Pop-Rock.com


Bruxelles, 12 avril 2006
Mark Gardener : "Ride, c’était le chaos !"
Interview

dimanche 14 mai 2006, par Jérôme Delvaux, Marc Durant

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Ride reste, quoi qu’on en dise, l’un des groupes anglais les plus importants des années 90. Avec quatre albums à son actif, dont les indispensables Nowhere et Going blank again, le quatuor d’Oxford reste dans les mémoires comme le groupe qui a popularisé la vague du shoegazing (« joue de la guitare en regardant tes pieds ») et la noisy-pop. Dix ans après le split de Ride, et alors que son alter ego chanteur/guitariste et frère/ennemi Andy Bell fait fortune en jouant avec Oasis, Mark Gardener mène une carrière solo discrète. Son album, These beautiful ghosts, vaut pourtant le détour. Tout comme la possibilité de rencontrer Mark devant un verre, au Botanique. De mémoire de rats de backstage, nous n’avions pas souvent eu l’occasion de bavarder avec un artiste aussi simple et charmant. Extraits.

- Pop-Rock.com : Mark, j’entends que tu débarques à l’instant de la campagne française profonde. Tu avais besoin de calme ?

- Mark Gardener : J’habite Oxford la plupart du temps, mais là j’arrive de France, effectivement. J’étais dans un cabanon qui appartient à mon oncle. C’est une toute petite maison complètement isolée dans un coin perdu, dans le Lot. De temps en temps, je sens que j’ai besoin d’isolement. Ride, c’était le chaos. Ce fut une expérience fantastique, mais mon mode de vie à cette époque était totalement chaotique. En prenant du recul, j’ai réalisé combien certains aspects de cette vie étaient ridicules. Après le split, j’ai donc décidé de m’en éloigner et de retourner aussi souvent que possible à la nature... J’en avais besoin.

- Quand tu repenses à Ride, c’est le chaos qui te vient à l’esprit ?

- Oui, on peut dire ça. Cependant, je me souviens aussi de Ride comme d’une expérience géniale. Nous étions quatre personnes très impliquées dans ce que nous faisions. Je me suis beaucoup amusé. J’étais aussi très surpris de voir à quel point ce groupe est devenu important. Quand nous jouions ensemble, au tout début, nous étions loin de nous douter que nous aurions un jour un tel succès.

- Vous n’aviez pas de plan de carrière ?

- Non, absolument pas. Andy Bell et moi, nous nous sommes connus à l’école, à Oxford. Nous avions 14 ou 15 ans. On se voyait pour jouer de la guitare et écouter les Smiths, comme le faisaient beaucoup de jeunes de notre âge. Ensuite, nous avons fréquenté la même école d’art. C’est là que nous avons rencontré Loz, notre batteur. Steve, le bassiste, était déjà à nos côtés depuis quelques temps. Nous avons décidé de former un groupe et avons rapidement réalisé que nous étions capables d’écrire de bonnes chansons. Faire carrière dans la musique, c’était un rêve de gosses, mais on n’y croyait pas du tout. Pourtant, tout a été très vite... Le succès, pour nous, c’était comme une revanche car Oxford est une ville très snob. Quand on y fréquente une école d’art, on est souvent considéré comme étant paresseux ou bon à rien.

- Vous aviez moins de 20 ans quand vous avez signé votre premier contrat avec une maison de disques. Et, comme tu le dis, le succès fut quasi immédiat. Comment avez-vous géré cette situation ?

