Pop-Rock.com






Delvaux à la Boutik Rock 2011 : live review (II)
dimanche 20 février 2011

« Ca te fait quoi d’être le personnage le plus haï de la scène belge ? » (JC Poncelet à Jérôme Delvaux, sur Radio Campus)

Je suis de retour à la Boutik Rock en ce pluvieux samedi soir. Les couloirs du Botanique sont bondés, et pour cause : la soirée de clôture du festival se joue cette fois à guichets fermés. La raison de cet engouement ? La présence en tête d’affiche de Puggy, le groupe bruxellois le plus populaire depuis… Ghinzu ? Sans doute, sauf que le trio attire un public sensiblement différent de celui de la bande à Stargasm. Ce soir, ce sont des hordes de jeunes filles BCBG surexcitées qui hantent les allées du Bota.
Avec leurs gueules d’anges et leur pop entrainante à refrains calibrés Top 50 (cf. le hit-single When you know), Matt Irons, Romain Descampe et Ziggy Franzén – un Anglais, un Français et un Suédois – causent les chutes du Niagara dans les petites culotes, c’est une certitude. Deux semaines à peine après leur concert archi sold-out à l’AB, cette nouvelle date à la Boutik Rock, annoncée seulement voici quelques jours, apparait comme une prolongation bienvenue pour les fans acharnées du groupe. Ou une séance de rattrapage pour celles qui l’ont manqué...

Evidemment, la présence de Puggy contraste quelque peu avec le reste de la programmation de ce qui demeure un festival consacré aux dernières « découvertes » rock belges. Il faut y voir la nouvelle politique de l’organisation : dans la mesure du possible, une « tête d’affiche » referme désormais chacune des quatre soirées de la Boutik (même si Amatorski, Do Or Die et Waxdolls n’ont ni l’aura ni la popularité de Puggy...). C’est un moyen finalement pas si bête de sortir du cercle habituel des initiés de la scène en attirant un plus large public et, peut-être, d’amener des spectateurs venus d’autres horizons à réaliser de réelles découvertes musicales.

Sur le coup de 20h, pourtant, alors que les groupies de Puggy se pressent déjà devant l’Orangerie, Coffee Or Not joue dans une Rotonde clairsemée. Le duo formé par Soho et Renaud, couple à la scène comme à la ville, est cette fois rejoint sur scène par un batteur et un contrebassiste. Distillant leur folk délicate avec toute la grâce qui les caractérise, les amoureux nous offrent un agréable moment d’introspection – même si une certaine monotonie se dégage de leur set sur la longueur.
Je retrouve Coffee Or Not peu après le concert, dans le studio de Radio Campus. Jean-Christophe « Mister Soup » Poncelet (la photo, sur le point de rendre son dernier souffle) et David Le Simple, alias Yuri Margarine, m’ont demandé d’interviewer en direct Soho et Renaud avec eux. Ce sera un moment plaisant et instructif, mitraillé par le - légendaire - très gros zoom du photographe Marc Durant. Mais avant cela, Poncelet et Le Simple me consacreront une longue interview sur le thème de Pop-Rock.com : le secret de sa longévité, son succès jamais démenti, mon personnage de provocateur incompris, les récentes polémiques, l’avenir du site, etc.

Pour le reste, la Boutik reste la Boutik : ce que Billy Jr. d’Etron avait jadis décrit comme le « belgo-rock-who’s-who wankers meeting ». C’est surtout au bar du Café Bota que tout se passe : on y discute longuement - et très sérieusement - de la meilleure façon de prononcer Stereo Grand, on se dit qu’on va aller voir The Big Hat Band à l’Orangerie tout en trouvant toujours quelque chose de mieux à faire (« Alors vous, je parie que vous êtes ici pour Puggy… »). Et puis on s’amuse de l’existence d’un Vegas en Flandre ET en Wallonie (le groupe flamand joue à la Rotonde à minuit trente, le francophone ne joue pas du tout mais fait sa promo dans le couloir devant la salle… Surréaliste !).
Les artistes et leur crew sont là pour se vendre, les labels et les programmateurs pour faire leur shopping. Quant aux représentants de la presse (terme qui, à la Boutik Rock, englobe les webzines et les blogs), ils sont sur place pour se trimballer avec un beau pass "pro" autour du cou et se faire payer des chopes... Et si même l’homme le plus haï de la scène (dixit Poncelet) se fait offrir tant de verres (et de numéros de téléphone, et j’en passe), il ne faut pas demander ce que récoltent les « gentils ».

J.D.


Lisez aussi le compte-rendu du premier jour.



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Delvaux à la Boutik Rock 2011 : live review (II)

3 mars 2011 [retour au début des forums]

Mince alors, j’aurais bien aimé connaître ton avis sur Big Hat Band.

