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Delvaux à l’ABBota : live review
dimanche 27 février 2011

Bruxelles, samedi soir. Une semaine jour pour jour après les mondanités de la Boutik Rock, je suis de retour au Botanique pour un autre évènement cent pourcent ‘scène belge’ : l’ABBota 2011. Ma présence accrue ces derniers temps aux évènements typiquement belgo-belges ne manque pas de surprendre certains de mes lecteurs assidus, mais il s’agit d’une volonté délibérée de ma part, exprimée dans mon éditorial de janvier, de renforcer la présence de Pop-Rock sur le terrain, et d’aller davantage à la rencontre des artistes. Et comme la Boutik, ABBota est un très bon moyen de prendre la température du rock en Belgique...

Cinq groupes, dont Lucy Lucy et Great Mountain Fire, se sont produits hier à l’Ancienne Belgique sur recommandation du programmateur du Botanique. C’est maintenant au tour du Bota d’accueillir cinq artistes programmés par l’AB. Le groupe anversois A Brand, de retour avec un quatrième album, fait figure de tête d’affiche, mais le festival a d’autres découvertes à proposer. Pour moi, le coup de cœur de la soirée sera Silver Junkie, un collectif bohême formé autour du racé songwriter Tino Biddeloo. Œuvrant dans un univers entre indie-pop ‘adulte’ et folk à relents jazzy, le chanteur affiche un charisme digne des plus grands. Ses compositions, construites au départ d’une mélodie accrocheuse au piano ou à la guitare sèche, dégagent toutes une impression d’extrême raffinement. Orfèvre d’ambiances feutrées, Silver Junkie se distingue surtout de la concurrence par ses instrumentations. Outre la contrebasse, les percussions tout en finesse et la batterie effleurée plus que cognée, les chansons sont enrichies par les sonorités d’une trompette délicate, d’une clarinette ou d’une flûte.
Pas très remplie au début du set, la Rotonde sera pleine à craquer à la fin du concert. Le bruit aurait en effet commencé à courir dans les couloirs et à la buvette que « quelque chose de spécial » était en train de se dérouler dans la plus petite salle du Bota.
Elégant jusqu’au bout des ongles, et sans doute conscient que l’AB, salle sous administration flamande, l’a programmé ici dans le cadre d’un ‘échange culturel’ avec la Communauté française, Tino Biddeloo s’adresse au public dans la langue de Molière exclusivement, du début à la fin. Je pense pourtant ne pas me tromper en disant que pas loin de quatre-vingt pourcent des spectateurs de la Rotonde sont ce soir des néerlandophones venus spécialement pour lui. Mais contrairement à ce qu’on a déjà pu voir ailleurs, aucun n’aura l’indélicatesse de broncher...

En plus de cette charmante découverte, le deuxième soir d’ABBota m’apporte aussi une confirmation : Von Durden est bien l’un des groupes à suivre de très près en 2011. De retour avec un deuxième album, Dandy animals, dont la date officielle de sortie devrait être communiquée sous peu, ces fans de Fight Club sont là pour défendre leurs nouveaux morceaux, toujours aussi rock, toujours aussi dansants. Face à une Orangerie quelque peu clairsemée (quoi de plus normal quand on monte sur scène à 19h40 ?), ils envoient la purée et alignent les hits-singles potentiels avec le même air conquérant que s’ils jouaient devant cinq mille personnes. Sans surprise, c’est Dance to the music, le tube de leur précédent opus, qui fait le plus remuer le public, mais les nouveaux titres reçoivent un très bon accueil également. Le chanteur, Elliott ‘Mr. Hot’, en costard blanc à la Bryan Ferry, et le guitariste jimmypagien Kevin ‘Electric Head’ (la photo de Marc Durant : barbe et Ray-Ban rouges) portent le groupe sur leurs épaules. Elliott fait ce qu’il veut de sa voix, maîtrisant les aigus comme les graves. Quant à Kevin, musicien issu de l’école du stoner, c’est actuellement l’un des plus redoutables gratteux de cette scène. Avec un tel sens du show, je pense que quand leurs nouveaux titres seront un peu plus rodés, Von Durden pourrait devenir le meilleur groupe belge en live.
Le live, c’est justement l’un des sujets que nous avons abordés durant une longue interview, arrosée au champagne, que Von Durden m’a accordée durant l’après-midi. Affaire à suivre…

J.D.



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27 février 2011
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27 février 2011, par ZONZON
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27 février 2011, par Billy C
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27 février 2011, par Jeoffrey




Delvaux à l’ABBota : live review

27 février 2011 [retour au début des forums]

Au vu de la bande rouge, le champ, c’est du Mumm... Pas de la merde !

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Delvaux à l’ABBota : live review

27 février 2011, par ZONZON [retour au début des forums]

Mais quel beau publi-reportage !

