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Bruxelles, Domino Festival, A.B., 8 avril 2003
Dead Man Ray + Interpol L’affiche ! vendredi 11 avril 2003, par |
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Le concert à guichets fermés de ce soir s’annonçait comme le haut de l’affiche de l’édition 2003 du festival Domino, qui se veut un reflet de la scène rock alternative et éléctro de Belgique ou d’ailleurs.
Dead Man Ray, originaire de Berchem (près d’Anvers), sonne sur scène moins intimiste que sur disque. Les morceaux se succèdent mais ne se ressemblent pas. Le concert s’ouvrira sur Centrifugitives et se bouclera sur Landslide, au calibre très Radio 21. Au fond de la scène, un trait lumineux vert oscille au rythme de la musique. A single thing est un très beau morceau avec son refrain pleurnichard et ses ralentissements au piano. Dans ses moments calmes la musique de Dead Man Ray évoque celle des Tindersticks. Seul regret, ne figure pas à leur répertoire de ce soir Blue Volkswagen 10.10am, chanson récitée par le poète de Chicago Ken Nordine figurant sur leur dernier opus. Interpol fait son apparition sur une scène peu éclairée, et dès la seconde note de Untitled, ensorcèle le public. Paul Banks, dont la voix évoque Sid Vicious, étonne par son look étrange- écharpe nouée autour du cou au bas de laquelle on distingue le haut d’une cravate rouge venant se réfugier sous un vêtement noir. Couleur dominante et emblématique du groupe, le rouge inonde bientôt la scène. A droite, Carlos D le bassiste , véritable clone de Brian Molko de Placebo, chemise noire et cravate rouge, bouge dans tous les sens, comme s’il était pris dans les frémissements d’un plaisir solitaire. La musique d’Interpol rappelle quelquefois My Bloody Valentine, groupe représentatif de la mouvance musicale "shoegazer" du milieu des années 80. D’autres morceaux baignent dans une ambiance très gothique, évoquant tantôt Killing Joke ou les premiers essais de Cure. Say Hello To The Angels est un vibrant hommage aux Smiths, avec la guitare Johnny Marresque de Daniel Kessler tissant sa toile sur les motifs upbeat du batteur Sam Fogarino. Sur PDA, basse et guitare sont parfaitement symétriques. Hands Away, avec son synthétiseur interstellaire qui semble envelopper la chanson dans un drap de velours, est d’une beauté crépusculaire. Malgré leur répertoire limité à un album, Interpol jouera généreusement deux morceaux en rappel. Et lorsque sur Obstacle 1 Banks chante "I’ll never see this place again", on prie pour qu’il ne l’entende pas vraiment ainsi. Enfin, un scoop : cachés dans la salle, les membres de Radio 4, ayant un jour de pause dans leur tournée nord-européenne, étaient venus soutenir leurs amis new-yorkais. Ils étaient bien tombés car ce soir leur musique était un regard porté bien au-delà des jalons traditionnels du rock, vers quelque chose de magnifiquement différent.
Le mot de J. Delvaux :
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Il y a 1 contribution(s) au forum. > Dead Man Ray + Interpol
(1/1) 13 mars 2005 |
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