Pop-Rock.com


Bruxelles, Euritmix Festival, 20 août 2005
Major Deluxe : "Nous avons eu 25 bonnes chroniques pour une seule mauvaise : celle de Pop-Rock !"
Interview

lundi 29 août 2005, par Jérôme Delvaux

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Major Deluxe est une formation à part au sein de la scène belge. Signé chez Top 5 Records, petit label de pur hédonisme musical, et distribué par Hysterias, le groupe s’est toujours tenu à l’écart de phénomènes préfabriqués comme celui des « Sacrés Belges ». Sébastien Carbonnelle et ses compères ne revendiquent en fait qu’une chose : pouvoir jouer la musique qu’ils aiment sans céder à aucune forme de compromission. Ils se heurtent parfois au scepticisme et à l’incompréhension, y compris sur Pop-Rock, où Geoffroy Bodart a quelque peu égratigné leur premier album, Skyline Society. Désireux de leur donner une seconde chance, nous avons profité du festival Euritmix pour retrouver les Major Deluxe presque au complet (seul le batteur, Thomas Turine, manquait à l’appel) en plein cœur de Bruxelles, dans les Halles Saint-Géry. Conversation à bâtons rompus.

- Pop-Rock.com : Ce soir, à l’Euritmix, vous avez joué dans des conditions très difficiles. Quel serait selon vous, dans l’absolu, l’endroit rêvé pour un concert de Major Deluxe ?

- François Georges : Cobblestone !

- Sébastien Carbonnelle : Cobblestone, oui. C’est un club folk mythique de Dublin, où nous avons joué il y a quelques années avec Morning Star et le premier ingénieur du son de U2 aux manettes... C’est un super souvenir. Sinon, dans l’absolu, l’endroit idéal pour un concert de Major Deluxe serait une scène ouverte, en après-midi, avec de l’herbe où les gens pourraient s’asseoir... Et avec du soleil évidemment.

- Ca ressemble à Dour cette description...

- Sébastien Carbonnelle : Non, pour moi, Dour ne correspond pas vraiment à ça. On n’y met pas les groupes dans de bonnes conditions pour jouer... C’est trop bruyant.

- Samuel Volan : En plus terre à terre, comme endroit idéal, je citerais aussi l’Ancienne Belgique.

- L’enregistrement de votre album a commencé en juin 2002, mais le disque n’est sorti que cette année. Vous avez vraiment pris le temps de bien peaufiner. Est-ce qu’on va devoir attendre 2008 avant de découvrir un nouveau disque de Major Deluxe ?

- Sébastien Carbonnelle : Franchement, je n’en sais rien. J’espère que non. Je pense qu’on ne fera plus les mêmes erreurs et qu’on ne tombera pas une seconde fois dans les travers qui ont fait que la réalisation de cet album fut si longue. Cela dit, comme pour celui-ci, on prendra le temps qu’il faut pour en être contents...

- Major Deluxe en studio, c’est parfois jusqu’à 18 musiciens par morceau. Comment est-ce gérable ?

- Sébastien Carbonnelle : Ce ne sont jamais 18 musiciens en même temps en studio. A l’inverse de ce qui est sous-entendu dans la chronique de notre disque sur ton site, c’est une production à tout petit budget, enregistrée principalement à la maison et pendant quatre jours à Bristol, dans le studio de Morning Star. On a enregistré la base chez nous, puis des amis sont venus y ajouter leurs pistes. Et quand, au final, tu retrouves 18 musiciens sur un même morceau, ça découle de notre envie de faire participer des gens et de vivre quelque chose avec eux. Pour moi, la musique, c’est surtout ça : partager quelque chose.

- Parmi les intervenants, il y a des musiciens connus : Jesse D. Vernon, Maxime Blésin, Rodolphe Coster,... Quelle est l’histoire derrière ces rencontres ?

