Pop-Rock.com


Bruxelles, Botanique, 26 février 2011
Von Durden : "On ne se laisse pas marcher sur les pieds !"
Interview

mercredi 23 mars 2011, par Jérôme Delvaux

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The Von Durden Party Project avait marqué les esprits en 2008 avec Death discotheque, un premier album de rock dansant rudement bien balancé. Désormais simplement renommé Von Durden, le groupe nous revient cette année avec un nouvel album, Dandy animals, dont la date de sortie officielle devrait être confirmée d’un moment à l’autre. Avant de découvrir cette galette qualifiée de "stoner-disco", le passage du groupe à Bruxelles, au festival ABBota, constituait une bonne occasion de tailler une bavette avec ces musiciens wallons pas peu fiers d’être programmés au Botanique sur suggestion de l’Ancienne Belgique (où ils ont cartonné en 2009). La rencontre a lieu dans leur loge, autour d’une excellente bouteille de champagne.

- Pop-Rock.com : Bonjour les popeux ! Entre deux gorgées de Mumm, est-ce que vous pouvez me raconter la genèse du groupe depuis vos anciens projets, Thurmann et Melchior, jusqu’à Von Durden ?

- Elliott, alias ‘Mr. Hot’ : Kevin et moi, on se connaît depuis Louvain-la-Neuve, on y a fait nos études ensemble. C’est là que nous avons commencé à jouer de la gratte à deux. Puis, entourés de nos potes, nous avons monté un groupe : Thurmann. Pour progresser, nous savions qu’il fallait passer par la case studio. Nous avions entendu parler d’un gars à La Louvière qui avait la réputation d’être talentueux et de parvenir à amener les groupes dans un autre univers. C’est comme ça que nous avons rencontré Tyler, qui était encore le batteur de Melchior à l’époque. Nous nous sommes très bien entendus, musicalement et humainement. Si bien que nous nous sommes rapidement dit qu’il fallait qu’on fasse quelque chose ensemble. Il avait une idée de projet qui lui trottait dans un petit coin de la tête et il nous a proposé, à Kev et moi, d’en faire partie.

- Au départ, Von Durden n’était donc qu’un simple ‘side-project’…

- Tyler Von Durden : Au début, Melchior tournait encore et donc, oui, ce nouveau projet venait en second dans mes priorités… C’est vrai qu’on peut appeler ça un side-project...

- Melchior marchait plutôt pas mal, dans un genre plus hard que ce que vous faites actuellement. Thurmann, par contre, ça ne démarrait pas…

- Elliott : A Louvain-la-Neuve, nous avions pas mal de potes qui suivaient nos concerts dans les petites salles, les cercles… Il y avait chaque fois une bonne ambiance. Mais c’est vrai qu’en dehors, on n’a jamais réussi à décoller… C’est aussi ce qui nous a plu dans Von Durden : dès le premier concert, on a senti un vrai engouement du public pour notre mise en scène et pour le show. C’était super jouissif…

- Est-ce que la différence entre Thurmann et Von Durden, ce n’est pas justement ça ? Un marketing bien étudié, une mise en scène et un visuel plus en avant. Car finalement, ces deux groupes ont la même voix et le même guitariste. Est-ce que la différence entre les deux projets ne se limite pas avant tout à un meilleur emballage ?

- Tyler : Oui, clairement… Kevin a une vraie dextérité. Je n’avais jamais vu personne jouer de la gratte avec un tel sourire, un tel engouement positif. Quant à Elliott, il avait de la gueule, une jeunesse, une fraîcheur… qu’il n’a plus. (Rires) J’ai vu aussi un potentiel visuel, on ne va pas le cacher, même si, évidemment, ils restent avant tout un très bon chanteur et un super gratteux. S’en est suivi l’emballage dont tu parles. Le noir, le jaune, une présentation…

- Le premier album est sorti en 2008. Comment jugez-vous, a posteriori, l’accueil qu’il a reçu ? Etes-vous satisfaits de ce qu’il vous a ouvert comme portes ?