- J’ai l’impression que nous étions dans notre propre bulle. Nous étions, par la force des choses, très différents des jeunes de notre âge. Notre vie n’avait pas grand-chose en commun avec la leur. En fait, la musique a toujours été notre priorité et elle l’est restée quand nous avons connu le succès. Nous étions conscients que Ride était un bon groupe mais nous essayions de ne pas choper la grosse tête pour autant. Le piège, c’est tout ce qui accompagne le star-system : la notoriété, les fêtes interminables où on est invité, etc. Toute ces foutaises. Je ne me suis jamais vraiment senti à l’aise avec tout ça. Quand tu passes très rapidement de l’anonymat à la célébrité, que des gens te montrent du doigt en rue, c’est très étrange. Je n’ai pas très bien vécu cette situation au début. A la fin, cela me semblait être le prix à payer pour pouvoir faire ce que j’aime par-dessus tout : de la musique. Puis, quand j’ai réalisé que des personnes avaient juste envie de me parler et d’être avec moi parce que j’étais un chanteur connu, ça m’a gonflé. J’ai décidé de changer pas mal de mes habitudes. J’ai arrêté de fréquenter certains endroits. En tournée, j’ai connu d’autres musiciens qui vivaient cette situation : les gars de Primal Scream, par exemple. Comme nous, ils en avaient marre d’être constamment interpellés par des fans et des curieux et on a fini par ne plus se retrouver qu’entre-nous, à sortir en boîte, prendre la drogue, etc. C’était mon échappatoire.

- Comment s’est passé ton retour à une vie plus normale ?

- Quand Ride a splité, il m’a fallu pas mal de temps pour pouvoir redescendre sur terre et sortir de cette bulle artificielle que j’avais créée. J’ai réalisé que mes amis, les gens que je connaissais avant Ride, avaient vécu une vie totalement différente de la mienne. J’ai dû réapprendre à vivre comme eux, en dehors de ma bulle de rock-star.

- Beaucoup de gens ont vu Ride comme un groupe créateur de nouveaux courants musicaux en Angleterre : le rock shoegazer et la noisy-pop. Aviez-vous conscience d’être des pionniers à l’époque ?

- Je pense qu’il n’y avait pas que nous. Un groupe comme My Bloody Valentine a également beaucoup contribué à asseoir ces mouvements que tu cites. On a souvent été associé à eux, même si je pense que nos chansons étaient plus pop et plus mélodiques que les leurs. J’avoue qu’en tant qu’artiste, j’ai du mal à me considérer comme le créateur de nouveaux styles. C’est très difficile à concevoir, même si beaucoup de gens, comme toi, continuent de le dire. Ma démarche à l’époque était d’essayer de créer des parties de guitares intéressantes et surtout différentes de ce qui se faisait alors. Les Simple Minds, U2, tous ces groupes, ce n’était absolument pas notre style. Avec Andy, on préférait l’approche du Velvet Underground, l’idée que quatre personnes dans une pièce jouent avec leurs tripes, ensemble, sans se poser de questions, et qu’il en ressorte quelque chose de nouveau. Dans notre cas, ce fut un mur du son. C’était bruyant, décoiffant, mais il y avait une émotion très présente. Pour nous, ce mur, c’était aussi un moyen de se cacher, si tu vois ce que je veux dire. On n’a jamais eu envie d’être des frontmen à la Bono, c’est pourquoi on jouait en regardant nos pieds. (Rires) Notre recette a beaucoup plu et, à ma grande suprise, on a pu très vite partir en tournée mondiale, jouer dans des endroits où je n’aurais jamais osé rêver pouvoir jouer un jour...

- Et vendre beaucoup de disques !

- Oui, mais on n’a pas vendu tant que ça, au final. Si tu regardes les autres groupes d’Oxford, comme Supergrass et Radiohead, ils vendent beaucoup plus que nous. Commercialement parlant, nous étions un groupe difficile à défendre par les maisons de disques. Notre musique n’était pas vraiment commerciale car pas du tout formatée. Parfois, quand je vois que j’ai encore un prêt hypothécaire à payer et que ce n’est pas toujours facile, je me dis qu’on aurait dû essayer de vendre plus. (Rires)

- Es-tu toujours en contact avec les autres membres du groupe ?

- Oui, oui...

- Avec Andy également ?