- Sébastien Carbonnelle : Maxime Blésin, c’est le cousin de Ludovic (ndlr : Bouteligier, le trompettiste/claviériste). Il a un petit studio chez lui et nous a proposé d’aller y enregistrer les bases de l’album. En ce qui concerne Rodolphe, c’est un ami. J’avais envie de faire participer des amis musiciens et j’aurais même souhaité pouvoir le faire encore davantage. J’aurais pu inviter d’autres membres de Flexa Lyndo, par exemple, mais le temps nous a fait défaut. Quant à Jesse, c’est tout simple, nous l’avons rencontré via Morning Star. Nous lui avions donné notre démo et étions restés en contact. Quand nous avons été jouer trois soirs à Dublin, nous le lui avons fait savoir et, Bristol n’étant pas très loin, il nous y a rejoint et a joué avec nous. On a donné des concerts Major Deluxe/Morning Star. Il nous a ensuite proposé d’aller enregistrer le reste de l’album chez lui, dans son studio, qui est aussi celui de Jim Barr de Portishead. Beaucoup de gens l’ignorent, mais Jesse et Jim ont un groupe en commun qui s’appelle Invisible Pair of Hands. C’est un groupe mythique des années 90, chez Cup of Tea. Leur nouvel album est en préparation et sortira bientôt.

- Certains de vos invités apportent vraiment un peu de leur univers. Je pense notamment à Maxime Blésin et à ses percussions brésiliennes qui donnent une coloration très particulière au morceau She’s a hero. Comment en arrive-t-on, en studio, à enregistrer ce genre de parties ?

- Sébastien Carbonnelle : Ca se passe vraiment sur le moment. Quelqu’un a une idée ou une envie, on essaie et parfois c’est concluant. Nous ne savions pas que Maxime jouait des percussions brésiliennes et, quand il s’est mis à en jouer entre deux prises en studio, nous avons eu envie d’en utiliser sur le disque. C’est pareil avec son solo de jazz, ce n’était absolument pas prémédité. Près de la moitié de ce qu’on entend sur l’album, c’est ça : le fruit du hasard et du moment. L’autre moitié est le fruit de la réflexion.

- C’est une des première fois que nous réalisons l’interview d’un groupe au sujet duquel nous avons publié une chronique relativement négative...

- Sébastien Carbonnelle : Oui et je voudrais préciser que j’aurais souhaité que l’auteur de cet article soit présent pour que le débat soit contradictoire. Ce débat-là ne me dérange pas, au contraire d’autres choses que j’ai pu lire chez toi...

- L’auteur de l’article n’a malheureusement pas pu se libérer, mais je voudrais quand même vous lire un passage de sa chronique : "Cet album est comme un de ces plats trop lourds qu’on n’arrive pas à achever et qui reste sur l’estomac. Ou comme un film primé à Cannes bourré de bonnes intentions, de sophistications intellos et d’interprètes « qui jouent vrai », mais qui nous fait quand même bailler et regarder notre montre. Après tant d’écoutes, je n’arrive toujours pas à fredonner une mélodie, tant cette pop est alambiquée." Qu’est-ce que vous répondez à ça ?

- Ludovic Bouteligier : Nous utilisons beaucoup de pistes et d’instruments, c’est peut-être pourquoi ton chroniqueur parle d’un plat trop lourd. Notre musique est différente de ce qu’on entend perpétuellement sur les grandes radios nationales. Certaines personnes ne sont pas habituées à cela, mais tous les goûts sont dans la nature et je respecte cet avis.

- Sébastien Carbonnelle : Ce n’est qu’un avis et, aujourd’hui, je suis en mesure de montrer 25 bonnes chroniques, dont certaines dithyrambiques, pour seulement une mauvaise : celle de Pop-Rock ! Je me sens donc tout à fait confiant. Mais pour en revenir au contenu même de ce qui est dit dans cet article, il est clair qu’il y a peu de groupes qui superposent autant de couches et d’arrangements que nous et qui font se téléscoper autant de mélodies. Je pense toutefois que toutes ces mélodies sont retenables et qu’on peut toutes les siffler. C’est une question d’écoute. Quand on me dit qu’il y a trop de mélodies dans les harmonies des Beach Boys, ce n’est qu’un point de vue. Je peux comprendre que des gens n’aiment pas, mais c’est le chemin que nous avons décidé de suivre.