- Tyler : Je crois surtout que tout est parti du premier clip, Dance to the music. Nous avions reçu un budget sympa pour le réaliser. Ensuite, tout a été très vite, le clip a fait connaître l’album. Je pense que sans cette vidéo, il se serait vendu vachement moins… Mais en vérité, avec le recul, le premier album, c’est plus une carte de visite qu’autre chose.

- Ce clip est très abouti. On y perçoit des influences du cinéma, des films comme Trainspotting

- Tyler : C’est l’idée des réalisateurs, pas la nôtre. Nous souhaitions un faux live avec du public et de l’énergie, mais tous les petits clins d’œil tarantinesques, le côté Trainspotting, la scène dans les toilettes, etc., on les doit à la Film Fabrique de Julien Henry.

- Au-delà de ce clip, on retrouve un côté cinématographique dans votre visuel, ainsi que jusqu’au nom du groupe : une allusion à Fight Club. Vous êtes un groupe de rock qui se réclame du cinéma américain des années 1990-2000 ?

- Kevin, alias ‘Electric Head’ : Même dans notre musique, il y a de temps en temps des passages qui peuvent faire penser à de la musique de films…

- Elliott : Le cinéma est une influence majeure pour nous tous. En ce qui me concerne, je dirais même que le cinéma est une passion égale à celle de la musique. Cela se retrouve dans notre son, nos paroles et notre visuel… D’ailleurs, nous avions à peine deux chansons enregistrées que nous commencions déjà à réaliser des petits clips faits maison. C’était amusant à faire et nous avons ressenti que le public réagissait bien.

- Fight Club, vous avez lu le livre ?

- Elliott : Non, moi pas, je n’ai vu que le film…

- Tyler : Si, si… (Rires gênés)

- Elliott : Je ne savais même pas qu’il y avait un livre… C’est un bouquin à la base ?

- Oui, bien sûr.

- Elliott : Je l’ignorais !

- Le film est tiré d’un livre de Chuck Palahniuk, un grand auteur américain…

- Tyler : Il y avait trop de phylactères pour moi… (Rires)

- Elliott : On va l’acheter tout de suite après !

- Tyler : Je dois avouer que je ne le savais pas, et voilà… (Rires) Mais ça m’intéresse car je suis vraiment fan du film…

- Comme le narrateur de Fight Club, vous avez une double personnalité, à l’instar des membres d’autres groupes belges : vous êtes salariés de jour et rockeurs la nuit. Est-ce que vous trouvez que c’est la meilleur formule, par rapport à ce que font d’autres artistes belges qui restent chômeurs pour se consacrer à 100% à la musique ?

- Tyler : Ce n’est pas un choix… Enfin, on n’a pas le choix, voilà.

- Parce que vous avez commencé la musique trop tard ?

- Tyler : Non, je ne pense pas… (Soupirs) C’est parce qu’en Wallonie, il faut vraiment avoir atteint un certain seuil pour pouvoir remplir son frigo en ne faisant que ça.

- Beaucoup n’y arrivent pas…

- Tyler : Oui, énormément...

- Cependant, des ponts peuvent se créer entre vos professions et le groupe. Kevin, qui réalise des clips, pourrait prendre en charge la prochaine vidéo de Von Durden...

- Kevin : Non, je n’aurai vraiment pas le temps de m’en occuper moi-même... D’ailleurs, on n’a pas encore d’idées pour le prochain clip… Des teasers pour l’album vont bientôt apparaître et on pense à des gens avec qui bosser pour la vidéo, mais c’est tout...

- Tyler : Comme le dit Kevin, deux ou trois teasers vont voir le jour avant la sortie de l’album. Ce sera fait par CharlyXL, une boîte de réalisation. Pour la suite, c’est aussi une question de thunes. Il y a beaucoup de dépenses inhérentes à la sortie d’un disque : la production de l’album, son pressage, les clips… Crois-moi, il y a des euros à mettre.

- Vous allez recevoir une aide de la Communauté française ?

- Elliott : La demande est faite, en tout cas.