- Oui. Tout le monde me pose cette question ! (Rires) En fait, pendant un an, nos relations ont vraiment été très mauvaises. Je crois que c’est un peu normal car on a vécu l’un sur l’autre pendant des années. On a été à l’école ensemble, puis on a fait partie de Ride... Pendant onze ou douze ans, on était ensemble tous les jours. Nous étions inséparables et nos relations ont fini par se détériorer. En vieillissant, nous avons changé et l’alchimie entre nous a fini par ne plus être aussi bonne. Avec les autres également. Nos souhaits et nos ambitions concernant l’avenir de Ride étaient devenus très différents, il y avait pas mal de problèmes. Après le split, Andy et moi sommes donc resté longtemps sans nous parler. Je crois que nous en avions besoin. Puis, nous avons repris contact. J’ai passé un Noël avec lui et sa femme, il y a deux ans, en Suède. J’ai également été le voir en tournée avec Oasis (ndlr : dont il est devenu le bassiste).

- Vous planifiez une reformation ?

- (Rires) On me la pose toujours aussi, cette question-là. C’est toujours la suivante... Mais non, il n’est pas question d’une reformation.

- Pas encore ?

- Non. Je ne dirais pas que ça n’arrivera jamais, mais je crois que c’est préférable de ne pas le faire.

- Si les Smiths le font, peut-être le ferez vous également ?

- Aucune chance ! Les Smiths ne se reformeront jamais.

- Les Pixies l’ont bien fait...

- Oui, c’est vrai, ça. Et on ne l’aurait pas cru. Tu les as vus, les Pixies ? C’était comment ?

- Je les ai vus à Werchter il y a deux ans, oui, et ce n’était pas exceptionnel. Les rapports entre Kim et Frank semblaient très froids. Ils n’avaient pas l’air de s’amuser et le public pouvait le sentir.

- C’est toujours le problème quand on reforme de vieux groupes, c’est avant tout pour l’argent. Je crois que ça doit être difficile de retrouver l’ambiance et l’alchimie d’antan, particulièrement dans un groupe comme les Pixies où il y a de fortes personnalités. J’ai l’impression qu’en cette matière, l’histoire se répète. Mais en ce qui nous concerne, ce n’est même pas un projet.

- Maintenant, tu te consacres à ta carrière d’artiste solo. Peux-tu nous parler un peu de ton album, These beautiful ghosts ? Quelles sont tes ambitions pour ce disque ?

- Mon ambition est de continuer à vivre de la musique. La donne a changé depuis Ride. J’ai gagné beaucoup d’argent dans le passé, mais aujourd’hui c’est plus difficile. J’ai investi des fonds propres dans cet album et j’ai perdu pas mal d’argent. La vie est un jeu, dit-on, mais je vis un peu à crédit en ce moment... (Rires) Enfin, quoi qu’il en soit, pour enregistrer cet album, j’ai passé six mois en Inde. Je me suis vraiment imprégné de mon environnement là-bas et cela m’a inspiré beaucoup de paroles de chansons. Je sais qu’il y a beaucoup de clichés au sujet de l’Inde, de la méditation, etc., mais c’est vraiment un endroit idéal pour devenir une « éponge culturelle ». Il faut ouvrir grand les yeux et les oreilles là-bas, c’est très enrichissant. Revenir en Europe ensuite, c’est vraiment bizarre. Le contraste entre les deux cultures est énorme et cela m’a inspiré des paroles également. Ensuite, je suis retourné en France, au fin fond de la campagne, au Verger de Noix. J’ai pu m’y retrouver seul, dans la nature, loin des distractions du monde moderne. Je suis passé par différentes phases. Certaines très positives, où j’avais foi en ce que je faisais et d’autres plus sombres, où je me disais que mes morceaux n’étaient pas assez bons, que je n’arriverais à rien. J’ai achevé l’enregistrement à New York avec Bill Racine et Goldrush, un autre groupe d’Oxford qui m’a servi de backing-band.

- Goldrush demeure ton groupe pour les concerts ?

- Non, ils m’ont aidé en studio, mais maintenant ils ont leurs propres obligations, leur tournée, etc.

- Qui va t’accompagner sur scène pour les prochaines dates ?

