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Bruxelles, Ancienne Belgique, 3 décembre 2003 Echo & The Bunnymen 25th Anniversary Tour ! lundi 8 décembre 2003, par |
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Ce n’est pas leur faire insulte que de dire qu’ils ne jouissent pas de la même popularité que U2, The Cure ou Simple Minds, leurs principaux rivaux du début des années 80. Ils n’en demeurent pas moins un des groupes les plus influents des 25 dernières années, et une vraie sensation en live. Suffisamment en tout cas pour faire de ce nouveau passage par Bruxelles un vrai must. Malheur aux absents !
Pourtant, disons le tout de suite, l’Ancienne Belgique n’est pas sold-out pour la venue des chauds lapins de Liverpool. Il faut dire qu’il y a quelques mois d’ici, ils se produisaient au Rock Zottegem, sur la même affiche qu’Iggy Pop, et pour 11 euros seulement (au lieu des 20 demandés cette fois-ci)... Plus tard dans l’année, Ian McCulloch, était à nouveau en Belgique, au Botanique, puis à Lokeren, dans le cadre de sa tournée solo. L’accueil fut chaque fois tel que Mac et Will (les deux derniers membres du line-up original) ne pouvaient envisager une tournée anniversaire sans passer à nouveau par chez nous. L’émotion et la nostalgie sont au rendez-vous, d’autant que le groupe présente une set list en forme de best of. Il est principalement question des cinq premiers albums, sortis entre 1980 et 1987 (qui font aujourd’hui l’objet d’une réédition) et aucun extrait du dernier opus ne sera joué. McCulloch est à la hauteur de sa réputation. Il ne juge pas utile d’enlever sa veste, ni même ses lunettes de soleil, boit de la bière entre chaque morceau, fume clope sur clope et ne parle jamais au public. Sa voix magnifique ne nous fait toutefois pas regretter le déplacement. « Bono ne m’arrive pas à la cheville », dit-il souvent en interview... En l’écoutant chanter The Killing Moon (« la plus belle chanson jamais écrite », toujours selon lui), ou Ocean rain on ne peut pas lui donner tort. A l’extrême gauche de la scène, Will Sergeant semble lui aussi dans son monde. Son visage caché par de longues mèches de cheveux, le prodigieux guitariste est plus concentré que jamais. Rien ne semble pouvoir le distraire de son instrument, dont le jeu précis et léché reste l’indéfectible marque de fabrique du son Bunnymen. Un nouveau guitariste rythmique, excellent bien qu’ayant l’air complètement saoul ou drogué, un claviériste discret, un batteur très inspiré et le bassiste Peter Wilkinson les accompagnent. Ce dernier, qui s’est vu qualifié récemment par Mac de « bien meilleur que Les Pattinson », son prédécesseur, confirme qu’il est bien plus qu’un membre de passage. Morceau après morceau, ils font mouche. Les fans, presque tous trentenaires, s’emballent pour des singles comme Back of love, The cutter ou l’excellent Bring on the dancing horses. Ils s’amusent bien, parfois au détriment de Mac. Pendant Rust, il shotte dans sa cigarette encore brûlante qui lui arrive à hauteur des cheveux et manque de les enflammer. Il s’arrête de chanter quelques instants et se frotte énergiquement le crâne, tandis que le groupe continue de jouer. Il reprend ensuite, visiblement gêné, devant un public hilare. Les rires cèdent la place à la liesse, au moment de l’interprétation de Lips like sugar (dont Coldplay a fait une reprise) ou All my colours. Arrive ensuite le pic d’intensité du concert, avec un Nothing lasts forever combiné au fantastique Walk on the wild side de Lou Reed. Et là c’est la folie ! On se dit que les absents ont toujours tort, que ce concert valait bien 20 euros et que U2 est effectivement un groupe de merde... Cette impression demeure jusqu’à l’ultime note du concert, qui se termine par un Ocean rain poignant. Que voilà un 25ème anniversaire fêté dignement ! |
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