- Parlons maintenant de votre rock’n’roll attitude... A l’époque de Thurmann, je me souviens de Kevin portant fièrement un t-shirt customisé « Fuck The Tellers ! ». Une photo avait fait le buzz au départ de certains blogs…

(Rires)

- Tyler : T’aimes ça, hein ?

- Oui. Je me souviens aussi d’un concert en province où l’ambiance était très tendue. On entendait voler des injures et cela s’était presque terminé en bagarre entre vous et les Tellers…

- Tyler : C’est ce concert où j’avais joué de la batterie pour Thurmann ?

- Elliott : Non, c’est arrivé deux fois… Il y a eu un autre concert par après qui était encore plus chaud. Celui-là s’était terminé en insultes et en crachats à la gueule des gens... Ca découlait effectivement à la base d’un concert à Gembloux où tu étais venu nous voir…

- Et cette attitude, dans Von Durden, ça continue ? Vous êtes en guerre contre le monde, et contre les autres groupes ?

- Tyler : Absolument pas !

- Elliott : Ce n’est pas une revendication ou quoi que ce soit, c’est juste qu’on ne se laisse pas marcher sur les pieds. Si des gens ne sont pas corrects avec nous, on ne se laisse pas faire. Mais nous ne revendiquons pas une attitude agressive ou désagréable pour autant. Au contraire, je crois que nous sommes plutôt des personnes calmes et posées. Mais forcément, il y a des attitudes et des comportements que nous ne supportons pas, comme tout le monde…

- Vous appartenez à la ‘scène belge’. Qu’est-ce que vous pensez des groupes de cette scène ?

- Kevin : Il y a beaucoup de chouettes groupes, mais aussi des choses moins bonnes…

- Tyler : Moi, quitte à te décevoir, j’aime beaucoup de choses.

- Pourquoi ça me décevrait, d’abord ?

(Rires)

- Tyler : Je ne sais pas, nous discutons… Mais sérieusement, j’aime vraiment beaucoup de groupes belges, je trouve qu’il y a de très bonnes choses qui sortent.

- Vous êtes fans de Ghinzu ?

- Tyler : Personne dans le groupe ne l’est à part moi. Je vais peut-être me faire des ennemis mais j’aime beaucoup Ghinzu, ça me fait quelque chose… Tout ce qui concerne leur attitude, leur background, leur famille, je n’en prends pas note. Je te parle juste du live et du CD, qui me touchent personnellement… Mais, de manière générale, j’ai du mal à critiquer car je sais ce qu’il faut pour composer et produire un disque. La musique, c’est tellement subjectif que si même un groupe que tout le monde qualifie de merde venait à toucher ne fût-ce qu’une personne, je trouve que c’est louable.

- Hormis Ghinzu, relativement peu de groupes rock belges actuels percent internationalement. Quels sont vos plans à ce niveau-là ?

- Elliott : Le premier album nous a permis d’avoir quelques contacts en France. Il n’y a rien de concret car nous voulions prendre le temps et ces gens souhaitaient voir aussi de quoi nous étions capables sur le long terme. Nous allons maintenant leur présenter le deuxième album et on verra ce qu’il se passe… Quoi qu’il arrive, ce que je vais te dire va peut-être te paraître un peu cucul, mais moi, ce qui me fait plaisir, c’est vraiment d’être avec mes potes sur scène et de m’éclater… Alors, que ça marche dans d’autres pays ou pas, je suis heureux dans ma vie et je ne fais pas une fixation sur le fait d’être célèbre ou que le groupe perce internationalement. Ce que l’on va faire ici ce soir au Botanique, pour moi, c’est déjà un pied intégral. Cela fait deux semaines que je ne pense qu’à ça, et je sais qu’on va se marrer comme des fous !

- Kevin : Note que ce n’est pas pour autant que nous n’avons pas d’ambitions… Notre CD, on l’a envoyé partout.

- Tyler : Dance to the music passe sur des radios en France et deux labels y attendent l’album. Quand il sera prêt, on y verra plus clair…

- Il y a parmi vous des musiciens qui ont un sacré parcours…

- Tyler : L’Eurovision !