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Delvaux à la Boutik Rock 2011 : live review (II)

21 février 2011, par Da Hype [retour au début des forums]

J’ai vu Delvaux signer un autographe d’un air satisfait à une pouffe, à la cafette... avec le photographe à bonnet qui se marrait à côté... Cette starification des blogueurs a quelque chose d’inquiétant...

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    Delvaux à la Boutik Rock 2011 : live review (II)

    21 février 2011, par Blague Carambar [retour au début des forums]


    T’as mal vu !
    C’était bien une pouffe mais par contre il ne signait pas un autographe mais plutôt un chèque pour rémunerer sa préstation de la veille.

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    Delvaux à la Boutik Rock 2011 : live review (II)

    21 février 2011, par Al Gore [retour au début des forums]


    Une vérité qui dérange !

    Ce qui m’inquiète le plus, ce sont ces groupes sans âmes ni inspirations qui pompent des subsides à tour de bras, se produisent dans d’insipides foires aux boudins organisées par les éternels mêmes responsables d’asbl bidon. Au comble du ridicule, certains de ces musiciens à la petite semaine se prennent pour de véritables stars.

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      Delvaux à la Boutik Rock 2011 : live review (II)

      5 août 2012, par nzJAVkTsUXYrfJ [retour au début des forums]


      Good morning Courtney,I just saw your qusieton on Julie’s blog about the centerpieces. The glass cylinders with hanging jewels were purchased at Stokes and we bought the mirrors and small loose jewels separately. (Dollar store) Good luck on your upcoming wedding !Take care,Shannon

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      Delvaux à la Boutik Rock 2011 : live review (II)

      7 août 2012, par wdYhBFzYhS [retour au début des forums]


      Hay una serie de firmas serpmie presentes :Gehry, Nouvel, Norman Foster, Niemeyer, Eisenmann, Calatrava cuando se menciona la posibilidad de crear una obra revolucionaria en ciudades de tamaf1o medio. En Espaf1a tenemos muchos ejemplos, Bilbao, Valencia, Avile9s, Oviedo, Santiago de Compostela Me preguntaba por que9 era necesario pagar el sobreprecio de un proyecto a una firma de primer nivel cuando un proyecto como este de la estacif3n de Lieja podreda haberse ejecutado igual de bien (o igual de mal, segfan se mire) bajo la autoreda de un estudio me1s discreto. Y la respuesta muestra un poco, soterradamente, cierto afe1n provinciano de protagonismo, de mostrar al mundo que alled tambie9n se produce cultura. Tambie9 existe una motivacif3n que mira hacia los habitantes de la propia ciudad : ciertas ciudades parecen dormidas, grises, aburridas : la construccif3n de un landmark parece devolver un dinamismo presumiblemente perdido. Y una tercera motivacif3n, quize1 me1s influyente : actuaciones de este tipo inevitablemente dejan tras de sed un rastro de especulacif3n, no se9 en Lieja, pero en sed en Espaf1a.

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Delvaux à la Boutik Rock 2011 : live review (II)

21 février 2011 [retour au début des forums]

Jérôme Delvaux haï ? Il a la sympathie de bien plus de gens qu’on peut l’imaginer (lui compris visiblement), à commencer par de nombreux décideurs, bookers, managers et autres personnes influentes de cette scène.

Son site et son blog sont lus avec assiduité, ses analyses et critiques décortiquées. Alors il est gentil Poncelet mais pas très au courant.

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    Delvaux à la Boutik Rock 2011 : live review (II)

    21 février 2011, par un boutiquier [retour au début des forums]


    Il joue un rôle utile, ce qui le rend généralement apprécié de pas mal de pros de ce milieu (du moins tant qu’ils ne font pas partie de ses cibles...).

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    Delvaux à la Boutik Rock 2011 : live review (II)

    23 février 2011, par Jez [retour au début des forums]


    Donnez-moi mieux dans la "presse musicale" en Belgique Francophone. Y’a pas. Y’a que des insiders qui lisent. Ce serait pas le premiere fois qu’on est sympa avec Delvaux dans l’espérance que quelqun écrive un truc su eux.

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    Delvaux à la Boutik Rock 2011 : live review (II)

    5 août 2012, par EGamaJrBSpSrQ [retour au début des forums]


    I shoot lots of images to find an image where the model is most feinnime, vulnerable, sexy and confident all at the same time..Hopefully it is the photo that surrounds her in the best natural light available.RegardsSteven

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Delvaux à la Boutik Rock 2011 : live review (II)

20 février 2011, par Alphonse Brown [retour au début des forums]

"le secret de sa longévité, son succès jamais démenti, mon personnage de provocateur incompris, les récentes polémiques, l’avenir du site"

Succès ? Des chiffres de fréquentation publiés ?

Qui provoques-tu d’important ? Avec quel effet ?

Polémiques de galopins.

L’avenir ? L’acharnement thérapeutique.

Se faire offrir des chopes et des n° ? Tu es définitivement un des crevards du système, mais un petit en plus.

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