- En Belgique, je jouerai seul avec ma guitare et une pédale loop. Si les concerts se déroulent bien et qu’il y a du monde, je reviendrai peut-être avec un groupe, mais pour cette tournée-ci, je n’ai pas les moyens de payer des musiciens. Le budget n’est pas très important, donc je fais une vraie tournée solo. J’en ai fait une également aux Etats-Unis, l’an dernier, et j’ai pu y retourner ensuite avec des musiciens car l’accueil fut très bon. Ces concerts en solo, cela permet de présenter des shows d’un genre différent, plus dépouillé et intimiste. C’est intéressant.

- Il y a une dizaine d’années, tu disais voir la musique comme une thérapie. A l’écoute de ton dernier album, j’ai l’impression que c’est toujours le cas...

- Oui, absolument. C’est une thérapie, indiscutablement. Pour cet album, mon voyage en Inde et ma retraite en France m’ont fait beaucoup de bien. Mais pour moi, la musique est une thérapie de manière générale. Pas seulement la mienne. Quand je me sens mal, j’écoute un bon disque et ça me donne presque toujours envie de sortir et de faire la fête.

- En Belgique, tu travailles avec Bang et le label Anorak Supersport. Comment as-tu rencontré ces gens ?

- En fait, le plus important pour moi, c’est de trouver des labels qui feront vivre l’album pendant une longue période. Je ne veux pas de distributeurs qui laisseront tout tomber s’ils n’obtiennent pas un hit-single dès le premier mois. Mon ambition, c’est le long terme. J’ai envie qu’on se souvienne encore de ce disque dans cinq ou six ans, comme c’est le cas pour les albums de Ride. Je n’ai aucune ambition d’être le prochain Robbie Williams. Je n’ai plus du tout envie de rentrer dans ce cirque médiatique. Je préfère m’impliquer dans des projets qui me tiennent à cœur, comme je l’ai fait en France avec Rinôçérôse et Télépopmusik. Je suis totalement indépendant, ce qui n’était pas le cas du temps de Ride où nous étions quatre et où toute une équipe nous disait en permanence quoi faire. J’aime cette liberté. Sergio d’Anorak est la première personne qui m’ait contacté en Europe. Il est assez fan de Ride, je crois, et nous avons directement créé une relation de confiance. J’aime travailler avec des gens comme lui, qui font ça par amour de la musique et ne recherchent pas le profit à tout prix. Le disque est sorti également aux Etats-Unis l’an dernier. Je dois dire que je n’ai pas eu trop de mal à y trouver un label. Ce ne fut par contre pas vraiment le cas en Grande-Bretagne, où l’album n’est d’ailleurs toujours pas sorti...

- Ca marche pas mal pour toi sur internet je crois, avec MySpace, notamment...

- Oui, j’adore MySpace. Je crois que c’est la première fois depuis les quinze ou seize ans que je fais de la musique que j’ai la possibilité de communiquer de la sorte avec mes fans. Bien sûr, j’ai souvent eu l’opportunité de le faire après des concerts, mais c’était différent, j’étais souvent saoul et je ne comprenais pas trop ce qu’on me voulait. J’ai plus de deux mille « amis » sur MySpace et je trouve ça cool. Lire leurs messages d’encouragement et savoir qu’ils écoutent ma musique on-line, ça me motive beaucoup.

- Peux-tu un peu nous parler des divers projets que tu mentionnais tout à l’heure ? Avec le duo français Rinôçérôse, par exemple.

- J’ai fait leur connaissance il y a environ deux ans, après un concert solo que je donnais à Montpellier. Le courant est tout de suite très bien passé. Ils m’ont proposé de chanter sur leur album et j’ai donc passé quelques jours sur place avec eux, à plusieurs reprises. J’ai beaucoup apprécié leur manière de travailler. Leur son est frais et spontané, je trouve. L’album est sorti et je les ai rejoint sur scène à plusieurs occasions durant leur tournée, principalement en festivals... Mon disque est sorti en Amérique peu après, ce fut donc une année bien remplie pour moi.

- Que penses-tu des autres groupes du label Anorak Supersport ?