(Fou rire général, tous les regards se tournent vers Vinnie, le bassiste.)

- Vinnie : C’est une bonne manière de faire mon entrée dans l’interview… (Rires)

- Votre bio ne le mentionne pas, mais il y a dans le groupe d’anciens musiciens de Mélanie Cohl et de Zucchero.

- Vinnie : Oui, effectivement…

- C’est un super souvenir, l’Eurovision ?

- Vinnie : Oui, bien sûr que c’est un super souvenir… C’était en 98, à Birmingham. Nous avions été accueillis comme des stars, avec limousines, le super banquet, la totale… Et c’était en play-back, surtout… (Rires) Je ne l’indique pas toujours sur mon CV, mais ça reste mémorable…

- Mélanie Cohl, qu’est-ce qu’elle devient ?

- Vinnie : Je ne sais pas… Je n’en ai pas la moindre idée…

- Vous n’êtes pas restés intimes ?

- Vinnie : Non, pas du tout… Après l’Eurovision, elle a fait Les demoiselles de Rochefort pendant la grande période des comédies musicales en France, mais ça n’a pas vraiment marché non plus… (Rires)

- Tu n’étais pas un peu amoureux d’elle ? C’était une jolie fille !

- Vinnie : Oui mais elle n’avait que 16 ans, à l’époque… Moi, j’avais déjà 24 ou 25 ans…

- Ca te dérangeait, cette différence d’âge ?

- Vinnie : Si elle avait eu 18, non…

- La majorité sexuelle est fixée à 16 ans, tout de même…

- Elliott : Seize, c’est bien !

- Surtout qu’elle faisait plus…

- Vinnie : Elle était charmante, en tout cas…

- Tu joues de la basse sur son disque alors ?

- Vinnie : Non, pas du tout… J’étais juste là pour le play-back.

- Comment t’es-tu retrouvé là ? Tu as passé un casting ?

- Vinnie : Je faisais partie d’un groupe avec Stéphane Debruyn, un producteur de Bruxelles qui avait rencontré Philippe Swan (NdlR : le compositeur de Mélanie Cohl). Il cherchait des musiciens pour accompagner Mélanie à l’Eurovision, nous nous sommes présentés au casting et nous avons été retenus.

- Et maintenant, t’es dans Von Durden…

(Rires)

- Vinnie : Et maintenant je suis dans Von Durden. Tu te rends compte ?

- Tyler : Quelle déchéance !

- Tu es un peu le maillon faible dans le groupe...

- Vinnie, irrité : Pourquoi le maillon faible ? Ca veut dire quoi, le maillon faible ? (Fou rire des autres)

- Le bassiste est interchangeable, tu es déjà le huitième !

- Elliott : C’est le huitième, mais c’est le bon !

- Tu comptes rester encore combien de temps dans le groupe ?

- Vinnie : Aussi longtemps que les autres continueront de m’accepter… Je ne peux pas te dire plus, on verra bien où l’avenir nous mènera…

- Pourquoi virez-vous aussi souvent vos bassistes ?

- Tyler : Ils n’ont que quatre cordes à leur instrument. (Rires)

- C’est le siège éjectable, le poste de bassiste chez vous…

- Elliott : Ce sont des histoires différentes à chaque fois. C’est vrai que quand on raconte qu’on a déjà eu huit bassistes, on passe un peu pour des connards qui virent chaque fois leur bassiste… (Rires)

- Cela vous fait un point commun avec Roxy Music : ils en ont utilisé encore davantage...

- Tyler : Ah oui ? C’est une question de karma, je pense... Mais c’est vrai que huit, c’est beaucoup.

- Elliott : Il faut dire que, dès le départ, il y a eu une excellente fusion entre Kevin, Tyler et moi. Nous formons un noyau très soudé, ce n’est pas forcément toujours facile pour quelqu’un d’autre de venir s’y greffer… Je peux comprendre que certains n’ont pas réussi à rester avec nous car nous sommes très liés.