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Delvaux à l’ABBota : live review

27 février 2011, par Billy C [retour au début des forums]

C’est Delvaux dans le clip "Dance to the music" ?

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Delvaux à l’ABBota : live review

27 février 2011, par Jeoffrey [retour au début des forums]

Mais tu n’as rien critiqué... Serais-tu malade ? ;-)

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    Delvaux à l’ABBota : live review

    27 février 2011 [retour au début des forums]


    Vismets ou Von Durden même combat ! Y’a qu’à regarder les photos , pas besoin d’écouter ...

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      Delvaux à l’ABBota : live review

      27 février 2011 [retour au début des forums]


      C’est vrai qu’ils ont de faux airs de Vismets :-o

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      Delvaux à l’ABBota : live review

      27 février 2011 [retour au début des forums]


      Je dois dire qu’en cliquant sur l’article, et sans avoir rien lu, je pensais que c’était un des Vismets sur la photo en train de se marrer avec Delvaux... Je me demandais ce que c’était !

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        Delvaux à l’ABBota : live review

        27 février 2011 [retour au début des forums]


        Ah ce rythme, il va finir par écrire sur Frontstage, le blog pop-rock du Swâââr, le Delvaux.

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          27 février 2011 [retour au début des forums]


          Bah, c’est plus honnête de creuser le truc et de reconnaître aimer certains groupes plutôt que de tout casser en bloc sous prétexte que c’est belge...

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        Delvaux à l’ABBota : live review

        28 février 2011 [retour au début des forums]


        C’est exact.
        La tendance cette année pour les groupes de bals et foires aux boudins est à la barbe négligée. Après le total look H&M à la Diplomat, quel changement radical ! ^^

        PS : le bon champagne, ça change de la mauvaise bière n’est-ce pas ?

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          Delvaux à l’ABBota : live review

          28 février 2011 [retour au début des forums]


          Notons que les Vismets et Diplomats ont un membre en commun... Celui dont la meuf écrit dans Elle (sur Vismets et Diplomats).

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            Delvaux à l’ABBota : live review

            28 février 2011 [retour au début des forums]


            Pas étonnant que ces projets musicaux débouchent souvent sur une musique bâtarde : à force d’unions consanguines la trisomie s’impose.

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              7 août 2012, par wUcpAEFOzxH [retour au début des forums]


              Bonjour Michael,Je suis en ce moment sur la foatomirn de Aure9lien, c’est pour e7a que je viens visiter ton blog. Je suis tre8s, tre8s inte9resse9e par toutes les philosophies de l’esprit, j’en ai lu de9je0 quelques unes et je trouve ton blog bien inte9ressant, c’est bien ce que tu fais, j’aime ce que tu as mis. Je ne suis pas trop d’accord et meame pas du tout e0 dire vrai, sur la me9thode de Jean-Yves de s’ancrer dans la teate que notre interlocuteur n’en a strictement rien e0 faire de nous ; Car, partant de le0, on se conditionne aussi dans une pense9e ne9gative e0 savoir je n’inte9resse personne , personne n’en a rien e0 faire de moi ou autre. Je comprends ce que veut dire Jean-Yves, il faut savoir parler de ce qui ne va pas autour de soi, pour obtenir de l’aide, des avis, des re9ponses, mais il faut savoir le faire sans le rabacher e0 tout va, il faut s’avoir en parler. Chacun a ses proble8mes, ses pre9occupations, mais il faut, et il faut savoir en parler, sans se plainde. Mais au fait ?! Comment faire pour savoir parler de ce qui ne va pas, sans se plaindre.Cordialement.Martine

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          Delvaux à l’ABBota : live review

          28 février 2011 [retour au début des forums]


          Voir aussi les gueules de cons de Cosy Mozzy et son pote de Mustang...

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            Delvaux à l’ABBota : live review

            28 février 2011 [retour au début des forums]


            http://www.junodownload.com/plus/wp...

            On dirait des clones de Stéphane Pauwels (surtout celui qui a un nom de cheval).

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            Delvaux à l’ABBota : live review

            7 août 2012, par zudhFkAMLSngtb [retour au début des forums]


            TJ / As a devout Destiny’s Child stan since 1997 prsenet, I say without even a hint of hateration that Survivor was their weakest album. It had a few successful singles, but as a collection of music, it was flimsy, overproduced, and devoid of depth. Dangerously In Love was probably the biggest stand out, and it was Beyonce’s album that made it as prominent as it is. Destiny Fulfilled, while nowhere near as popular and obviously a rushed bone thrown to us longtime fans wanting the DC chapter completed properly with one more album, had better songs, better vocals from all three ladies, and better writing/production. It wouldn’t make my list, but neither would Survivor.Surprised to see not a single Beyonce album made the cut, especially if Survivor could make it. Dangerously In Love introduced a superstar and contained what many critics hail as one of the decade’s best songs : Crazy In Love.Ne-Yo’s In My Own Words is one of my favorite albums still.

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