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Bruxelles, Ancienne Belgique, 26 février 2003
Amon Tobin
Le plus connu des DJ brésiliens dans un set impressionnant.

lundi 10 mars 2003, par Olivier Dahon


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La foule se presse devant l’entrée de l’AB. Ce soir comme souvent, on joue à guichets fermés. On s’assoit une heure avant le début du set du DJ brésilien, et ça fume déjà sec dans les gradins.

Arrive en premier lieu Eavesdropper, s’essayant à une techno résolument avant-gardiste sur fond d’écran vidéo projetant des figures géométriques entrelacées. L’artiste, penché sur un Mac qui fait figure d’instrument, remplit la salle de sons expérimentaux (par exemple orgue sur fond de basse). Quelques trouvailles lui vaudront des applaudissements. On franchit ensuite un pas vers le musicalement correct avec Boom Bip & MC. Ce qui étonne ici c’est l’accompagnement vidéo…mais c’est pas franchement rigolo de voir une succession de voitures s’écrasant au ralenti au fond d’un ravin pendant 20 minutes. Mauvais trip garanti donc (pour ceux qui aiment ce genre de voyage), mais le guest MC a un "flow" très rapide, et lit même des poésies à la manière de Last Poets. De plus, le set de Boom Bip n’est pas qu’électronique puisqu’on a droit aussi à un vrai batteur frappant sur une vraie batterie, et un vrai guitariste chatouillant une vraie guitare…

L’entrée d’Amon Tobin sur scène vaut le détour par son coté visuel qui évoque un Luke Skywalker de l’électro, même si l’on a du mal à distinguer le « Brazilianaire » caché entre deux écrans transparents, dont le premier est quadrillé en laser rouge tel un jeu électronique de bataille navale des années 80. Dès le morceau d’intro Verbal, on est emporté dans une furia de samples de guitare hispano et de basses incroyablement dynamisants. Et ça n’arrête pas. Pendant près de deux heures, Tobin étale une science qui ratisse large dans les différents courants de la musique électronique : breakbeat, jazz’n’bass…

A priori on peut penser que seuls les amateurs de ganja et autres paradis artificiels peuvent tirer la substantifique moelle de ces enchevêtrements de sons, mais le résultat est là dans les oreilles, dans les yeux et tout autour de soi :le groove est irrésistible, la transe bat son plein, et les influences brésiliennes font vite surface. Pas de doute, ce type manie ses platines comme un chamane, un "rythmatiste", un alchimiste du rythme. Il se dégage de tout cela une musique qui semble vivre par elle-même et échapper à son créateur. Sans être péjoratif, Amon Tobin fait penser quelque fois à Erik Serra qui avait su recréer musicalement dans sa BO de Nikita l’ambiance technologique, froide et déshumanisée de ce polar futuriste de la fin des années 80. Certains morceaux du répertoire le plus récent d’Amon Tobin tels Verbal colleraient parfaitement à ce que serait la bande son d’un jeu vidéo futuriste de course de bolides… d’autres, plus calmes, laissent plus de place à l’introspection, à l’instar du sublime Easy Muffin qui figure dans la BO d’ « Intervention Divine », film du palestinien Eila Suleiman qui s’est vu attribuer le Prix du Jury du festival de Cannes 2002.

Finalement, Amon Tobin emmène son public là où le portent ses morceaux, comme un surfeur maîtrisant parfaitement son art et se laissant porter par une grosse vague vers des eaux tantôt calmes ou tumultueuses.

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Olivier Dahon





Il y a 1 contribution(s) au forum.

Amon Tobin
(1/1) 22 février 2008




Amon Tobin

22 février 2008 [retour au début des forums]

Cet Olivier Dahon est franchement un des moins bons auteurs ayant participé à ce site...

Depuis, j’ai vu qu’il écrit ces petites bafouilles naïves sur le site gogole Music in Belgium. Ses articles sont insipides, sans imagination.

Bien joué les gars d’envoyer le naze à la concurrence.. :))

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