- Et toi, Vinnie, tu es là depuis combien de temps ?

- Vinnie : Depuis deux ans.

- Ah, tout de même ! C’est lui qui a la plus grande longévité ?

- Kevin : Oui, il est même auteur de certaines chansons sur l’album… On n’a jamais eu un bassiste aussi intégré.

- Il y a un bassiste avec lequel vous êtes en procès…

(Rires)

- Tyler, sec : Non, c’est terminé.

- Ouais ?

- Oui, c’est arrangé. (Rires gênés des autres)

- Vous aimez bien ce qu’il fait ? Kupid Kids ?

(Long silence)

- Elliott, également chanteur du groupe en question : Moi, je vais répondre oui. (Rires)

- Tyler, à Jérôme : Enculé, va… (Rires) Comme je te l’ai dit, j’aime beaucoup de choses.

(Long silence)

- Certains d’entre vous sont originaires de coins comme Charleroi et La Louvière, ce n’est pas une étiquette facile à porter…

- Tyler : M’enfin !

- Quand vous venez jouer à Bruxelles, on vous regarde un peu de travers, non ?

- Tyler : Je crois que les gars de La Louvière sont autant craints que respectés, mais craints dans le sens où l’on pense souvent qu’ils viennent du petit Chicago, même si ce n’est pas pire qu’à Charleroi ou à Mons. Mais on dit aussi que c’est le petit Seattle, car il y plein de bons groupes rock qui viennent de là…

- Elliott : Je ne suis pas du tout du coin, je proviens du Brabant wallon et j’avais aussi un peu cette image-là de la région, je te l’avoue. Mais pour avoir souvent joué à La Louvière, et avec beaucoup de musiciens de là-bas, je peux te dire qu’il y a énormément de talent... Je pense à des groupes comme Hulk, Les Anges, ce sont les premiers noms qui me viennent à l’esprit, mais il y en a d’autres. Romano Nervoso, par exemple, je les trouve très charismatiques. Les groupes louviérois sont ceux qui se laissent le moins influencer par la scène belge, ils sont droits dans leurs bottes et font ce qu’ils aiment.

- Tyler : C’est vrai que La Louvière, ça sent un peu plus la bagarre qu’à Bruxelles où c’est "Attention à ma chemise" (prenant un accent de péteux)… C’est un peu l’ambiance "cran d’arrêt" parfois, c’est plus rock.

- Elliott : C’est clair que si tu veux voir un concert dans le Brabant, là où j’ai vécu avec Kevin, tu as très peu de groupes rock, tu vois majoritairement du jazz, du reggae, c’est une autre ambiance et une autre attitude. Et comme ce qui me plait, c’est avant tout le rock et l’énergie, je me retrouve davantage dans l’ambiance du Hainaut.

- Qu’est-ce que vous écoutez comme musique ces temps-ci en voiture et dans vos iPods ? Quels sont vos derniers coups de cœur musicaux ?

- Tyler : Moi, c’est Late Of The Pier et, depuis deux semaines, The Pretty Reckless. Je ne sais pas si c’est à cause du physique de la chanteuse, Taylor Momsen, la grande girafe blonde de Gossip Girl, mais je trouve que, sur scène, c’est terrible. Je l’ai vue à Taratata, j’ai acheté le disque et je l’aime bien.

- Kevin : Moi, je suis à fond sur Balthazar et Goose pour l’instant. Ce n’est pas parce qu’il sont Belges, ça, je m’en fous, mais je trouve que ça pète ! Le dernier Das Pop aussi, comme ça je fais quand même le petit encart belge… (Rires)

- Goose, c’est plus électro. Est-ce que votre prochain album comportera davantage d’éléments électroniques ?

- Kevin : Oui, clairement ! Nous avons maintenant un claviériste à temps plein… En fait, nous avons une guitare en moins et un clavier en plus mais je trouve que nous n’avons jamais sonné aussi rock’n’roll qu’actuellement. Je ne sais pas si c’est dû à la façon dont l’énergie circule entre nous cinq, ou si c’est la manière d’écrire les chanson qui est différente, mais il y a une pèche que nous n’avions pas avant… Ou pas autant…

- Elliott : Moi, j’ai dit que j’aimais avant tout l’énergie, mais l’artiste qui me touche le plus, c’est Elliott Smith.

