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Paris, La Locomotive, 6 octobre 2003
Laibach Tanz mit... lundi 20 octobre 2003, par |
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Après 7 ans de silence discographique et 10 ans d’absence à Paris, nous étions impatients de revoir en live nos nationalistes slovènes préférés. Leur dernier album WAT revenant à leurs sources électro-indus, l’événement s’annonçait prometteur...
D’où une Locomotive particulièrement bien remplie : environ 1.300 personnes, qui ont dû s’armer de patience. En effet, si l’absence d’une première partie avant un tel groupe était prévisible, la mise en condition qui nous fut imposée était surprenante. Je crus reconnaître la troisième symphonie de Brahms, puis l’étude n°3 de Chopin, et enfin, rien moins que le Beau Danube Bleu de Richard Strauss, dans son intégralité. Pourquoi pas, me direz-vous (surtout que les deux premiers morceaux avaient servi de base à Gainsbourg pour deux superbes chansons que je me pris à fredonner discrètement...), mais subir cela à froid pendant une demi-heure avec en fond le tic-tac d’une horloge, on pouvait rêver mieux. Soudain, une partie du groupe arrive sur scène entouré de fumée et les premières notes de B Mashina, le titre qui ouvre WAT, se font entendre. La voix si caractéristique de Milan résonne dans la salle et tout le monde se tait religieusement. Le son est étourdissant et les images projetées sur l’écran derrière la scène nous empêchent de détourner le regard... Le second titre permet au guitariste de se mettre en avant : la reprise classique de In The Army Now sonne plus metal qu’autre chose, mais personne ne s’en plaint. Etonnamment, un des hits du groupe, God is God, est joué peu après, alors qu’on l’attendait plutôt à la fin du set. Le public reste étrangement calme, voire amorphe, y compris dans la fosse. L’explication : deux jeunes femmes arrivent sur scène et se placent chacune d’une part et d’autre de Milan. Leur but : accentuer la mainmise hypnotique du groupe sur les spectateurs. Leurs armes : leur tenue (débardeur noir avec logo Laibach entre les seins, pantalon noir, bottes, fez sur la tête), leur look (brune à couettes pour l’une, blonde à couettes pour l’autre) et leurs baguettes. Car oui, les demoiselles Heidi et Hellga (ça ne s’invente pas), en plus d’être choristes, sont percussionnistes. Chacune a une caisse claire devant elle, sur laquelle elle tape méthodiquement, avec des mouvements chorégraphiés : soit synchronisés avec sa collègue, soit en décalage d’un beat. Tout cela sonnerait comme un don du ciel pour n’importe quel fan de Tomb Raider, mais faut pas rêver, les miss ne décochent pas un sourire et ne regardent pas le public.
Tel une machine, le groupe continue son oeuvre, jouant très fort la plupart des titres de WAT : le single Tanz mit Laibach, sur lequel tout le monde chante (Ein, zwei, drei, vier, meine Freunde, tanz mit mir), puis Hell : Symmetry, Now You Will Pay, Ende, et surtout Achtung ! : sur l’écran clignote en rouge, tel un néon, ce mot que tout le monde scande. Au bout d’une heure, le groupe quitte la scène (les deux filles en dernier, sans que personne ne les siffle), pendant qu’une chanson du groupe tourne à vide. Un dixième du public s’en va, bêtement... Et évidemment, Laibach revient cinq minutes plus tard pour jouer Sympathy for the Devil et enfin Life is life, que l’ensemble du public réclamait à voix basse depuis le début. Bilan : une réelle performance visuelle et sonore, conceptualisée jusqu’au bout. Rien d’étonnant de la part de Laibach, mais ce genre de chose se fait rare de nos jours. On pourra juste regretter le relatif calme du public, qui donnait l’impression d’assister à une sorte de messe.
Voir également le compte-rendu du concert de décembre 2004 |
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Il y a 7 contribution(s) au forum. > Laibach
(1/2) 13 septembre 2004, par m > Laibach
(2/2) 27 janvier 2004, par eric |
> Laibach 9 décembre 2004, par Pedro [retour au début des forums] Plus qu’un groupe, c’est toute une démarche qui surclasse toute la nébuleuse pop rock. ça dérange, c’est carrément impolitiquement correct, une véritable source d’anthenticité
> Laibach 24 mai 2008 [retour au début des forums] Le devenir de l’Autriche-Hongrie m’intéresse. Et notamment qu’est devenu le sujet Pedro, depuis 2004 ? S’est-il naturalisé en Klaus ou s’est-il retourné en Argentine ? Cette question est d’importance car j’aurais pu souscrire les yeux bandés et tout le reste ce n’était cette saillie au milieu du post, sans humour possible : "Une certaine Europe oubliée, mais notre véritable Europe se trouve là. " absolument crétine -et parfaitement totalitaire. Là on voit bien que le sujet a honte de ses élans, prend le ton de l’ouverture plaisante mais chassez le naturel et lisez le résultat ! Alors que je me régalais de choses fines et de détails croustillants sur la prestation du groupe, surprenants dans le bon sens car tout-à-fait rares en webzone -sinon faut se fader des grimoires opaques et maléfiques scribouillés en slovensko (Gott sei Dank ; c’est en schleu, ouf !).
Traditionalistes de l’Industrie du bon gout qui passez en hésitant ne vous laissez pas truander la tête par ces morveux mal enfilés, réécrivez l’Histoire s’il le faut mais foncez sans égards pour la Nation vers des "Wirtschaft Ist Tot" et autres "Jägerspiel" bien plus éternels que ces billevesées.
> Laibach 27 janvier 2004, par J. Prévost [retour au début des forums] Juste quatre dates pour l’instant : 26 et 27 février à Belgrade, 1er mars à Sofia, et surtout le NSK Event à Dublin avec concert de Laibach le 5 mai et autres expositions et performances du NSK entre le 29 avril et le 5 mai. > Laibach 27 août 2004, par R23 [retour au début des forums]
Il semblerait qu’il y ait de nouveau un concert en France en 2004 : 13 décembre 2004 à la Loco encore. Source : http://www.infoconcert.com/html/art... R23. > Laibach 28 août 2004, par Jérôme Prévost [retour au début des forums]
Cher lecteur, nous en avions parlé il y a un mois dans cette brève.
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