambiance », le rédac’chef se pointe pour me dire qu’il va me filer prochainement le CD d’un groupe qui s’appelle Hey Hey My My. C’est la trogne allongée de vingt centimètres que j’allai écouter un peu sur MySpace ce qu’avait à nous proposer un groupe au nom si débile. Les quatre titres réglementaires écoutés, et la trogne (et absolument rien d’autre) encore allongée, j’envisageai sérieusement de me mettre en grève. Mais c’était sans compter la tonne de bons CD également arrivés qu’il fallait chroniquer, de bon cœur cette fois. C’est pas qu’ils sont si mauvais que ça, les Parigots, mais cette folk gentillette frise le degré zéro de l’émotion et l’album finit toujours par m’emmerder au bout de trois chansons. Comme le dirait notre estimée rédactrice, qui me signale que cet album est encensé un peu partout et qu’on va encore s’attirer une tonne de mots doux si on n’en dit pas du bien, peut-être faut-il écouter cet album plusieurs fois pour le laisser agir et s’imprégner, car après tout, nombre d’albums se révèlent sur la distance... Peut-être. Mais comme le dirait très justement mon collègue rédacteur avec qui je causais, blablabla, à ce tarif-là, autant écouter le chant des baleines…

- Histoire de… - Histoire de...

Pop/rock classique de chez classique. Comme si c’était une figure imposée, le chanteur s’évertue à imiter le phrasé de Bertrand Cantat, quelques mélodies sont accrocheuses, mais ce n’est pas le nirvana. Heureusement, à la formation de base guitare/basse/batterie s’est ajouté un violoncelliste qui contribue grandement à donner une identité à Histoire de. Quelques morceaux sortent clairement du lot, comme Si je me brûle et L’enfance de l’art (qu’on aurait souhaité encore plus théâtral… et avec Bonzo aux fûts !) mais sur un album qui fait à peine sa demi-heure, ça fait un peu court. Le groupe n’en demeure pas moins à tenir à l’œil, ce disque pouvant tout aussi bien être annonciateur d’une belle promesse que l’œuvre aboutie d’un groupe qui ne parviendra jamais à se démarquer.

- Amnezik - Vies et ombres

Dommage que je n’ai pas trouvé la pochette sur le net, car avec un visuel pareil, indigne même des fonds de tiroir de la Team Nowhere, je m’apprêtais déjà à tirer dans le tas. Raté, ce hard pas original pour un sou s’écoute sans jamais causer l’ennui ni la crise de fou-rire involontaire. Noir Désir, comme d’habitude demeure le modèle indécrottable (et impossible à égaler), mais en échange de quelques titres aussi sympas, cools et débordant d’énergie que Et passent et Sous son aile, on est d’accord de fermer les yeux durant la demi-heure que dure cet album bien joué et bien produit. Les textes et la musique se voudraient parfois sombres et/ou rageurs, mais, à l’exception d’un Chloé foutrement mélancolique, le tempo et cette guitare rythmique bien balancée donnent juste envie de taper du pied et de ne pas se prendre la tête.

- Sonata Arctica - Unia

Si Dream Theater ne rechigne pas à se tirer la floche de temps à autre, Sonata Arctica avait carrément épousé la veuve poignet pour ce qui est de la démonstration technique et de la virtuosité gratuite. Avec ce Unia, les Finlandais semblent avoir mis de côté l’aspect « hop ! sans les mains » de leur musique et veulent donner dans l’épique, la ballade grandiloquente et les claviers majestueux. Le résultat ? On s’emmerde !

G.B.



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1er septembre 2007, par Quent
Devoirs de vacances
1er septembre 2007, par Ardéa




Devoirs de vacances

1er septembre 2007, par Quent [retour au début des forums]

Au lieu de parler des Maîtres de l’Univers version Dolf Lundgren et des Cosmocats, tu ferais mieux de t’intéresser un peu à la musique, G.B. Comment peut-on écrire sur un site rock sans connaître Neil Young ?

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Devoirs de vacances

1er septembre 2007, par Ardéa [retour au début des forums]

C’est la trogne allongée de vingt centimètres que j’allai écouter un peu sur MySpace ce qu’avait à nous proposer un groupe au nom si débile

Heu ???? C’est une blague ? Le nom est une référence plus qu’évidente : c’est le titre d’une des chansons de Neil Young les plus connues !!! 0__o

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