- A cause du prénom ?

- Elliott : A la base, non…

- Tyler : Avoue que s’il s’appelait Bernard Smith…

- Ou Robert…

(Rires)

- Elliott : Non, c’est Kevin qui m’a fait découvrir Elliott Smith et, depuis ce moment, il ne s’est pas passé un jour sans que je l’écoute.

- Vinnie : Moi, je suis complètement en stand-by pour l’instant, je n’écoute plus rien de nouveau...

- Sérieusement ?

- Tyler : Il ne veut pas parasiter sa créativité !

- J’ai vu sur YouTube ta prestation à l’Eurovision…

(Rires)

- Vinnie : Mais où as-tu obtenu cette information ?

- J’ai des sources, je me renseigne… Je traine dans les bars à Bruxelles en semaine... Au Café Central, par exemple, on y apprend plein de choses sur vous…

- Kevin : Mais sois en fier, hein, Vincent…

- On va donner le lien vers la vidéo au bas de l’interview… Et toi, Kevin, comment t’es-tu retrouvé dans un play-back de Zucchero ?

(Rires)

- Kevin : Un mail circulait parmi les musiciens belges avec un appel à candidatures pour figurer dans un play-back de Zucchero pour une émission. C’était très bien payé, donc j’ai répondu. J’avais un violoncelle à disposition, j’ai prétendu pouvoir en jouer, ce qui n’était pas vrai mais une copine m’a donné un cours et ça s’est bien déroulé…

- Vinnie : Est-ce qu’on pourrait également donner le lien vers cette vidéo dans ton article ? (Rires)

- Kevin, tu sais qu’avec ton look, tu pourrais faire partie des Vismets ?

- Kevin : Mais j’ai laissé pousser la barbe pour ça, en fait ! (Rires) Non mais moi, les Vismets, j’aime encore bien. J’ai pris des claques parfois et ai été déçu d’autres fois, mais certaines de leurs chansons sonnent vraiment pas mal. Vultures of Tronica, ça pète bien ! L’album est un peu inégal, je trouve, mais je l’apprécie…

- Contre toute attente, un musicien belge me disait tout à l’heure sur Facebook que vous lui faisiez penser à Duran Duran…

- Tyler : C’est positif, pour moi ! J’aime vraiment bien la musique des années 80, même les trucs super kitsch comme Duran Duran… Je ne vois pas en quoi on nous compare à eux, mais si tu écoutes une semaine Duran Duran, tu peux écouter ensuite n’importe quoi, d’Ennio Morricone à Megadeth, tu vas trouver un point commun… (Il chantonne ’A view to a kill’). Celle-là, on devrait la reprendre.

- Elliott : Ce n’est pas ma génération mais je dois reconnaître que ces groupes des années 80 avaient un univers intéressant… Quels albums de Duran Duran est-ce que tu me conseilles d’écouter en premier ?

- Rio et Notorious !

- Vinnie : Je préfère quand même Duran Duran à Spandau Ballet ! (prononcé à la française)

- Vous jouez des reprises ?

- Tyler : Pour ce soir, on en a prévu une, oui. Ce n’est pas très connu, c’est Kevin qui nous a fait découvrir le morceau et on a eu envie de le reprendre…

- Kevin : C’est Bonkers de Dizzee Rascal. On va la jouer avec un featuring hip-hop. Charlotte, notre manageuse, a croisé le chanteur de Dynamic à la Boutik Rock la semaine passée et lui en a parlé… Il était super chaud et, quand il est venu à la répète, ça a pris tout de suite… On verra ce que ça donne ce soir.

- Sur ces bonnes paroles, je reprendais bien un peu de champ’...

Photos : (c) Marc Durant.



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Jérôme Delvaux





Il y a 124 contribution(s) au forum.

