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The Boomtown Rats : "The fine art of surfacing" L’art de passer inaperçu lundi 27 février 2006, par |
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Bien qu’il soit encore aujourd’hui une figure récurrente de la musique pop anglo-saxonne, il y a bien longtemps que Bob Geldof ne produit plus rien qui puisse attirer les foules. Mais le statut d’initiateur du Band Aid, quoi qu’on puisse reprocher à cette grand’messe bourrée de bons sentiments, permet à l’homme de maintenir un statut de commentateur respecté de la scène musicale. Une position que n’aurait sans doute pas pu lui apporter son propre groupe...
Car, quelque part, les Boomtown Rats sont toujours restés dans l’ombre des actions humanitaires de leur encombrant leader dans les années 80. Un fait regrettable, car ce groupe irlandais méconnu ne s’en tirait pourtant pas mal du tout dans son registre. Ce qui l’empêcha probablement d’atteindre la consécration et le statut de formation dont on se souvient longtemps encore après son split est l’absence définitive de morceaux qui sortent du lot. Ou la quasi absence. Car il existe tout de même une chanson des Boomtown Rats à avoir marqué son temps. Un morceau qui se trouve justement sur The fine art of surfacing, tiens. Ce fameux titre phare se nomme I don’t like Mondays, excellent tube de pop symphonique au demeurant, qui retrace l’histoire réelle d’une adolescente américaine qui partit un jour pour l’école et y flingua onze personnes de sang froid, ne montrant par la suite aucun remords ni ne fournissant aucune explication à son geste. Peut-être effectivement n’aimait-elle pas les lundis. En dehors de cette indiscutable evergreen, il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent qui soit réellement extraordinaire... En parallèle avec les punks grossiers et revanchards, les Boomtown Rats, plus présentables quoi qu’issus de la même portée, annonçaient déjà la new wave naissante. Si le ton est volontiers caustique et si les guitares savent se faire entendre quand il le faut, le souci de la mélodie et des arrangements rangent plutôt ce groupe du côté de la pop. Someone’s looking at you ou Diamond smiles sont efficaces, bien troussées et accrochent l’oreille de la manière la plus charmeuse qui soit, mais des chansons efficaces, bien troussées et qui accrochent l’oreille, ce n’est pas ce qui manquait à l’époque. Une fois de plus, il manque l’impondérable, le petit truc qui fait que... Au début des années 80, les Boomtown Rats cessèrent progressivement d’être un pur groupe de rock pour se teinter de fortes influences funk et world-music, encore une fois sous l’impulsion d’un Bob Geldof plus qu’interessé par les musiques exotiques. Le groupe sortit quelques albums colorés qui ne marquèrent pas les foules, avant de splitter dans une relative indifférence en 1986. Finalement, les Boomtown Rats auront surtout été le groupe d’un seul album, voire même d’un seul morceau pour ce qui est de réellement marquer l’histoire de la musique. Ce qui explique sans doute qu’on se rappelle aujourd’hui surtout de Geldof comme de l’initiateur de l’énorme Band Aid en 1985, ou même comme de l’interprète de Pink dans le film The Wall, bien davantage que comme leader des anecdotiques Boomtown Rats... |
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Il y a 4 contribution(s) au forum. The Boomtown Rats : "The fine art of surfacing"
(1/3) 27 mars 2008, par superlinus The Boomtown Rats : "The fine art of surfacing"
(2/3) 21 août 2007, par rené The Boomtown Rats : "The fine art of surfacing"
(3/3) 16 avril 2006, par Youki Smayas |
The Boomtown Rats : "The fine art of surfacing" 4 mai 2008, par tahitiboy [retour au début des forums] Oubliés les Rats certes, mais injustement ! Car "The fine art..." est un album de pop péchu avec une floppée de titres bien foutus, parmi lesquels "I don’t like Mondays" est au final, plutôt moyen (à mon avis).
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