- Samuel Volan : Dans une interview que je ne citerai pas, le journaliste nous a demandé si nous n’avions pas peur de faire fuir les gens en jouant une musique aussi intellectuelle. C’est le genre de questions que nous ne comprenons pas. Nous jouons avant tout par amour de la musique...

- Sébastien Carbonnelle : Nous ne nous sommes jamais posé la question de savoir si notre musique sonnait intellectuelle ou non. Et si c’est le cas, ce n’est pas absolument pas réfléchi. Notre intention de départ était que cette musique soit évidente de prime abord, certainement pas qu’elle soit inaccessible ou réservée à un public d’intellectuels.

- Une des bonnes chroniques de l’album, c’est celle de Rif-Raf. Ce n’est un secret pour personne, Sébastien, tu es chroniqueur pour ce magazine. Que réponds-tu aux gens qui s’étonnent que Major Deluxe ait bénéficié de critiques élogieuses en ses pages ?

- Sébastien Carbonnelle : Il est bien précisé dans l’article que je suis un « collègue », ce qui permet aux lecteurs de se faire leur propre opinion. Ensuite, je dois dire que je ne connaissais pas ce rédacteur depuis très longtemps. Ce n’est pas un proche. De toute façon, d’autres chroniques dithyrambiques publiées par après vont tout à fait dans le même sens. Quand je lis dans le Ticket on-line qu’un rédacteur écrit « ce disque, c’est le bonheur pour moi », je ne crois pas qu’on puisse soupçonner le chroniqueur de Rif-Raf d’avoir mâché ses mots...

- Le rédacteur en chef de Rif-Raf est aussi votre manager et le patron de votre label. Il est donc logique que des gens ses posent des questions...

- Sébastien Carbonnelle : On peut se poser des questions, mais il faut savoir ce qu’on cherche. Si on cherche à tout prix un point à discuter, on le trouvera inévitablement de par cette situation. Le rédacteur en chef s’est demandé « si on ne parle pas de ce genre d’albums, qui va le faire ? ». A ce moment, nous ne pensions pas recevoir autant d’échos et d’articles de presse consacrés à Skyline Society. Rif-Raf est un magazine rock indépendant et notre musique y a sa place, que nous connaissions les rédacteurs ou non. En fait, ça nous ennuie de devoir toujours nous défendre par rapport à ça. C’est comme au sujet de la scène belge, on nous demande toujours ce que nous en pensons. Pourtant, nous faisons quelque chose de totalement différent des groupes de cette scène. Au début, tout le monde nous disait que notre démarche était suicidaire, que ça ne marcherait jamais et que ce n’était pas ce que le public attendait en Belgique aujourd’hui. Mais nous avons quand même fait ce que nous voulions et, après tout ce parcours, nous n’avons pas l’impression d’encore devoir nous défendre.

- Au départ, votre album devait sortir chez Bang. Ce ne fut finalement pas le cas. Pourquoi ?

- Sébastien Carbonnelle : Parce que Top 5 Records, notre label, ne travaille plus avec Bang.

- En posant ce choix, vous n’avez pas choisi la facilité. Rendez-vous compte, en restant chez Bang, vous auriez pu jouer toutes les semaines entre les Hollywood Porn Stars et Superlux. Et ce n’est pas le cas. Comment vivez-vous cette tragédie ?

(Rire général)

- Samuel Volan : Il se passe tellement de choses étranges en 2005... Des groupes complètement abracadabrants sont sur le devant de la scène. Je ne vois pas pourquoi on devrait commencer à essayer de mettre au point une stratégie pour essayer de se placer... Une œuvre artistique ne devrait pas être pensée en termes de marketing.

- Sébastien Carbonnelle : Notre envie avec ce disque, c’est qu’il soit facilement disponible pour les gens qui ont envie de l’écouter et de se le procurer. Nous ne souhaitons pas qu’il soit matraqué. Pour ce qui est de jouer entre Superlux et les Hollywood Porn Stars, tu t’en doutes, ça ne nous intéresse pas. J’ai envie que les gens aient une oreille pour ce que nous faisons, et je n’ai pas l’impression que ce serait le cas si nous jouions entre ces groupes.