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(9/18) 25 mars 2011
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(10/18) 24 mars 2011, par Fadila Laanan
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(12/18) 24 mars 2011, par Jérôme Colin
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(15/18) 23 mars 2011, par HB
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(16/18) 23 mars 2011, par LeMéchant
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(18/18) 23 mars 2011




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29 mars 2011, par hahahahahaha [retour au début des forums]

Mister Delvaux, tu peux bien te revendiquer du grand monde ! boire du champagne à la bouteille... clair, c’est la classe !

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    Von Durden : "On ne se laisse pas marcher sur les pieds !"

    29 mars 2011, par fabrice [retour au début des forums]


    C’est où qu’il a dit être du grand monde ? Je me souviens au contraire d’un article sur son blog où il vantait ses origines working-class...

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Von Durden : "On ne se laisse pas marcher sur les pieds !"

29 mars 2011, par hahahahahaha [retour au début des forums]

j’aime bien les " alias.."
qu’est ce que c’est con ces surnoms !!!

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Von Durden : "On ne se laisse pas marcher sur les pieds !"

25 mars 2011 [retour au début des forums]

C’est symptomatique : une interview-fleuve et des commentaires qui ne volent pas plus haut que des usurpations d’identité (J Colin) et des considérations sur le champagne, le physique du taulier ou les Fishmets. Par contre, rien sur le groupe. Tsss tsss tsss...

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    Von Durden : "On ne se laisse pas marcher sur les pieds !"

    26 mars 2011, par HB [retour au début des forums]


    Tss tsss... l’essentiel, est que "On ne termine pas forcément la lecture de ton commentaire plus intelligent qu’avant de l’avoir débuté (sic).
    Sinon on irait-on ?

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Von Durden : "On ne se laisse pas marcher sur les pieds !"

24 mars 2011, par Fadila Laanan [retour au début des forums]

Ils ont l’air sympas ces petits gars ! Qu’on lâche les subsides, nounours !

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Von Durden : "On ne se laisse pas marcher sur les pieds !"

24 mars 2011 [retour au début des forums]

ACTU | Soucis en vue pour les Ardentes ?

Ardentes3222 Trace, un des sponsors des Ardentes est dans la tourmente. Samedi, le gouvernement wallon a révoqué le conseil d’administration après la publication d’un article de presse relatant une étrange transaction financière, indique lundi Le Soir.

Une des critiques émises par le quotidien : le sponsoring de Trace pour des événements étiquetés PS. Pour les Ardentes, le budget sponsoring aurait été quintuplé... Le point commun entre Trace et Les Ardente ? Gaëtan Servais, administrateur chez Trace et vice-président du festival liégeois.

Fabrice Lamproye, l’autre vice-président des Ardentes parle d’acharnement du journaliste du Soir et estime que cela nuit à l’image du festival.

Le conseil d’administration de Trace sera renouvelé jeudi, a annoncé le ministre wallon de l’Emploi André Antoine. Le CA sera recomposé avec des membres des quatre partis démocratiques plus l’actionnaire
privé (Ethias), et le PS n’y disposera plus de la majorité.

André Antoine annonce aussi des enquêtes disciplinaires pour déterminer qui est responsable des placements financiers suspects. Il veut aussi s’assurer que le contrat d’objectifs assigné à la société jusqu’en 2013, sera respecté. Enfin, il entend doter l’entreprise d’un contrat de sponsoring et de communication et ambitionne à terme d’ouvrir l’actionnariat au privé, au-delà d’Ethias.

Fabrice lamproye Fabrice Lamproye confirme que Trace est "un des 5 partenaires de rang 1 (ndlr : les plus importants). Mais il n’y a pas de différence entre Trace et les 4 autres. Venir dire que le sponsoring a quintuplé, c’est un raccourci. Trace était présent à la première édition où nous avions 20 000 personnes. Il a été remplacé par une autre agence d’intérim pendant, je pense, deux ans, avant de revenir comme sponsor. Le sponsoring a évolué avec la fréquentation du festival."