- Je n’en ai encore entendu aucun. J’attends que Sergio me donne quelques CD. (Rires)

- De son catalogue, tu connais sans doute Chris Corner de I Am X ? C’est aussi un groupe anglais...

- Non, ça ne me dit rien. J’espère le découvrir très bientôt. Je n’ai pas signé chez Anorak à cause des autres groupes qui s’y trouvaient, mais simplement parce que j’apprécie Sergio, sa sincérité et la façon dont il défend son projet. Je suis content qu’il me donne la possibilité de sortir mon disque et de donner des concerts ici, en Belgique, car j’aime beaucoup votre pays.

- Tu te plais à Bruxelles ?

- Oui, sincèrement, c’est une très belle vie. Et j’aime l’ambiance qui y règne. Je trouve qu’en Angleterre, les gens sont plus isolés et renfermés sur eux-mêmes. Ils sont moins ouverts d’esprits que les Européens du continent. Je voyage beaucoup et, contrairement à beaucoup d’Anglais, je ne suis pas du tout nationaliste. Le seul moment où j’adore vraiment l’Angleterre, c’est quand notre équipe de foot dispute un match. (Rires)

- Penses-tu qu’il soit intéressant de mêler politique et songwriting ?

- Pas du tout, non. Quand je faisais partie de Ride, j’étais de toute façon trop jeune pour m’intéresser aux grands enjeux politiques. Je n’y comprenais pas grand-chose car je fumais beaucoup d’herbe et que la musique était mon unique priorité. Maintenant, j’aime beaucoup parler des choses qui me tiennent à cœur dans mes chansons, bien plus qu’à l’époque de Ride, mais je me vois mal politiser davantage mon discours pour autant car ce n’est tout simplement pas mon truc. Je ne suis pas Bono ! (Rires)

- En tant qu’artiste expérimenté, que penses-tu de la scène rock anglaise actuelle ? Tous ces jeunes groupes que le NME porte aux nues, Arctic Monkeys, etc.

- Pas grand-chose. (Rires) Le dernier groupe que j’ai vraiment apprécié n’est pas Anglais, c’est Death Cab For Cutie. J’aime aussi Royksöpp, même si ce n’est pas vraiment du rock. En Angleterre, plus rien ne retient particulièrement mon attention. J’apprécie une des chansons des Arctic Monkeys, mais l’ensemble ne me parle pas vraiment. Ce n’est pas mon truc. Je n’ai pas envie de sonner comme un vieux con qui n’aime rien de nouveau, mais je dois dire que je n’ai jamais trop suivi le NME. En Angleterre, j’ai l’impression qu’on s’intéresse plus au style des artistes qu’à leur musique. Les Anglais sont très fashion victims, en un sens. Pete Doherty, toutes ces stupidités, ça me fatigue. Musicalement, je trouve que c’est médiocre, sans originalité. Tu sais, les musiciens qui se droguent et ont des problèmes, ce n’est pas nouveau. Mais il me semble qu’il fut un temps où on devenait célèbre parce qu’on était bon musicien et qu’on produisait quelque chose de nouveau ou d’intéressant. Aujourd’hui, on est en plein dans la culture de la célébrité à tout prix, Big Brother et toutes ces bétises. C’est du voyeurisme pur et ça n’a aucun intérêt.

Jérôme Delvaux et Mark Gardener

- www.markgardener.com
- www.myspace.com/markgardener

Mark Gardener sera en concert solo :
- le 16 mai, à Liège, en set acoustique GRATUIT au Caroline Music, à partir de 17h30
- le 17 mai, à Nancy, au Quai’son, juste après la finale de la Champions League (qu’il compte bien regarder !)
- le 19 mai, à Bruxelles, en set acoustique GRATUIT à la FNAC, à 12h30
- le 19 mai, à Bruxelles, au Botanique (Witloof Bar), à 20h00 (avec Loïc B.O. de Flexa Lyndo)
- le 20 mai, à Huy, à l’Atelier Rock, à 20h00 (avec Loïc B.O. de Flexa Lyndo)

Photos : (c) Marc Durant. Droits réservés.





Jérôme Delvaux

Marc Durant