- Parmi les gens qui aiment votre musique, il y a des musiciens célèbres. Je pense à Tony Goddess et à Bertrand Burgalat. J’imagine que cela vous touche bien davantage que n’importe quelle chronique de webzine...

- Sébastien Carbonnelle : Absolument, c’est une vraie reconnaissance. Comme tu le vois, même dans cette interview, nous sommes obligés de nous défendre. Je trouve cela normal car j’ai aussi cette attitude de journaliste quand je travaille pour Rif-Raf, mais c’est quelque chose que nous n’imaginions pas en enregistrant l’album : que nous devrions tout le temps nous battre avec la presse, ou batailler pour que notre album soit bien distribué. Alors quand Burgalat nous appelle pour nous dire que rien ne lui a fait autant plaisir que notre disque depuis la découverte des High Llamas, c’est une reconnaissance très importante, particulièrement dans ce contexte.

- Un remix par Burgalat, c’est envisageable ?

- Sébastien Carbonnelle : On a déjà un remix par Mellow ! Pour le reste, nous discutons de différentes choses avec Bertrand Burgalat en ce moment, mais je ne peux pas t’en dire plus pour l’instant...

- Quand vous enregistrez en studio avec Jesse D. Vernon, dont vous êtes clairement fans, c’est intimidant ?

- Ludovic Bouteligier : La première fois que je l’ai rencontré, oui. Puis je me suis rendu compte que c’était quelqu’un de super gentil et de très humain...

- Sébastien Carbonnelle : C’est quelqu’un de charmant. Nous sommes très vite devenus amis, c’était donc beaucoup moins intimidant. Mais le voir jouer de la guitare en studio, trouver des arrangements, etc, c’est merveilleux. Il faut préciser qu’avant de rencontrer Jesse, nous écoutions Morning Star chez moi, en pamoison, après chaque répétition. C’est pareil avec Bertrand Burgalat, mais aussi avec Mellow. Quand ils sont venus jouer en Belgique, ils nous ont dit qu’ils écoutaient notre album dans le tour-bus... Ca nous touche.

- Sébastien, tu as joué un certain temps avec Flexa Lyndo. Aurais-tu pu envisager d’intégrer ce groupe à temps plein, comme l’a récemment fait Olivier Sorée, le guitariste de Sweek ?

- Sébastien Carbonnelle : Ca n’a pas été envisagé, non. Il ne s’agissait que d’une collaboration ponctuelle. Ce fut très enrichissant pour moi car j’aime beaucoup Flexa Lyndo. De toute façon, l’album de Major Deluxe est sorti entre-temps et je lui ai bien sûr donné la priorité.

- Les Flexa Lyndo confessent une grande admiration pour la musique d’Austin Lace et des Girls in Hawaii. Est-ce aussi votre cas ?

- Sébastien Carbonnelle : Non, on connaît bien les gens d’Austin Lace et on les apprécie, mais je n’irais pas jusqu’à parler d’admiration. Moi, mon admiration va aux High Llamas, aux Beatles,... Mais j’ai de la sympathie pour les membres d’Austin Lace et du respect pour leur travail. Certainement.

- Ludovic Bouteligier : Je voudrais ajouter que j’ai joué de la trompette sur un morceau de l’album d’Austin Lace, avec le Lovely Cowboy Orchestra. Si je ne les aimais pas, ou si je n’aimais pas leur musique, je ne l’aurais pas fait...

- Si votre album était sorti à temps, auriez-vous pu faire partie des Sacrés Belges ?

- Sébastien Carbonnelle : Non, notre musique n’a rien en commun avec celle des Sacrés Belges et nous ne nous reconnaissons pas dans cette étiquette. Cela ne nous intéresse pas. Pour moi, l’étiquette Belgique n’a pas de raison d’être. Je lui préfère l’étiquette Qualité musicale. Cela n’empêche que, pour moi, Girls in Hawaii est un très bon groupe, même si je ne lui voue pas de l’admiration...

- Votre musique a un côté très cinématographique. Si le premier album de Major Deluxe était la B.O. d’un film, lequel serait-ce ?