L’organisateur liégeois ne comprend pas pourquoi les Ardentes sont citées dans ce dossier. "Trace sponsorise d’autres événements. Et puis, tous les gros festivals ont une agence d’intérim comme sponsor. Je pense que le journaliste qui a rédigé l’article s’acharne sur Gaëtan. En nous citant, il nuit à l’image du festival. C’est fréquent que ce genre d’information sorte à ce moment-ci de l’année. Il faut aussi savoir que Gaëtan ne s’est pas occupé de ce sponsoring. Il ne voulait pas être juge et partie. C’est moi-même avec une collaboratrice qui m’en suis occupé."

Le big boss est cependant serein : "comme souvent pour les sponsorings, celui de Trace portait sur plusieurs années. Nous sommes encore liés pour cette édition 2011. Je ne vois pas pourquoi ce partenaire ne respecterait pas son engagement."

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Vente en gros.

24 mars 2011, par Jérôme Colin  [retour au début des forums]

Jérôme,

J’aime le fait que dans une république démocratico socialiste tu aies une paire de couilles ouvertement de droite dans un milieu tenu par la mafia Laanan. Mais sur le coup, moi qui suis supporter de certains de tes contenus et avis, j’ai un peu l’impression que tu t’aies fait acheté par ce groupe relativement minable et éphémère qu’est Von Durden.
Certaines accusations sur La Louvière sont tout aussi basses que le niveau de leur pseudo rock de tarlouzes wallonnes. Le fait que tu boives du champagne dans leur loge rouge de l’AB te donne bizarrement bcp de compassion à leur égard.

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Von Durden : "On ne se laisse pas marcher sur les pieds !"

24 mars 2011 [retour au début des forums]

la luxure dans laquelle se vautre un certain styel de rock me fera toujours de la peine...

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Von Durden : "On ne se laisse pas marcher sur les pieds !"

24 mars 2011 [retour au début des forums]

Du champ’ à la bouteille... Venant de la part d’un type qui se veut dandy aux bonnes manières, t’es juste une tache sur ce coup.
Et t’emportes les Von Tutu avec toi par la même occasion... Dommage, ils ont l’air bien sympatique.

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Von Durden : "On ne se laisse pas marcher sur les pieds !"

23 mars 2011, par HB [retour au début des forums]

"si tu écoutes une semaine Duran Duran, tu peux écouter ensuite n’importe quoi"
hi hi (mais une semaine, ça va pas la tête ?)

Sinon pour le champ ne prenez que du Cristal Roederer (tout le reste endort, contrairement à une bonne bibine).

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Von Durden : "On ne se laisse pas marcher sur les pieds !"

23 mars 2011, par LeMéchant [retour au début des forums]

Von Durden a beau etre très bon, pro, composé de gens super sympas et bons musicos, malheureusement ils ne passeront jamais la frontière "francophone"... à cause du chant. C’est pas qu il est mauvais, non non, c’est juste comme ça. Les chants de groupes francophones ne passent pas hors Wallonie, ou rarement.

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    Von Durden : "On ne se laisse pas marcher sur les pieds !"

    23 mars 2011 [retour au début des forums]


    Et John Stargasm, alors ? Girl In Hawaii ? Front 242 ?

    Non, ton argument ne tient pas...

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      Von Durden : "On ne se laisse pas marcher sur les pieds !"

      23 mars 2011, par LeMéchant [retour au début des forums]


      Ils ont déjà un timbre plus typé... y a tjs des exceptions... mais ici si t’écoutes bien, ça le fera pas. En France oui ptet...

      Ceci dit en Flandre et en Angleterre, Ghinzu, personne sait qui c’est... donc c’est ce que je dis... ça reste dans la francophonie !

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Von Durden : "On ne se laisse pas marcher sur les pieds !"

23 mars 2011 [retour au début des forums]

On dirait vraiment les The Vismets...

Non désolé, à la lecture ils sont 1000 fois mieux que les The Vismets !

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Von Durden : "On ne se laisse pas marcher sur les pieds !"

23 mars 2011 [retour au début des forums]

On dirait vraiment les The Vismets...

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