- Sébastien Carbonnelle : Pour moi, ce serait La bon, la brute et le truand... (Hésitant). En fait, non, disons que c’est un film dont j’aurais aimé composer la B.O., mais la musique de Skyline Society est celle d’un film qui n’existe pas encore. J’espère qu’elle évoque des images aux gens, mais elle ne correspond à aucun film existant.

- François George : Moi je dirais Lost Higway...

- Composer une B.O. de film, c’est un rêve ?

- Sébastien Carbonnelle : Clairement, oui.

- Une question plus humoristique, à mettre en rapport avec la récente affaire « Caravan Pass » (*), qui a impliqué votre manager : est-ce que vous êtes passés par les back-rooms pour jouer à Dour ?

(Rires)

- Sébastien Carbonnelle : Je ne connais pas Carlo Di Antonio en personne, mais c’est vrai que je connais bien d’autres membres de l’organisation du Dour Festival. Le milieu de la musique en Belgique est extrêmement petit et tout le monde se connaît. Jérôme, nous ne pouvons pas cacher que nous avions déjà bu un verre ensemble, en d’autres lieux, avant de faire cette interview. Alors non, nous ne sommes pas passés par les back-rooms. Mais si c’était le cas, je crois que beaucoup d’autres groupes y seraient passés avant nous...

- Quelles sont vos ambitions hors Belgique ?

- Sébastien Carbonnelle : Nous sommes en contact avec un très bon label français, et nous espérons qu’une décision tombera d’ici quelques jours. D’un autre côté, notre label, Top 5 Records, essaie d’étendre son rayon d’action pour l’instant limité au Bénélux et à la France.

- Certaines chansons de l’album ont été écrites par Andrew Cameron, qui ne fait pas partie du groupe. Qui est-ce ?

- Sébastien Carbonnelle : Andy, c’est un ami américain. Quand j’ai commencé à écrire des chansons, je me suis très vite rendu compte que j’avais besoin d’aide pour écrire des paroles intéressantes en anglais et j’ai contacté quelques amis anglophones, dont Andy. Il écrivait des poésies et a accepté de participer. Une autre chanson, It’s important to me, a été écrite par notre manager, Fabrice Delmeire.

- Pour ce qui est du live, Major Deluxe a parfois eu un rôle ingrat. Je pense à votre concert au Cirque Royal, en première partie de Camille et Archive. On a pu lire que le public n’y est pas rentré dans votre trip...

- Sébastien Carbonnelle : Ca dépend vraiment des sources. La DH a écrit que le set était trop court pour qu’on puisse entrer complètement dans notre univers. Nous avons joué dans des conditions difficiles, presque sans sound-check, mais le concert fut très agréable et l’accueil du public des plus chaleureux. Certains ont parlé d’un accueil de tête d’affiche et, d’ailleurs, notre merchandising a vendu beaucoup d’albums après le concert. Je reconnais toutefois que, comme ce fut le cas aujourd’hui, lorsque nous jouons face à un public qui n’est pas dans les bonnes conditions pour nous accueillir, c’est difficile.

- On a pratiquement entendu que Sébastien durant cette interview... Les autres, vous n’avez rien à ajouter ?

- Samuel Volan : Il est un peu notre porte-parole...

- On t’appelle le chef d’orchestre...

- Sébastien Carbonnelle : Oui, c’est une appellation honorifique et flatteuse dans laquelle je me reconnais assez bien. J’amène les chansons et les autres apportent leurs idées. Je m’atèle ensuite à essayer de les coller les unes aux autres et d’emmener le tout dans une direction.

- Samuel Volan : C’est très agréable de travailler comme ça. Je crois que nous formons une équipe humaine avant tout... Les membres du projet s’apprécient tous beaucoup. Je n’ai pas du tout de problème d’ego, et je pense que les autres non plus. Sébastien voit très bien où il faut arriver et nous le suivons comme un seul homme.

- Voir notre chronique de Skyline Society

Photos : (c) Philippe Carly (www.newwavephotos.com). Droits réservés.





Jérôme Delvaux